Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce La Grèce des origines, entre rêve et archéologie
Musée d'Archéologie nationale  (Saint Germain en Laye)  Du 5 octobre 2014 au 19 janvier 2015

Le Musée d’Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye propose de remonter le temps d'avant la civilisation majestueuse de la Grèce antique pour s'immerger dans la Grèce des origines, celle des temps préhistoriques et protohistorique avec l'exposition "La Grèce des origines, entre rêve et archéologie".

Organisée par la Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais en partenariat avec le Musée du Louvre et l’École française d’Athènes, elle a été conçue sous le commissariat de Anaïs Boucher, conservateur au Musée d’Archéologie nationale, en collaboration avec Pascal Darcque et Hara Procopiou, directeur de recherche et chercheuse au CNRS.

L'exposition, qui se déploie sur deux niveaux, est superbement scénographiée par Pascal Rodriguez qui a joué sur le code couleur pour instaurer différentes atmosphères visuelles et créer de judicieuses ruptures qui dynamisent la présentation sous vitrine.

La Grèce des origines : un voyage dans les Cyclades à la poursuite des mythes et légendes

L'intérêt de cette exposition bien commentée est triple. D'une part, elle permet de (re)découvrir l'art de la Grèce protohistorique qui est éclipsé par celui de la Grèce antique.

D'autre part, la monstration est opérée selon un angle inattendu et passionnant pour le néophyte qui est celui de l'interprétation effectuée au 19ème siècle par une science archéologique balbutiante soumise aux difficultés et errements de datation et d'interprétation.

Enfin, elle rappelle le retentissement considérable de ces découvertes qui se traduit par la "crétomanie" qui va régner notamment dans les Années Folles.

Au milieu du 19ème siècle, l'indépendance de la Grèce et la création d'un Service archéologique nationale, puis celle de nombreuses sociétés archéologiques européennes telle l’Ecole française d’Athènes destinées à favoriser l’étude des antiquités, et l'avénement de l'archéologie comme discipline scientifique, battent en brèche les explorations sauvages et pillages à fins purement mercantiles qui alimentent un riche marché de collectionneurs en pleine vogue d'antiquarianisme.

La reconstitution de l'histoire de la Grèce originelle ne va pas sans errements liées à des interprétations parfois fantasmatiques induites par les mythes et légendes véhiculés par les écrits antiques, inventions pure et simple, restauration fantaisiste et maheureuses interventions architecturales irréversibles;

Et elle revêt toutes les caractéristiques d'une aventure extraordinaire.

Tout commence par la découverte et la collecte d'objets préhistoriques que sont les haches polies et les outils en obsidienne et les réflexions autour des vases des Cyclades déjà connus sous le nom de "cycladica".

Puis vient celle d'une Pompéi préhistorique à Santorin qui va constituer le petit bout de la ficelle d'une pelote qui va se dévider selon le mode d'un machine à remonter le temps.

Celle-ci va se mettre en marche grâce à des personnalités souvent atypiques, autodidactes et disposant d'une fortune personnelle, telles Heinrich Schliemann, un riche négociant obsédé par la quête de son Graal que sont les vestiges de la légendaire ville de Troie célébrée par Homère, et Arthur John Evans, philologue qui sera nommé conservateur de du musée universitaire d’art et d’archéologie d'Oxford, passionné par la civilisation grecque.

Le premier va décourvrir Mycènes et mettre à jour des tombes recelant des centaines d'objets en or, dont le fameux masque d'or d'Agamemnon.

Il est considéré comme l'un des fondateurs de l'archéologie grecque en raison de la rigueur, sinon de ses "déductions", de sa méthode de travail pluridisciplinaire

Le second va explorer le site de Cnossos en Crète où la mise à jour d'un palais paré de fresques et des sanctuaires des objets, comme les figures de déesse aux serpents, datant du 20ème siècle avant JC témoignages de la civilisation minoenne.

Et surtout de tablettes d'argile et de sceaux attestant de l'existence d'une écriture à base de signes Les Minoens sont les précurseurs de l'écriture dans l'espace géographique de la Mer Égée.

Ces explorations très sont très médiatisées par les publications scientifiques et la presse généraliste et les pièces découvertes font l'objet de reproductions d'excellente qualité réalisées par Emile Gilliéron, restaurateur en archéologie installé en Grèce, qui furent reproduites pour alimenter les musées, qui sont encore celles présentées dans cette exposition, les originaux ne quittant pas le sol national.

En France, elles sont relayées par Salomon Reinach, le directeur du Musée des Antiquités nationales, et Edmond Pottier, conservateur au Musée du Louvre, avec des expositions qui vont initier la vogue de la "crétomanie".

Outre le tourisme archéologique en Grèce sous forme de croisières en Méditerranée, l'art égéen considéré comme un art moderne va investir les arts du spectacle, de la mode et des arts décoratifs comme les arts majeurs qui se ressourcent dans son répertoire de formes aux lignes pures, ses thèmes, notamment floraux et marins, et sa gamme chromatique.

La dernière section de l'exposition permet-elle de mesurer l'ampleur de cet engouement avec les riches tissus et modèles créés par Mario Fortuny, et plus récemment des pièces de la collection printemps-été 1994 de Chloé créés par Karl Lagerfeld, les costumes élaborés par les grands couturiers du temps pour le théâtre et la danse, l'architecture d'intérieur et le mobilier, comme ceux qui présidait à la décoration et à l'ameublement d'un luxueux paquebot, et évoque l'influence égéenne sur les arts majeurs avec le "Vase au poulpe de Charles Catteau et la "Femme assise" de Henri Gaudier-Brzeska.

 

En savoir plus :

Le site officiel du Musée d'Archéologie nationale

Crédits photos : MM (Plus de photos sur La Galerie)
avec l'aimable autorisation du Musée d'Archéologie nationale


MM         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 2 mai 2021 : En mai fait ce qu'il te plaît ? peut-être

Une lueur dans la nuit, un espoir de concerts, de théâtres, de cinéma et soyons fous de restaurants... croisons tous nos doigts, tous ensemble. D'ici là, voici de quoi garder espoir et soutenir la culture. Commençons bien sûr par le replay de la MAG #26

Du côté de la musique :

"Once" de Maxwell Farrington & Le Superhomard
rencontre avec Rover qui nous parle de son nouvel album
"Drôles de dames" de Fabrice Martinez, Laurent Bardainne et Thomas de Pourquery
"Statistic ego", de Fauxx
"Fallen chrome" de Jac Berrocal & Riverdog
"Nikolai Tcherepnin : Le Pavillon d'Armide op 29" de Henry Shek & Moscow Symphony Orchestra
"Bal Kabar" de David Sicard
"Surrounding structures" de Veik
"Amnésique, mais d'une bonne manière (avec Francis Bourganel, Guillaume Long et Flavien Girard)" 9ème émission de Listen In Bed saison 2
"A Tania Maria journey" de Thierry Peala & Verioca Lherm
"Can't wait to be fine" de We Hate You You Please Die
et toujours :
"EAT" le 20ème mix de la saison 2 de Listen In Bed
"Orchestral works" de Hans Rott
"Heavy ground" de Liquid Bear
"Piano sonata by Maki Namekawa" de Philip Glass
"Impressions" de Sophie Dervaux
"Fart patrol" de Steam Powered Giraffe"
Un petit tour des clips du moment qui annoncent de beaux albums

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"Iphigénie" de Racine
"Atelier Vania" de Jacques Weber, Christine Weber et Marc Lesage
"A tort et à raison" de Ronald Harwood
"Le Bouffon du Président" d'Olivier Lejeune
"Ma soeur est un chic type" de Pierre Palmade
"Cyrano m'était conté" de Sotha
"CirkAfrika" du Cirque Phenix

Expositions :

en virtuel :
"Les Musiques de Picasso" à la Philarmonie de Paris
"Peintres femmes, 1780 - 1830 - Naissance d'un combat" au Musée du Luxembourg
"Leonetto Cappello, l'affiche et la parfumerie" au Musée international de la Parfumerie à Grasse
"Jean-Michel Basquiat" à la Fondation Louis Vuitton
"Rêver l'univers" au Musée de la Poste
"Vêtements modèles" au Mucem

Cinéma :

at home :
"Un adultère" de Philippe Harel
"Caprice" d''Emmanule Mouret
"Daft Punk's Electroma" de Guy-Manuel De Homem-Christo et Thomas Bangalter
"Ariel" de Aki Kaurismaki
et des muscles et de l'action avec :
"L'Arme parfaite" de Titus Paar
"La Crypte du Dragon" de Eric Styles
"Black Water" de Pasha Patriki

Lecture avec :

"Patti Smith : Horses" de Véronique Bergen
"Les sorcières de la littérature" de Taisia Kitaiskaia & Katy Horan
"Je ne suis pas encore morte" de Lacy M. Johnson
"La famille" de Suzanne Privat
"Le brutaliste" de Matthieu Garrigou-Lagrange
"Les fossoyeuses" de Taina Tervonen

et toujours :
Rencontre avec Benjamin Fogel
"Le silence selon Manon" de Benjamin Fogel
"Christopher Nolan, la possibilité d'un monde" de Timothée Gérardin
"Disparues" de S. J. Watson
"Ecoutez le bruit de ce crime" de Cedric Lalaury
L'iconopop, saison 2
"Locke & Key" de Joe Hill & Gabriel Rodriguez
"Morgane" de Simon Kansara & Stéphane Fert
"Quand la ville tombe" de Didier Castino
"Tout le bonheur du monde" de Claire Lombardo
"Vivre la nuit, rêver le jour" de Christophe

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=