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puce Douglas Dare - Fink
Grand Mix  (Tourcoing)  dimanche 2 novembre 2014

Un dimanche après-midi en deux parties aux accents britanniques, aux espaces et aux temps pourtant très éloignés.

Douglas Dare est un petit mec moderne. Derrière ses lunettes rondes, sous sa mèche blonde, avec son look de Macaulay Culkin première époque, il chante d'une voix haut perchée de longues phrases qui s'évanouissent dans les échos, en jouant un clavier un peu electro, sur une association qui fera forcément (un peu) penser à un Thom Yorke. Mais ici on prend le temps, on s'applique, on s'installe, restant un peu dans un registre familier, sans trop de prise de risque.

Il est accompagné d'un batteur nommé Fabian Prynn qui fait un amusant contraste avec l'aspect lisse du premier : avec ses airs de Daho des 80's, il est aussi tendu, incertain que l'autre est travaillé comme un produit fini. La percussion n'aura jamais autant ressemblé à un art de funambule, avec tout un stress, une tension grimaçante, des crispations au bord de la chute, qui font tout un spectacle, au service d'une rythmique diversifiée et plutôt subtile. Toute laborieuse qu'elle paraisse, on en sourit et remercie ce Fabian de donner un peu de supplément d'humanité fragile à une musique qui ne manque toutefois pas de personnalité.

Fink (Fin Greenall), lui, est un grand mec moderne. Qui a sa propre modernité. Vêtu de noir, grosses chaussures, barbe et casquette, une flopée de guitares sur le côté de la scène, qui défileront dans ses mains ; un groupe scindé l'accompagne. Les fidèles et formidables Guy Whittaker à la basse et Tim Thornton à la batterie, sont appuyés par deux jeunes gens, plus effacés mais efficaces, à la guitare électrique et au clavier.

Difficile d'imaginer que ce grand gaillard a débuté par de l'électro, ce qui lui vaut d'être, encore aujourd'hui, sur le label Ninja Tunes, il est aujourd'hui un bluesman folkeux réputé, renommé, sold out dans la plupart des salles qu'il traverse. Sûr que Fink a un style bien particulier, des ballades ciselées, une voix douce, une intensité tenue… mais voilà, parfois quand même, Fink fait sacrément du Fink : tout heureux on croit reconnaître un titre et puis "Ah, en fait non", mais c'est à s'y méprendre, il faut bien l'avouer. Ceci dit, le set est ponctué de superbes morceaux en "fresh acoustic style" où lui s'assied, où le batteur s'avance, sur un cube de bois, et les Etats-Unis surgissent pour un blues de derrière les fagots, délicieusement bayouesque, et il a plein de doigts à faire courir sur ses cordes.

Alors oui la recette marche, la sauce prend, la chantilly monte, et le public le lui rend bien, ça le fait sourire ce grand gaillard, qui a l'air tellement sympathique. Et qui enchaîne les jolies chansons romanesques, et les gratouillis complexes d'un autre temps, d'un autre lieu, sur l'une de ses multiples guitares ; toujours avec sa voix douce derrière sa grosse barbe et son sourire. Il alterne essentiellement des titres de ses trois derniers albums : Sort of revolution, Perfect darkness, et le dernier né Hard believer. Le concert avait commencé par le titre "Pilgrim", avec une montée subtile, un feu latent, ne cédant jamais au cliché de la fin en grands éclats, en apothéose, mais restant à la limite, en eau frémissante. Et clairement, ils ont su garder ce frémissement tendu, cette attention, avec la variété de genres, certes limitée, mais authentique, qui fait que si Fink fait du Fink, c'est bien pour cette intégrité-là qu'on l'aime.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Sort of Revolution de Fink
Fink en concert au Festival Les Nuits de l'alligator 2007 (mardi)
Fink en concert au Festival Radar #5 (vendredi 11 septembre 2009)
L'interview de Fink (juin 2009)

En savoir plus :
Le site officiel de Fink
Le Soundcloud de Fink
Le Facebook de Fink
Le site officiel de Douglas Dare
Le Facebook de Douglas Dare

Crédits photos : Cédric Chort (Toute la série sur Taste of Indie)


Marion Gleizes         
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Fink (17 avril 2009)


# 13 janvier 2019 : La Culture n'est pas en solde

Au sommaire cette semaine, du live, du livre, des films, des disques, des découvertes et des oeuvres de légendes et des spectacles à foison. C'est parti pour le sommaire de la semaine.

Du côté de la musique :

"Origami harvest" de Ambrose Akinmusire
"La fille de l'air" de Evelyne Gallet
"Egdes" de F/LOR
"Chemin vert" de Joseph Fisher
"Lignes parallèles : Haydn, Lipatti, Mozart" de Julien Libeer et les Métamorphoses et Raphael Feye
"Bien avant que le soleil se lève" de Screamming Kids
"Transparence" de TOOOD (That Obscure Object Of Desire) à retrouver également en interview ici même mais aussi pour une superbe session électrique de 4 titres à prolonger par leur passage dans l'émission Trifazé de Radio Campus à réécouter ici
"The white album" de The Beatles
"Scenario" de Ysé Sauvage
et toujours :
"Maté / Vallancien" de Philippe Maté et Daniel Vallancien
"Princess Thailand" de Princess Thailand
"Peninsular II (The bridge)" de Robin Foster
"Zoot suite Vol 2" de Zoot Octet
"Punk rock academy" de Les Rois de la Suède
"4 A M" de Bryan's Magic Tears
"C'est un joli nom camarade", l'Empreinte de Ferrat
et toujours :

Au théâtre :

les premiers spectacles de l'année :
"Ervart" au Théâtre du Rond-Point
"Naufragé(s)" au Théâtre du Rond-Point
"Samo, a Tribute to Basquiat" au Théâtre de la Tempête
"Portrait de Ludmilla en Nina Simone" à l'Espace Cardin
"Pavillon noir" au Centquatre
"King Lear Remix" au Théâtre de Belleville
"Roi et Reine" au Théâtre de Belleville
"Paulina" à la Manufacture des Abesses
"Ma Chanson de Roland" au Théâtre Les Déchargeurs
"Les Soliloques du pauvre" au Théâtre Les Déchargeurs
"Comme disait mon père..." au Théâtre Les Déchargeurs
"Le Journal d'un fou" au Théâtre Les Déchargeurs
"Un Coeur sauvage" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
et les reprises:
"Et si on ne se mentait plus ?" au Théâtre Tristan Bernard
"Sulki et Sulku ont des conversations intelligentes" au Théâtre du Petit Saint Martin
"L'Ingénu" au Théâtre Essaion
"La vie devant soi" au Théâtre de Sartrouville
"Monsieur Fraize" à l'Européen
et les autres spectacles à l'affiche en janvier

Expositions avec :

avec la dernière ligne droite pour :
"Artistes à Montmartre, lieux et ateliers mythiques" au Musée de Montmartre

les films de la semaine :
Oldies but goodies avec :
"La Garçonnière" de Billy Wilder
et "Les Nuits de la pleine lune" de Eric Rohmer dans le cadre des rétrospectives à la Cinémathèque française
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"Des hommes couleur de ciel" de Anais Llobet
"La femme de marbre" de Louisa May Alcott
"La transparence du temps" de Leonardo Padura
"Les couleurs de Fosco" de Paola Cereda
"Oiseau de nuit" de Robert Bryndza
"Philo & co : A la poursuite de la sagesse" de Michael F Patton et Kevin Cannon
"Vesoul, le 7 janvier 2015" de Quentin Mouron
"Vigile" de Hyam Zaytoun"
et toujours :
"Avalanche hôtel" de Niko Tackian
"Dans l'ombre du brasier" de Hervé le Corre
"Le vieil homme et son chat, tome 1" de Nekomaki
"On dirait que je suis morte" de Jen Beagin
"Pygmalion" de Sandrive Revel
"Tête de tambour" de Sol Elias
"Un bref désir d'éternité" de Didier Le Pêcheur
"Un cadenas sur le coeur" de Laurence Teper

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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