Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep Twitch
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Angil and the Hiddentracks
Interview  (Par mail)  décembre 2014

Dix années de carrière. Un maxi et quatre albums indispensables : Teaser for: Matter (2004), Oulipo Saliva (2007), The And (2010), NOW (2012), Angil and the Fucking Hiddentracks (2013). Et puis Lines qui vient clore cette belle discographie. Car oui, l’histoire se termine. De bien belle manière, certes mais elle se termine quand même. Et sincèrement, même si l’on sait que les musiciens continueront à jouer sous différentes formes, on ne peut cacher une certaine amertume. Il suffit d'écouter les quatre titres de ce dernier EP, presque quintessence du style des Français pour se rendre compte de la richesse de ce groupe, de cette capacité à faire une pop intelligente et facile, à jouer avec les mots, les rythmes et les mélodies. Pas assez pop, pas assez fils de Daho, trop en avance, Angil and the Hiddentracks n’a jamais rencontré le succès pourtant largement mérité. Il n’est jamais trop tard pour se rattraper.

Comment vis-tu la sortie de ce dernier EP ?

Mickaël Mottet : Ravi qu'il voie le jour sous forme physique, grâce à We are Unique et Microcultures. Et donc aux gens qui l'ont précommandé, concrètement. Je pense que le tout qu'il forme avec le EP précédent (Fucking) est cohérent, bizarrement, alors que les conditions dans lesquelles ils ont été enregistrés sont diamétralement opposées. On sortira vraisemblablement les deux sous forme d'album numérique, sur Bandcamp, en janvier. A titre posthume, donc.

Quel regard as-tu rétrospectivement sur votre carrière ?

Mickaël Mottet : Très très fier. C'est chouette d'avoir eu la reconnaissance de nos pairs, de gens dont l'avis comptait à nos yeux.

Le plus beau moment ? Le plus difficile ?

Mickaël Mottet : Le plus beau : s'il ne fallait en tirer qu'un, ce dernier enregistrement me paraît emblématique. On a pris beaucoup de plaisir, et on a enfin enregistré nos chansons en prise live ; je ne regrette rien des méthodes utilisées dans les disques précédents, mais il était temps que ça arrive, ce vieux fantasme de se mettre tous ensemble dans une même pièce.

Le plus difficile : un conflit récent entre un Hiddentrack et moi, qui a été un moment un peu hard core pour tout le monde.

Pourquoi arrêter ?

Mickaël Mottet : Lassitude, précarité, syndrome de Don Quichotte. Mais ce n'est pas une fin triste. Je suis juste allé au bout d'une décision qui nous pendait au nez depuis plusieurs mois.

Comment analyses-tu votre carrière ?

Mickaël Mottet : Cela me fait bien marrer, quand j'y pense. On a été le poil à gratter de certains discours normalisants, et malgré notre apparent manque de sérieux par moments, on a fait de belles réalisations grâce à des personnes qui nous ont fait confiance. Notre histoire est ponctuée de ces engagements, aides de différentes natures, petits mots rassurants et grands textes hallucinants par autant d'individus, comme des bouées repères.

Comment et dans quelle atmosphère se sont déroulées les dernières séances d’enregistrement ?

Mickaël Mottet : Détendue. Avec un fond un peu triste parfois, bien sûr. Mais on n'a pas dramatisé. De toute façon, c'est difficile de dramatiser quand Thomas, Flavien ou Pierre-Alain sont dans le coin.

Peux-tu nous parler du rapport que tu entretiens avec l’agogie, la rythmique hip-hop et la musique noire américaine, peut-être plus présente dans ce disque, cette complicité que tu entretiens avec le jeu de batterie de Flavien Girard ?

Mickaël Mottet : Depuis NOW, le travail batterie/guitare/voix était l'épine dorsale du groupe. Ma complicité avec son jeu de batterie tient sans doute de ma complicité avec sa personne... C'est un batteur et un garçon incroyable. L'agogie, dont il a fallu que je cherche le sens sur Wikipédia avant de te répondre, soyons honnêtes, est une marotte depuis Teaser for : Matter. C'est vraiment sur cet album que s'est cristallisée mon obsession un croisement entre des rythmiques hip-hop, voire rnb moderne, et le songwriting pop. Ça ne s'est jamais démenti. La seule différence par rapport à il y a dix ans, c'est que pop à guitares me laisse de plus en plus de marbre, alors que les derniers albums de M.I.A., Beyoncé ou Kanye West me semblent être parmi les trucs les plus excitants que j'aie entendus.

Peux-tu nous parler du texte de Lines ? Parle-t-il d’Angil ?

Mickaël Mottet : Je peux difficilement en parler de manière directe, parce que ça touche une personne qui n'aurait aucune envie d'être citée. C'est un texte sur un autre conflit survenu dans le cadre du groupe - il ne faudrait pas croire que notre route a été de tout repos. A en croire les quelques personnes avec qui on s'est engueulées depuis le début de notre histoire, je suis même une sacré merde, humainement. J'espère qu'ils ont tort, et que celles avec lesquelles je ne me suis PAS engueulé, et qui sont quand même majoritaires, me défendront à mon enterrement ! En tout cas, les textes que j'ai écrits ont toujours été un exutoire, et celui-ci parle précisément de ma résistance à écrire "sa" chanson, pour une fois. C'est un texte sur un refus d'écrire un texte.

D’où vient ce choix d’une prise de son très sèche, presque crue ?

Mickaël Mottet : J'ai donné un cahier des charges assez restrictif à Michael Wookey, qui a produit ce maxi : réduire le plus possible le nombre de micros, ne rien utiliser d'artificiel pour nous séparer. Je me souviens de ses premières réponses : "OK. Mais euh, il y aura quand même une seconde pièce pour la batterie ?" Ha ha ! Non, non, Mike, tous dans la même pièce. La batterie repissera donc partout sur les autres micros, mais ce sera à nous de "jouer-mixé", en se répartissant bien dans la pièce, et en étant prêts (un enseignement du maxi précédent). Mon enregistrement idéal, c'est : une paire de micros suffisamment bien placés, et des musiciens qui jouent intelligemment, en écoutant les autres. Ce serait impossible avec un batteur déficient mental, comme on en croise beaucoup, mais c'est un pari possible avec Flavien. C'est l'une des clés de ce groupe, l'intelligence de Flavien.

Terminer l’EP sur un titre comme "The Major Chords", c’est la volonté de terminer sur une note positive ? Optimiste ?

Mickaël Mottet : Absolument. Et un bilan aussi honnête que possible sur ma vie : il y a trois ans, j'ai choisi les accords majeurs. J'ai rencontré la femme de ma vie.

Quel sera le futur ?

Mickaël Mottet : Chacun des Hiddentracks a un ou plusieurs projets. On collabore, on essaie de se voir régulièrement. L'entité existe aussi toujours comme groupe de Michael Wookey, dont je réécoute souvent l'album en ce moment, en me disant que c'est vraiment l'une de leurs plus belles réalisations.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Teaser for : Matter de Angil
La chronique de l'album Oulipo saliva de Angil
La chronique de l'album Angil Was A Cat de Angil
La chronique de l'album The And de Angil & The Hiddentracks
La chronique de l'album Now de Angil and the Hiddentracks
La chronique de l'album Angil and the fucking Hiddentracks de Angil and the Hiddentracks
La chronique de l'album Lines EP de Angil and the Hiddentracks
La chronique de l'album AWAC EP de AWAC - Angil Was a Cat
Angil en concert au Pop In (26 janvier 2005)
Angil en concert à La Guinguette Pirate (23 février 2005)
Angil en concert à Fête de la Musique (21 juin 2005)
Angil en concert au Nouveau Casino (30 novembre 2005)
Angil en concert à Par Mickaël Mottet (mai 2008)
Angil en concert à Angil & the Hiddentracks - Old Mountain Station (mercredi 30 mars 2011)
L'interview de Angil (février 2005)
L'interview de Angil (mai 2007)
Articles : L'ontologie musicale de Mickaël Mottet - Notes sur la philosophie immanente d'Angil and the Hiddentracks
La chronique de l'album eponyme de Jim Putnam & Mickaël Mottet
La chronique de l'album Glover's mistake de Mickaël Mottet
Articles : Pourquoi je ne suis pas à la Sacem - Par Mickaël Mottet (Angil and the Hiddentracks)

En savoir plus :
Le site officiel de Angil and the Hiddentracks
Le Bandcamp de Angil and the Hiddentracks
Le Myspace de Angil and the Hiddentracks
Le site officiel de We are Unique ! Records


Le Noise (Jérôme Gillet)         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

• A écouter aussi sur Froggy's Delight :

Angil & The Hiddentracks (18 juin 2013)
Angil and the Hiddentracks (8 janvier 2010)
Angil & The Hiddentracks (18 juin 2013)
Michael Wookey & The Hiddentracks (1 décembre 2011)
Angil and the Hiddentracks (8 janvier 2010)


# 25 septembre 2022 : La culture n'est pas un luxe

8ème vague, confinement énergétique... rien de bien brillant pour le futur, heureusement il reste la curiosité et la culture. Gardons le cap et restons groupés. Voici le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Bobo playground" de Alexis HK
"Ca pixellise" de Dimoné
"The portable Herman Dune Vol 1" de Herman Dune
"La mélodie, le fleuve et la nuit" de Jérôme Minière
"Kramies" de Kramies
"Mémoires d'une femme" de Myriam Barbaux-Cohen
"The hardest part" de Noah Cyrus
"Dvorak : Quatuor américain, valses" de Quatuor Talich
"Fauré le dramaturge" de Takénori Némoto, Cécile Achille, Cyrille Dubois et Ensemble Musica Nigella
et toujours :
"J'ai vécu les étoiles" de Andoni Iturrioz
"Ornette Under the Repetitive Skies 3" de Clément Janinet
"Alan Hovhaness : oeuvres pour piano" de François Mardirossian
"Live in Paris" de Fred Nardin Trio
"Show AC/DC" de Ladies Ballbreakers
"Luigi Concone" de Mavroudes Troullos & Rachel Talitman
quelques clips avec Moundrag, Ottis Coeur et Madam
"Souvenirs" de Pale Blue Eyes
"Life and life only" de The Heavy Heavy

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Harvey" au Théâtre du Rond-Point
"Les Producteurs" au Théâtre de Paris
"Bérénice" à La Scala
"Les Filles aux mains jaunes" au Théâtre Rive Gauche
"Il n'y a pas d'Ajar" aux Plateaux Sauvages
"Echo" aux Plateaux Sauvages
"Le syndrome d'Hercule" au Théâtre Essaion
les reprises :
"Cahier d'un retour au pays natal" au Théâtre de l'Epée de Bois
"Le dépôt amoureux" au Théâtre Les Déchargeurs
"Darius" au Théâtre Essaion
"A la recherche du temps perdu" au Théâtre de la Contrescarpe
"L'Autre fille" au Théâtre des Mathurins
"Les Divalala - C'est LaLamour !" au Grand Point Virgule
et les spectacles à l'affiche

Expositions :

"Frida Khalo, au-delà des apparences" au Palais Galliera
"Hyperréalisme - Ceci n'est mon corps" au Musée Maillol
'Miroir du monde - Chefs d'oeuvre du Cabinet d'art de Dresde" au Musée du Luxembourg
et les expositions à l'affiche

Cinéma :
en salle : "L'Ombre de Goya" de José Luis Lopez-Linares
en streaming gratuit :
"Qui vive" de Marianne TArdieu
"Big Fish" de Tim Burton
"Marguerite" de Xavier Giannoli
"Chained" de Yaron Shani

Lecture avec :

"Les masques éphémères" de Donna Leon
"La guerre de cent ans" de Amable Sablon du Corail
"D'où vient l'amour" de Yann Queffélec
et toujours :
"Combattre en dictacture" de Jean Luc Leleu
"Hideo Kojima, aux frontières du jeu" de Erwan Desbois
"Le cartographe des absences" de Mia Couto
"Le coeur ne cède pas" de Grégoire Bouillier
"Le tumulte" de Sélim Nassib
"Un profond sommeil" de Tiffany Quay Tyson

Et toute la semaine des émissions en direct et en replay sur notre chaine TWITCH

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
twitch.com/froggysdelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=