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puce Fabien Martin - Nicolas Jules
Café de la Danse  (Paris)  7 mars 2005

Nicolas Jules, l'homme orchestre

Echevelé, déjanté, au cynisme mordant et à la dérision efficace, Nicolas Jules semble osciller entre une carrière de comique et une carrière de musicien…

Dilemme difficile en effet puisque l'énergumène est touché des deux dons. Sa guitare est aux ordres de doigts surdoués.

Ligne de basse, rythmique, mélodie et accords tout semble pouvoir en sortir. Les textes sarcastiques, surréalistes, débridés sont portés par une voix chaude, basse et puissante, et à la prosodie scandée et pourtant ronde.

L'homme orchestre est en tournée, il faut le voir !

Fabien Martin, le printemps d'un poète ?

Indéniablement, le petit nouveau de la variété française plait. Avec son allure de dandy malhabile, ses mimiques grimaceuses et sa voix légère, Fabien Martin a trouvé son public.

Salle comble, ce soir encore frais du 7 mars au Café de la Danse. Pour une première date de tournée, la performance est à souligner. Pas de midinettes enfiévrées, le public est large, de 25 à la cinquantaine, et mixte de surcroît. Plus une place ni sur les marches, ni au pied de la scène.

Premiers rythmes, premières notes et la voix plaintive, un peu surannée, du trentenaire de se faire reprendre en chœur par la salle.

Les paroles d'une des deux chansons phare de son album "Ever Everest", "Même si", sont connues sur le bout des lèvres. Autre single, Automne Hiver, même effet.

Les premières transitions sont quelque peu laborieuses, mais il faut bien un tour de chauffe.

Et puis il est bien difficile de concurrencer sur ce terrain sa première partie, l'inconnu encore et pourtant remarquable Nicolas Jules, dont on ne savait plus s'il faisait un one man show ou un concert.

Mais Fabien prend ses aises peu à peu. Il joue avec un public réceptif, facilitant la mise en voix. Quelques trouvailles de liaisons qui n'ont sans doute rien d'improvisées, suscitent le rire. On l'aime bien Fabien. Autour de lui, des musiciens impeccables, jouent des sets peaufinés. Contre bassiste (François Fuchs), guitariste surréquipé (Philippe Desbois) et claviériste-percussionniste-bruitiste (Alexandre Léauthaud), chacun ayant ses minutes de solo concédées par le maître de cérémonie, donnent corps et cœur à ce show réglé au métronome.

Un peu trop peut-être, un peu trop lisse, un peu trop propre, au risque de manquer un peu d'âme. Mais du beau travail.

Les mélodies, simples, aux accents souchiens et aux envolées goldmaniennes (en moins aigues), avec ce que ce côté désuet a de charme, sont belles et pleines. Pleines de textes ciselés qui, dans leurs habits plaisamment poétiques ("Infiniment songe", "L'instant volatil"), nous parlent de la douleur amoureuse sans se répandre ("La vie morose", troncage de "La vie en rose" de la môme Piaf), de petits complexes ("Ma femme est plus grande que moi"), ou encore de passeurs d'immigrés clandestins latinos ("L'Odyssée d'Olégario").

Et puis, comme le jeune chouchou des critiques se met en ce moment à la guitare, il faut bien le montrer à l'occasion du morceau inédit "Paris-Vincennes", qu'on peut s'attendre à voir apparaître sur son second opus en préparation.

Une ovation, deux rappels et quelques acharnées qui en réclamaient encore annoncent de beaux jours à cette tournée de printemps. Le printemps d'un nom, Fabien Martin, qui de banal peut devenir référence.

 

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Nicolas Jules en concert à l'Espace B (lundi 24 octobre 2011)
Nicolas Jules en concert au Trianon (mercredi 15 avril 2015 )

En savoir plus :
Le site de Fabien Martin
Le blog de Nicolas Jules
Le Facebook de Nicolas Jules

Crédits photos : Zénoïd (Plus de photos sur : Taste of indie)


Stéphanie         
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# 23 juin 2019 : Un festival de festivals

On vous parle bientôt du Hellfest, on vous parle déjà du Magnifique Society, on va partir au festival de Beauregard... bref, c'est l'été, la saison des festivals et on va vous tenir compagnie tout l'été, histoire de vous rafraichir les idées pendant que votre corps suera à grandes eaux sous le soleil caniculaire. Voici le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Une clairère" de Jérôme Minière
"Cheval fou" de Marie Claire Buzy
"Le pas de côté" de Matthieu Malon
"Trust in the Lifeforce of the Deep Mystery" de The Comet Is Coming
"Years to burn" de Calexio & Iron and Wine
"Tutto va vene" de Alex Rossi
"The coffin train" de Diamond Head
"Black Haze" de Lloyd
Compte rendu du Magnifique Society à Reims :
- Vendredi avec Delgrès, Franz Ferdinand, The Fat White Family...
- Samedi avec Pond, Bagarre, Sebastian etc.

et toujours :
"Frescobaldi : Toccate e partite d'intavolatura di cimbalo, libro primo" de Christophe Rousset
"Ravel l'exotique" de Ensemble Musica Nigella & Takénori Némoto & Marie Lenormand & Iris Torrosian & Pablo Schatzman
"Rouen dreams" de Jean-Emmanuel Deluxe & Friends
"Antonio Salieri : Tarare" de Les Talens Lyriques & Christophe Rousset
"N'obéir qu'à la terre" de Louise Thiolon
"... Ni précieuse" de Malakit
"Différent" de Monsieur
"Women's legacy" de Sarah Lenka
"At the end of the year" de Thomas Howard Memorial
"Génération guerre sainte" de Torquemada

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Why ?" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Les Evaporés" au Théâtre de la Tempête
"Elle voit des nains partout !" au Café de la Gare
"Nous deux et personne d'autre" au Lavoir Moderne Parisien
"Roger, Roger et Roger" au Café de la Gare
"Olympicorama - Epreuve n°2 : Le disque" à la Grande Halle de La Villette
"Comment épouser un milliardaire" à la Nouvelle Seine
et la chronique des spectacles à l'affiche en juin

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour "Rouge - Art et Utopie au pays des Soviets" au Grand Palais

Cinéma :

les films de la semaine :
"Natan, le fantôme de la rue Francoeur" de Francis Gendron
Oldies but Goodies avec "L'Age d'or" de Luis Bunuel
et la chronique des films à l'affiche en juin

Lecture avec :

"Avis de décès" de Zhou Haohui
"L'évasion du siècle" de Brendan Kemmet
"La lame" de Frédéric Mars
"La solitude Caravage" de Yannick Haenel
"Malamorte" de Antoine Albertini
et toujours :
"Au péril de la mer" de Dominique Fortier
"Etre soldat de Hitler" de Benoit Rondeau
"La nation armée" de André Kaspi
"Le karaté est un état d'esprit" de Harry Crews
"Le rêve de la baleine" de Ben Hobson
"Les deux vies de Sofia" de Ronaldo Wrobel

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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