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Théâtre Dejazet  (Paris)  janvier 2015

Spectacle musical des Caramels Fous sur un livret de Anthony Puiraveaud, mise en scène de Alma De Villalobos et Nicolas Kern, avec Laury André, Vincent Baillet, Gaël Cesbron, Jérôme Cuvilliez, Julien Dalex, Arnaud Dugué, Thierry Durot, François Dussilol-Godar, Jérôme Guérin, Laurent Giordanengo, Alexis Haouadeg, Laurent Lapeyre, Sébastien Ledoux, Jérôme Lhommeau, Federico Morisot, Miko Pouradier, Laurent Plessi, Franck Quelen, Thierry Quessada, Frédéric Renaud, Jacques Rosé et Xavier Sibuet.

L'addiction est irréversible pour qui a goûté aux spectacles des Caramels Fous, des garçons et amateurs passionnés de comédie, de chant et de danse, qui, depuis trois décennies, délivrent des comédies musicales parodiques uniques en leur genre tant par leur professionnalisme que par les valeurs qu'elles véhiculent, la tolérance et le droit à la différence, qui constituent leurs fondamentaux.

Après avoir, dernièrement, débusqué le loup du bois ("La Bête au Bois dormant"), écumé les terres bretonnantes avec une Madame Butterfly bigoudène ("Madame Mouchabeurre") et la quête du bonheur façon Salon Vénus beauté ("Pas de gondoles pour Denise"), la troupe traverse traverse l'Atlantique pour s'immerger dans le Nouveau Monde au bon vieux temps du Far West.

En effet, Antony Puiraveaud, nouveau venu dans l'équipe qui reprend le flambeau du grand manitou Michel Heim, s'est inspiré des personnages mythiques du western pour concocter le livret de "Il était une fois complètement à l'Ouest" en forme de fantaisie festive, débridée et divertissante à la "sauce Caramel".

La sauce a notamment pour ingrédient le détournement musical qui vise tant les tubes de la chanson française que les standards de la variété internationale et les refrains de comédie musicale américaine que les grands airs lyriques.

Et, en l'espèce, elle s'avère particulièrement ébouriffante en osant le mélange improbable d'univers musicaux parfois antinomiques tant par les choix opérés - de Michel Legrand à Philippe Katherine en passant par Beyonce, de Leonard Bernstein à Kurt Weill et d'Offenbach à Katchaturian - que par l'humour pétillant des lyrics pastichés.

Mais si tout est prétexte à chansons, celles-ci scandent une histoire bien ficelée qui mêle plusieurs intrigues avec une belle galerie de personnages hauts en couleurs. Au temps des pionniers du fin fond de l'Ouest américain, dans une ville dirigée par un un sherif manchot à la peau dure (Laurent Plessi) et son adjoint féru de mode (Gaël Cesbron), le quotidien du Crazy Poney Saloon tenu par un couple mixte, la Native Enola (Alexis Haouadeg) et un émigré européen qui fait également office de croque-mort (Xavier Sibuet) est rythmé par les souvenirs d'une mémé futée (Jacques Rosé), le lamento d'une dame en peine (Jérôme Guérin) et le rêve d'un jeune vacher (Miko Pouradier).

Et surtout la revue des danseuses (Arnaud Dugué, Frédéric Renaud, Federico Morisot et le toujours pétulant Laury André) menée par une maitresse-femme (Thierry Quassada), troupe à laquelle se joint leur fille adoptive (Vincent Baillet), qui assure le divertissement des cowboys (Laurent Giordanengo, Jérôme Lhommeau, François Dussilol-Godar, Thierry Durot, Sébastien Ledoux et Laurent Lapeyre), du chercheur d'or (Julien Dalex) et du poor lonesome cowboy (Franck Quelen).

Mais l'arrivée d’un jeune et fringant barbier (Jérôme Cuvilliez) en quête de ses origines va bouleverser leur quiétude.

Aux manettes des professionnels aguerris, Nicolas Kern, qui assure la direction musicale du spectacle, et de Alma de Villalobos, qui signe une chorégraphie explosive notamment dans les scènes chorales, telles celles notamment du "Thriller" de Michael Jackson ou de "La danse du sabre" de Katchaturian, assurent une mise en scène conjointe vive et alerte qui a trouvé le juste équilibre en termes de jeu parodique sans verser dans la caricature grossière ni négliger la fantaisie et impulse un enchaînement rapide des scènes pour éviter la rigidité des tableaux qui plombent parfois les comédies musicales.

Dans le décor de carton pâte, autre marque de fabrique des Caramels Fous, conçu par Thierry Quessada, portant les costumes d'époque customisés par Guillaume Attwood, les officiants s'en donnent à coeur et à choeur joie avec autant de passion et de générosité et que de professionnalisme pour assurer une partition riche en rebondissements et au succès assuré.

 

MM         
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# 11 avril 2021 : Culture en résistance

Nous avons rencontré des acteurs du monde de la culture pour évoquer leurs situations mais aussi l'avenir. Le replay intégral est à voir dès maintenant sur la TV de Froggy's Delight. Pour le reste, voici le programme de la semaine. Et surtout, restons groupés.

Du côté de la musique :

"In time Brubeck" de Duo Fines Lames
"Navegar" de Joao Selva
"Le style (avec Guillaume Long et Flavien Girard" la 8ème émission de Listen In Bed
"Dusk" de Paddy Sherlock
"Live at the Berlin philarmonie 1969" de Sarah Vaughan
Les petites découvertes de la semaine en clips avec : Hanna & Kerttu, Texas, A Certain Ratio, Johnny Mafia, Chevalrex + Thousand
et toujours :
"Caillou" de Gisèle Pape
"Sauvé" de It It Anita
"Goes too far" de Olivier Rocabois
"Morricone stories" de Stefano Di Battista
"Le fruit du bazar" de Alex Toucourt
"Bento presto" de Caribou Bâtard
"De mort viva" de Sourdure
"Mistake romance" de Tristan Melia
"Courtesy of Geoff Barrow : Unsung Heroes" le mix #18 de Listen In Bed
Des petites découvertes en clip : O' Lake, Luwten, Corentin Ollivier, Ghern et Old Caltone

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La passion selon saint Matthieu" de Bach par Romeo Castellucci
"War sweet war" de Jean lambert-Wild
"Les Sœurs Macaluso" d'Emma Dante
"Monkey Money" de Carole Thibaut
"Une heure de tranquillité" de Florian Zeller
"Le Dernier jour du jeûne" de Simon Abkarian
"La Ronde" de Boris Charmatz

Expositions :

en virtuel :
"Le Grand Tour, voyage(s) d'artistes en Orient" au Musée des Beaux-Arts de Dijon
"La Fabrique de l'Extravagance" au Château de Chantilly
"La Police des Lumières" aux Archives nationales
"D'Alésia à Rome" au Musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye
"Pompéi, un récit oublié" Musée de la Romanité à Nîmes
et un documentaire : "Les trésors des hôtels particuliers : Du Marais aux Champs Elysées"

Cinéma :

at home :
"Où vont les chats après 9 vies ?" de Marion Duhaime
"Stuck Option" de Pierre Dugowson
"La fête est finie" de Marie Garel-Weiss
"1991" de Ricardo Trogi
"Généalogies d'un crime" de Raoul Ruiz
"L'été de Kikujiro" de Takeshi Kitano
"Le retour de la panthère rose" de Blake Edwards

Lecture avec :

"Elmet" de Fiona Mozley
"Le savoir grec" de Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd & Pierre Pellegrin
"Seul entouré de chiens qui mordent" de David Thomas
"Sur la route, vers ailleurs" de Benjamin Wood
et toujours :
"Biotope" de David Coulon
"Ces petits riens qui nous animent " de Claire Norton
"Dernières nouvelles de Sapiens" de Silvana Condemi & François Savatier
"Eat, and love yourself" de Sweeney Boo
"Giants : Brotherhood" de Carlos & Miguel Valderrama
"L'art du sushi" de Franckie Alarcon
"L'île sombre" de Susanna Crossman
"La rivère des disparues" de Liz Moore
"Pourquoi le nord est-il en haut ?" de Mick Ashworth

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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