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Interview  (Paris)  lundi 23 février 2015

A peine un an après la sortie de son quatrième album, le premier en français, Nosfell se fend d’un jubilé bien mérité. Cela fait en effet 10 ans que l’artiste à l’univers unique nous abreuve de rythmes et de contes enchanteurs. Porté par une sensibilité et un professionnalisme à tout épreuve, l’artiste présente un nouveau spectacle aux côtés de l’ineffable Philippe Découflé et investit le Trianon le temps d’une unique date, le 4 mars, à l’allure de Triomphe. Véritable célébration populaire, Nosfell nous a une nouvelle fois conviés à découvrir son univers, rencontre.

Amour Massif est sorti il y a maintenant un an, comment a été l’aventure live qui a entouré l’album ?

Nosfell : Super bien, on va continuer encore un petit peu après le 4 mars. C’est un réel plaisir de retrouver les gens. Je me disais que pour la tournée, on ferait les choses tranquillement, j’y ai pris beaucoup de plaisir.

C’est aussi ton premier live en français, sachant que tu considérais Amour Massif comme un moyen de résoudre la boucle narrative de tes trois premiers albums, est-ce que ce bagage a eu une incidence sur ton live ?

Nosfell : Cela me fait toujours peur de présenter des nouvelles choses, mais j’ai également besoin de me mettre en danger, de me sentir fragile, sinon il n’y aurait aucune utilité à monter sur scène. En revanche, l’équipe était super, les musiciens, les éclairagistes… Bref, je me suis bien amusé.

L’Amour Massif, il y a un an, c’était un sentiment immense et impressionnant, parfois écrasant que tu comparais volontiers à La Montagne romantique de Thomas Mann. Est-ce qu’aujourd’hui, face à ce sentiment, tu te considères alpiniste chevronné ?

Nosfell : (Rire) Je vais commencer à faire de l’escalade justement ! Je crois que ma musique m’a permis d’aller plus facilement vers l’audience. Je me suis plus ouvert et j’ai eu tendance à aller vers des accords plus lumineux, sans me tirer une balle dans le pied comme cela arrivait auparavant. C’est principalement l’intention que j’ai voulu y mettre, il y a donc eu des moments sur scène où j’ai réellement senti une communion avec le public. Je nous ai sentis ensemble, alors qu’auparavant il m’est arrivé de m’être senti observer en train de faire ma musique.

Tu penses que cela est dû aux langages ? (NDLR : Nosfell chante de façon régulière sur ses trois premiers albums en Klokobetz)

Nosfell : Non, je pense que c’est juste un état d’esprit et j’ai dû passer par une autre forme d’écriture. J’ai même interprété les textes que d’autres ont écrit pour moi. Mais je joue quand même aussi certaines de mes vielles chansons et lors de celles-ci, je sens également que je suis plus ouvert, plus tendu vers le public.

"Contact", c’est ton nouveau projet avec Pierre Le Bourgeois et Philippe Découflé, une équipe que tu connais bien, à quoi va ressembler ce nouveau projet ?

Nosfell : Super excitant. C’est une espèce de grande fresque un peu baroque en forme de comédie musicale mais un peu foutraque. Un collage de Philippe Découflé qui se positionne ici comme un directeur artistique, parce que le travail d’écriture est très collégial. On est très nombreux, donc c’est un exercice un peu difficile pour moi qui suit un solitaire, mais c’est un exercice dont j’ai besoin. Avec Pierre, on est parti puiser dans des choses très intimes, très direct, Philipe aime bien que l’on travaille dans l’urgence. Souvent on sort un motif, on l’améliore, on le rend audible, les danseurs sont là, on modifie selon leurs mouvements, bref, ça fuse dans tous les sens. Je m’y éclate, je change de costumes, je joue le rôle d’une sorte de Méphistophélès et ma langue est celle d’un dieu un peu ésotérique. Musicalement, avec Pierre on va vers des choses plus électroniques, que l’on avait vaguement abordé sur Octopus. On est contre la virtuosité, on veut être en phase avec ce que l’on sait faire, mais c’est très intéressant de se lancer dans quelque chose que l’on ne maîtrise pas forcément, ça offre des résultats inattendus.

10 ans de carrière, une date inédite au Trianon, c’est un jubilé presque, si tu ne devais retenir qu’un seul moment marquant sur ses dix dernières années, lequel serait-ce ?

Nosfell : Un seul moment, c’est vachement dur ! J’ai eu une véritable joie enfantine quand on a fini le Lac aux Vélies. Quand on a fini le bouquin et le disque. Je me souviens m’avoir revu dans ma cuisine à 15 ans avec mon vieux pote Edouard Bonan, avec qui on a fait pas mal de choses. Et on finit par jouer avec un orchestre !

Et qu’est-ce que dirait le Nosfell d’il y a 10 ans à celui d’aujourd’hui ?

Nosfell : "Mec, tu ne fais pas la tournée des Zéniths, qu’est-ce que tu branles ?" (Rire) Il me dirait que j’ai tenu la barre, et celui d’aujourd’hui dirait à celui d’hier de se détendre un peu !

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Nosfell
Le Myspace de Nosfell
Le Facebook de Nosfell

Crédits photos : Thomy Keat (Toute la série sur Taste of Indie)


Stéphane El Menshawi         
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# 18 avril 2021 : En avril ne te cultive pas d'un fil

Pas de nouvelle bonne nouvelle... pas sûr. En attendant de pouvoir aller à nouveau vers la culture, faisons la venir vers nous. Voici notre sélection de tout un tas de choses à écouter, lire, voir et (re)découvrir. On commence évidemment avec le replay de la MAG #25 ! et oui déjà, en on n'est pas peu fier !

Du côté de la musique :

"Djourou" de Ballaké Sissoko
"A live full of farewells" de The Apartments
"Racine carrée de vos utopies" de Les Marteaux Pikettes
"Detectorists" le 19ème mix de la saison 2 de Listen In Bed
"Bach en miroir" de Marie-Andrée Joerger
"Drot og Marsk" de Peter Heise
"Bye bye baby" de Requin Chagrin
"Good for you" de Slim Paul
et toujours :
"In time Brubeck" de Duo Fines Lames
"Navegar" de Joao Selva
"Le style (avec Guillaume Long et Flavien Girard" la 8ème émission de Listen In Bed
"Dusk" de Paddy Sherlock
"Live at the Berlin philarmonie 1969" de Sarah Vaughan
Les petites découvertes de la semaine en clips avec : Hanna & Kerttu, Texas, A Certain Ratio, Johnny Mafia, Chevalrex + Thousand

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La Collection" d'Harold Pinter
"Le Cabinet horrifique" de Valérie Lesort
"Vêtir ceux qui sont nus" de Luigi Pirandello
'Féminines" de Pauline Bureau
"Noire" de Tania de Montaigne
"Love & Politics" de Dan Turden
"NinaLisa" de Thomas Pédour
"Le Bœuf-musical Boris Vian" au Hall de la Chanson
"Hippolyte et Aricie" de Rameau

Expositions :

en virtuel :
"Trésors Nabis" du Musée d'Orsay
"Bonnard, Le Cannet, une évidence" au Musée Bonnard au Cannet
"Yan Pei-Ming - Au nom du père" au Musée Unterlinden à Colmar
"Crinolines et chapeaux, la mode au temps des impressionnistes" au Musée de la Corderie Valois en Normandie
"Camille Moreau-Nélaton, Une femme céramiste au temps des impressionnistes" au Musée de la céramique à Rouen
"Jean Ranc, un montpelliérain à la Cour des rois" au Musée Fabre à Montpellier

Cinéma :

at home :
"Généalogies d'un crime" de Raoul Ruiz
"La course navette" de Maxime Aubert
des films cultes :
"Au revoir les enfants" de Louis Malle

"Little Odessa" de James Gray
"37°2 le matin" de Jean-Jacques Beyneix
"C'est arrivé près de chez vous" de Rémy Belvaux et André Bonzel
"La Balance" de Bob Swaim
et un court métrage "La pince à ongles" de Jean-Claude Carrière

Lecture avec :

"C'est quoi ton genre ?" de Agnès Vannouvong
"La petite ville des grands rêves" de Fredrik Backman
"Les somnambules" de Chuck Wending
"Mondes en guerre : tome IV, guerre sans frontières" de Louis Gautier
"Séquences mortelles" de Michael Connely
et toujours :
"Elmet" de Fiona Mozley
"Le savoir grec" de Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd & Pierre Pellegrin
"Seul entouré de chiens qui mordent" de David Thomas
"Sur la route, vers ailleurs" de Benjamin Wood

Du côté des jeux vidéos :

Retrouvez les jeux vidéos en live sur la TV de Froggy's Delight chaque soir de la semaine à partir de 21H

 

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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