Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Herman Düne
Mash Concrete metal mushroom.  (autoproduit)  novembre 2003

Sortis à quelques mois d’intervalle, voilà deux excellents albums inattendus. D’Herman Düne, on connaissait les prestations scéniques avant même les disques. Schéma classique des groupes en quête de reconnaissance ? Pas vraiment, puisque d’une part le groupe a acquis sa notoriété (une presse unanime voire dithyrambique, tant outre-atlantique, outre-manche que dans l’hexagone, ce qui relève de l’exploit médiatique), puisque d’autre part le groupe n’a pas acquis la reconnaissance publique. Alors qu’il suffit d’un article enthousiaste pour faire décoller tel groupe ressortissant le rock des années 1970, Herman Düne n’est pas (encore) sur toutes les lèvres.

Et pourtant…Leur premier album Turn off the (bright ?) light, hesitant entre une folk lo-fi classique et une pop-rock plus électrique, les fait entrer dans la cour des grands, celle de Jeffrey Lewis, Lou Barlow… Avec Switzerland Heritage, le groupe assume justement son héritage, mais c’est de l’héritage folk dont il est question.

Le groupe enchaîne les concerts, en Europe et aux Etats-Unis.David Ivar Herman Düne et son frère André Herman Düne en profitent pour élargir leur répertoire. Herman Düne, dit-on, possèderait (déjà) un répertoire de 400 chansons originales. Et personne pour les signer ? !!! Et bien si, tout de même, le groupe est repéré aux Etats-unis par le label américain Shrimper, qui signe entre autres Yo la tengo et Lou Barlow. On leur demande de sortir un album de raretés et inédits.

Adulé par John Peel, les frères franco-suédois sont invités à enregistrer leur Peel Session.

Ces évènements les écartent de l’enregistrement studio, et deux années s’écoulent avant que ne sortent, non pas un, mais deux disques simultanément. Preuve de leur propension à composer. Mas Cambios et Mash Concrete Metal Mushroom sont deux frères jumeaux, qui auraient pu faire partie d’un double cd, l’un étant la face sombre de l’autre, un envers et un endroit.

Frères jumeaux, car on ressent à l’écoute de ces deux album la même impression de sincérité, de générosité, de spontanéité dans l’écriture. A vrai dire, les yeux fermés, on se retrouve volontiers autour d’un feu, sur une plage un soir d’automne. Vision un peu idéaliste de la musique, mais la musique d’Herman Düne, lo-fi, est d’une réelle fraîcheur.

Sur Mas Cambios , pas de fioritures. Guitare, batterie légère, chœurs chanté-parlé, et mélodies légères. La petite flûte de "Red Blue Eyes" impose un ton frivole, comme si Bob Dylan enregistrait au Pérou. Triste sur certaines pistes ("In the summer camp", "Winner Lose", "so not I wanted"), le groupe ne sombre jamais dans la mélancolie gratuite et se reprend avec des balades drôles ("In Auguste") et vecteurs de bonne humeur ("At your Luau Night", "Sunny Sunny Cold Cold day").

De retour en France, le groupe se passe le disque en boucle et en ressent le caractère un tantinet déprimant. Le groupe se replonge en studio pour accoucher d’une nouvelle bizarrerie, Mash Concrete Metal Mushroom, où dès l’intro l’harmonica et le rythme donnent envire de basculer sa tête d’avant en arrière avec un grand sourire. La magnifique chanson "On the Knick", avec toute sa retenue vocale et son riff de guitare proche de la mandoline en accompagnement, fait penser à du Neil Young ayant découvert la joie de la simplicité des arrangements.

D’autres chansons relèvent du pur délire : "Monkey Song" ("I wish my girlfriend was a monkey, I would have her on a linch climbing up the tree, an she could steal o lot of things for me”), "Metal Mash". En fait, ce qui distingue Herman Düne des autres groupes folk lo-fi, c’est leur légèreté, qui permet de faire passer des balades déprimées et déprimantes pour de véritables professions de foi, une foi au bonheur. La dimensions religieuse d’Herman Dûne n’est pas anodine : de temps en temps, le chœur ressemble à celui d’une Eglise, et on se croirait membre des Polyphonic Spree.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Giant de Herman Düne
La chronique de l'album Mariage à Mendoza de Herman Dune
Herman Düne en concert au Festival Antifolk 2003
Herman Düne en concert au Festival Antifolk 2003 - 2ème
Herman Düne en concert au Festival Mo'Fo 2003
Herman Düne en concert à Pizzeria du Soleil (2 février 2004)
Herman Düne en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2005 (jeudi)
Herman Düne en concert au Trabendo (26 novembre 2005)
Herman Düne en concert à La Cigale (4 novembre 2006)
Herman Düne en concert à Angers (22 novembre 2006)
Herman Düne en concert au Festival Les Nuits Parisiennes 2006
Herman Düne en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2007 (samedi)
Herman Düne en concert au Festival Primavera Sound 2007 (jeudi)
Herman Düne en concert au Festival des Vieilles Charrues 2007 (samedi)
Herman Düne en concert au Festival La Route du Rock 2007 (mercredi)
Herman Düne en concert au Festival La Route du Rock 2007 (jeudi)
Herman Düne en concert au Fil (9 avril 2009)
Herman Düne en concert à La Vapeur (15 avril 2009)
Herman Düne en concert au Festival Furia Sound 2009
Herman Düne en concert au Festival Les Nuits de l'Alligator 2010 (samedi 27)
Herman Düne en concert au Festival Beauregard #3 (édition 2011) - Samedi
Herman Düne en concert au Festival International de Benicàssim #17 (vendredi 15 juillet 2011)
Herman Düne en concert au Festival Rock en Seine 2011 - Programmation du vendredi
Herman Düne en concert au Festival Rock en Seine 2011 (vendredi 26 août 2011)
Herman Düne en concert au Festival We Love Green #2 (édition 2012)
Herman Düne en concert au Festival We Love Green #2 (édition 2012) - Dimanche 16 septembre
L'interview de Herman Düne (2 novembre 2006)
La conférence de presse de Herman Düne (15 août 2007)


Xavier         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
"L'homme au million ("The Million Pound Note") de Ronald Neame
des incontournables japonais :
des figures tutélaires :
"Tokyo drifter" de Seijun Suzuki
"A blind woman" de Teruo Ishii
et des plus jeunes :
"Mr Long" de Sabu
"Ichi, la femme samouraï" de Fumihiko Sori
et des raretés avec une sélection "Court metrage" :
"Le Chant du styrène" de Alain Resnais
"La chambre" de Chantal Akerman
"Pauline" de Céline Sciamma
"La traversée de l'Atlantique à la rame" de Jean-François Laguionie

Lecture avec :

"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin
et toujours :
"Le jour où Kennedy n'est pas mort" de R.J. Ellory
"Mauvaise graine" de Nicolas Jaillet
"Une immense sensation de calme" de Laurine Roux

Froggeek's Delight :

Toute la semaine des directs jeux vidéo, talk show culturel, concerts en direct sur la FROGGY'S TV

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=