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Leaving Room  (Microculture / Carton Records)  avril 2015

Voilà. Je ne pensais pas me trouver ici à faire ça, mais j'y suis. Cédant à l'aimable insistance de David (et à l'attrait de l'argent, il ne faut pas se mentir), j'enfile donc le costume de chroniqueur. Me voilà donc en train de parcourir la longue liste des albums à chroniquer pour le délice des grenouilles. Par où commencer ? Je suis un peu perdu et je cherche un critère de sélection. Je décide finalement de faire le tri par label à la recherche des autoproduits. Quitte à chroniquer un album, autant donner de la lumière à ceux qui ont tant de mal à s'y faire une place. Et là, je tombe sur Carton Records. Carton carton carton, pour être précis. Ce petit label lyonnais au nom méthode Coué qui grimpe qui grimpe qui grimpe. Ils sont notamment responsables du premier EP de Jeanne Added et du récent et magnifique Odessey & Oracle and the casiotone orchestra. Pour soutenir ce projet, on trouve aussi le label Microcultures... je ne m'étendrai même pas, ça sent la perle sauvage.

Quel est donc cet album ? Leaving Room. De Laure Brisa. Voyons donc.

J'hésite. Comment aborder une première écoute pour une première chronique ? Faut-il d'abord se renseigner sur l'artiste et son parcours ? Aller jeter un oeil sur le site du label ? Ou simplement écouter sans a priori ? De toute façon, j'ai déjà un a priori positif, alors autant ne pas rajouter de pression à ce pauvre disque qui n'a rien demandé.

Play >

Laure Brisa fait partie de cette catégorie d'artistes qui racontent des histoires. La musique devient une simple technique (parfaitement maîtrisée) et les mots eux-mêmes ne sont plus que les modestes serviteurs d'une quête qui les dépasse. Une seule langue n'y suffit pas. Il faudra donc aller du français à l'anglais en passant par l'espagnol pour trouver un vocabulaire suffisamment riche pour conter l'univers de Laure Brisa. C'est logique. Il suffit de tendre l'oreille un instant pour se rendre compte que les expérimentations sonores de la dame ne peuvent tenir dans une seule culture. Les instruments classiques et traditionnels se mêlent aux machines électroniques dans des arrangements pointillistes souvent basés sur des ostinati (en rock on dit des riffs, mais là il y a des riffs de harpe…). Chaque instrument raconte un mouvement, une sensation, un décor. Ils s'envoient des notes les uns aux autres, tendant des fils sur lesquels les voix se posent dans un numéro d'équilibriste sans filet. De la matière sonore naît un véritable spectacle, une féérie d'autrefois, un conte d'aujourd'hui. On pense alors à Georges Méliès, à Philippe Decouflé ou Bartabas. Je pourrais lancer de grands noms comme autant d'étoiles dans le ciel de ce magnifique album, vous parler de Claire Diterzi, Erik Satie, Lhasa de Sela, Loïc Lantoine (moins évident, mais cherchez bien), mais je ne le ferai pas, ça n'aurait aucun intérêt. Je préfère vous laisser là et profiter de cet album jusqu'à la dernière goutte.

[] Stop

Comment vous dire qu'il faut écouter ce disque ? Bien sûr, chacun ses goûts, ses couleurs… Mais ce qui fait de nous des Hommes, c'est qu'on veut toujours découvrir autre chose. Et je vous promets que l'herbe est plus verte de ce côté.

Il y a depuis quelques temps un parfum agréable de bonne musique dans ce pays, on voit fleurir des artistes qui n'essaient pas de faire comme tel ou tel autre, qui n'écrivent pas des tubes (remplis de vide comme leur nom l'indique), ne cherchent pas la gloire. Des artistes qui explorent, qui content, qui osent, qui travaillent. Laure Brisa est de ceux-là et Guillaume de la Villéon, qui l'accompagne, aussi.

 

En savoir plus :
Le site officiel de Laure Brisa
Le Soundcloud de Laure Brisa
Le Facebook de Laure Brisa


Alex BBH         
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On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec
la captation
de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquilité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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