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Interview  (Paris)  25 mars 2005

Nous avions rencontrés Carlotta Clerici, il y a un an presque jour pour jour, pour nous présenter et nous parler de la démarche de la Compagnie du Théâtre Vivant dont elle est un des quatre mousquetaires. Le projet auquel elle consacrait alors toute son énergie était de monter sa seconde pièce "L'envol".

Aujourd'hui, "L'envol" est à l'affiche du Vingtième théâtre. Une pièce magnifique, riche, dense, humaniste qui nous invite à partager non seulement sa passion dans le théâtre mais également sa foi dans l'homme, les piliers de la philosophie du Théâtre Vivant.

Une vraie écriture au service de l'homme à laquelle les comédiens, dont Anne Coutureau et Yvan Garouel, deux autres mousquetaires, apportent leur "supplément d'âme" pour montrer l'homme à l'homme.

Deuxième interview donc d'une petite brune qui ne compte pas pour des prunes.

Votre pièce "L'envol" est actuellement à l'affiche. Il s'agit de votre seconde pièce qui est montée après "La mission" créée en 2002. S'agit-il de votre deuxième pièce en termes chronologiques ?

Carlotta Clerici : Je l'ai écrite après que le cycle de "La mission" se soit accompli. Après avoir mont ma première pièce, j'ai commencé à avoir des idées sur "L'envol". Et chronologiquement, je reprends un peu la même thématique sur le choix de vie, sur le sens de l'œuvre artistique en particulier, mais dans une optique différente. Quand j'ai écrit "La mission" j'étais dans une période de certitude et de grand enthousiasme alors que lors de l'écriture de "L'envol" j'étais dans une période de doute. Et pour cette pièce, je sens que je suis allée fouiller plus profondément

Cette pièce est-elle donc fortement autobiographique?

Carlotta Clerici : Oui, énormément. Je pense que l'on ne peut écrire qu'avec son vécu mais ici je l'ai fait de manière encore plus intense. Le lac est mon lac, le questionnement sur la motivation du départ est le mien, entre le fait de se laisser vivre dans un endroit très agréable et surtout protecteur, un endroit dans lequel on est né, dans le ventre maternel, et le fait de construire sa vie ailleurs en se battant pour imposer ses choix. C'est vraiment mon histoire. Je n'irai pas plus loin dans le détail mais c'est effectivement mon histoire. Les personnages sont des personnes que j'ai rencontrées et qui ensuite se sont superposées à la personnalité des comédiens pour lesquels j'ai écrit et mêlées à mon imaginaire. Mais il y a un base autobiographique très forte y compris pour le rocher de l'aigle.

La pièce est extrêmement dense, riche et aborde une multitude de thèmes. Quel retour avez-vous des spectateurs? Quels sont les thèmes qui les touchent davantage?

Carlotta Clerici : Il est vrai qu'il est difficile de résumer la pièce en trois mots car les thèmes sont imbriqués mais c'est ce que je recherche. Je cherche à montrer la vie dans tous ses aspects. Il y a une histoire principale, celle de Yann et d'Anna, mêlée aux petits drames du quotidien. Cela crée plein de pistes qui se croisent mais qui contribuent toutes, certes de manière non flagrante, à l'évolution de l'histoire et des personnages. Toutes ces choses convergent.

Quant au ressenti des spectateurs, c'est très varié. Le questionnement sur l'art touche beaucoup les gens du métier. L'histoire d'amour et le regret sur l'amour de jeunesse sont assez fédérateurs.

Cela a-t-il été facile de monter cette pièce?

Carlotta Clerici : Ça a été très difficile car il s'agit d'une pièce qu'on ne peut pas produire dans les conditions normales de production parce qu'il y a beaucoup de personnages. J'ai fait un choix qui a été d'écrire pour des comédiens que je connais et qui font partie de mon parcours dont aucun n'est véritablement connu du moins du grand public. Je ne sais même pas si j'arriverai à monter une pièce avec une tête d'affiche mais je n'essaie même pas car mon idée est d'écrire pour certaines personnes et de conduire le projet avec elles.

Mais cela rend tout horriblement difficile. Nous avons eu la chance de trouver le Vingtième théâtre qui est un théâtre municipal subventionné qui a pu prendre un risque sur un tel projet et qui a voulu le prendre. Car même le théâtre subventionné actuel ne s'ouvre pas sur de nouvelles écritures ou de nouveaux projet.

Dan ce théâtre la programmation est fixée longtemps à l'avance donc il n'y aura pas de possibilités de prolongations.

Carlotta Clerici : Effectivement. Le spectacle ne pourra même pas être repris puisque la programmation est ainsi faite que le programme change tous les ans et chaque spectacle est prévu pour 30-40 représentations. Il n'y a donc pas la logique du privé de continuer si cela marche. Mais nous espérons bien sûr pouvoir le reprendre ailleurs.

Avez-vous déjà d'autres projets d'écriture ou la production de "L'envol" a-t-elle monopolisé toute votre énergie et tout votre temps?

Carlotta Clerici : Ce projet a monopolisé toutes mes facultés, tout mon temps et toute mon énergie au point de m'épuiser. Mais j'ai quelques idées très très vagues. On ne peut donc pas encore parler d'un projet d'écriture mais ce qui me réconforte c'est que je me retrouve dans le même état que lors de l'exploitation de "La mission" où je me disais que je ne pourrais plus jamais écrire une autre pièce. J'avais cependant des prémisses d'idées et quand "La mission" s'est achevée, toutes les bribes éparses se sont réunies et mises en place. Donc j'ai l'espoir. Et j'ai très envie de continuer à écrire.

Dans cette pièce, trois des quatre membres de votre compagnie, la Compagnie du Théâtre Vivant, sont réunis.

Carlotta Clerici : Oui, c'est génial.

Il est difficile de vous voir tous les quatre réunis car si vous êtes tous les quatre metteurs en scène, Mitch Hooper et vous êtes auteurs et pas comédiens à l'inverse de Yvan Garouel et Anne Coutureau.

Carlotta Clerici : Oui, sauf à ce que je mette en scène une pièce de Mitch ou l'inverse. Ce serait un beau projet et…

…et ?

Carlotta Clerici : …pourquoi pas?

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de "L'envol"
L'interview de Carlotta Clerici en mars 2004

Pour en savoir plus sur la compagnie du Théâtre Vivant :

www.theatrevivant.com

Crédits Photos : Thomy Keat (Site officiel) Plus de photos sur Taste of Indie


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# 17 février 2019 : Presque le printemps

De Kafka à Kukafka, Miossec à Berlioz, il y a de quoi lire, voir, écouter cette semaine dans la petite sélection culturelle de nos chroniqueurs. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Gallipoli" de Beirut
"Ulysse et Mona" de Minizza
Rencontre avec Miossec autour de son album "Les Rescapés"
Une discographie d'Hector Berlioz par Jérôme Gillet
"Been meaning to tell you" de Ina Forsman
"4eme jour, Kan Ya Ma Kan" de Interzone
"A thousand days" de June Bug
EP de Bertille
"Morning room EP" de Catfish
"Souviens toi" de Laurent Montagne
"Blood siren" de Sarah McCoy
"Complètement flippé" de 16 Kat
et toujours :
"Persona" de Betrand Belin
"Les rivages barbelés" de Intratextures
"The mirror" de Nicolas Gardel et Rémi Panossian
"La révolte des couverts" de Wildmimi
"The sublime" de Yeruselem
"Aksham" de Aksham
"Last train" de Big Dez
"Tightrope EP" de Bigger
Caroline Loeb au Grand Point Virgule pour jouer "Comme Sagan" en live
Présentation du 11ème festival de Beauregard et de sa programmation
"Kalune EP" de Kalune

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Kafka sur le rivage" au Théâtre de la Colline
"Matin et Soir" au Théâtre de l'Aquarium
"J'ai pris mon père sur mes épaules" au Théâtre du Rond-Point
"Pourquoi dis, m'as-tu volé mes yeux" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Les membres fantômes" au Théâtre La Flèche
"Le bois dont je suis fait" au Théâtre de Belleville
"Peur(s)au Théâtre L'Etoile du Nord
"A vue" au Théâtre de la Tempête
"Merci" à La Folie Théâtre
"Barber Shop Quartet - Chapitre IV" au Théâtre Essaion
"Maria Dolorès y Habibi Starlight" au Café de la Danse
les reprises:
"Grande" au Centquatre
"Politiquement correct" au Théâtre de l'Oeuvre
et la chronique des autres spectacles à l'affiche en février

Expositions avec :

"Roux ! De Jean-Jacques Henner à Sonia Rykiel" au Musée Jean-Jacques Henner
et dernière ligne droite pour "Rodin - Dessiner Découper" au Musée Rodin

Cinéma avec :

le film de la semaine : "Le jeune Picasso" de Phil Bradsky

Lecture avec :

"Dans la neige" de Danya Kukafka
Interview de Nylso dans le cadre du festival de la Bande Dessinée d'Angoulême
"L'île longue" de Victoire de Changy
"La main noire" de Robert Vincent illustré des musiques de Anthony Reynolds
"Le manufacturier / responsabilité absolue" de Mattias Köpling / Jocko Willink & Leif Babin
"Sans compter la neige" de Brice Homs
"So sad today" de Melissa Broder
et toujours :
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Interview de Stella Lory dans le cadre du festival de la BD d'Angoulême
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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