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Spoken Machine  (Jumu / L'Autre Distribution)  mars 2015

Si c’était trop simple, ça ne serait pas intéressant. Anakronic pourrait être vulgairement rebaptisé : "les restes d’Anakronic Electro Orkestra". Mais non, ça reviendrait à tout faire en ligne droite, c’est ennuyeux, et soyez sûr qu’ils n’ont rien d’ennuyeux. Anakronic serait davantage une liqueur d’Anakronic Electro Orkestra, un meilleur concentré d’une savante distillation de ses aventures sonores avec une rappeuse américaine.

Anakronic, c’est une technologie de pointe dans l’art de mêler les genres, d’en tirer le meilleur pour le plaisir des oreilles. Dire que la musique passe pour une distraction, c’est lui accorder bien peu de crédit que de réduire Spoken Machine à de l’occupationnel acoustique. Franchement, je n’aime pas le rap, peut-être parce que je le fréquente trop peu et mal accompagnée, le rap n’est pour moi qu’une manière de cracher des mots avec fureur et sans aucune musicalité, je suis plus indulgente avec le hip-hop.

Sérieusement, au risque de passer pour une groupie baveuse, ce qu’Anakronic fait avec Taron Benson, une rappeuse américaine à la voix d’un pur malt aux couleurs ambrées, c’est chouette. Pas seulement chouette, c’est vraiment chouette.

Imaginez, une voix sortie tout droit de l’übermench de Nietzche, puissante et percutante, prête à écraser les plus faibles à grands renforts d’os broyés et de craquements de viscères, sans le côté gratuit d’un bain de sang panoramique. Associée à des guitares saturées, rythmée par un dubstep mécanico-spatial, des frottements et des crissements, des claquements et des cassures… mais en toute harmonie, englobée dans une logique musicale qui me dépasse et qui m’enchante.

On a du mal à croire que l’équipe est seulement constituée de la voix de Taron Benson, des machines et synthés de Mikaël Charry, de la clarinette de Pierre Bertaud du Chazaud, de la basse de Ludovic Kierasinski et de la batterie de Ghislain Rivera, auxquels s’ajoute des mixeurs.

C’est là que le talent déploie l’envergure de ses ramures, de la racine à la pointe de ses branches, rien ne dépasse, un peu comme de l’art figure un ordre méthodique dans une représentation chaotique. Anakronic rend le rap harmonieux, le hip-hop poétique et le dubstep fluide. La musique est intelligente, recherchée et sophistiquée. Spoken Machine respire l’audace et l’ingéniosité, l’album est en droit de revendiquer une vigoureuse originalité, poussant en dynamisme et à la liberté.

Un pseudonyme à la hauteur des génies qu’il abrite, Anakronic dépasse le son, l’élève et lui assure une intemporalité immortelle. Ne pas oublier Spoken Machine sur une île déserte, sa richesse fera bien plus que combler la solitude, elle fera éclore une fureur de vivre les sens grands ouverts.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Noise in Sepher de Anakronic Electro Orkestra
La chronique de l'album Anakronic / Krakauer de David Krakauer & Anakronic Electro Orkestra

En savoir plus :
Le site officiel de Anakronic
Le Soundcloud de Anakronic
Le Facebook de Anakronic


Nathalie Bachelerie         
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# 18 août 2019 : Au rythme des vacances

Petite édition toute en légèreté mais avec quelques belles choses à découvrir notamment pas mal de livres de la rentrée littéraire et une session du Flegmatic pour vous rafraichir les idées. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Time for a change" de Pokett
"Tone of musette" de Le Balluche de la Saugrenue
"Symi" de Symi
Une autre interview de Inspector Clouzo à Terre de sons, après notre rencontre avec The Inspector Clouzo lors de leur passage à Foreztival
et toujours :
"Onda" de Jambinai
"Fire" de Part Time Friends
"Simon Chouf & le Hardcordes trio" de Simon Chouf
"EP n°1" de The Reed Conservation Society

Au théâtre :

une nouveauté :
"What is love" au Théâtre de la Contrescarpe
des reprises
"La Chute" au Théâtre de la Reine Blanche
"Le corps de mon père" au Théâtre Essaion
"Louise Weber dite La Goulue" au Théâtre Essaion
et la chronique des spectacles à l'affiche en août

Expositions avec :

"Champs d'amours - 100 ans de cinéma arc-en-ciel" à l'Hôtel de Ville
et dernière ligne droite pour "Helena Rubinstein - L'Aventure de la Beauté" au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme

Cinéma avec :

"Roubaix, une lumière" de Arnaud Desplechin
"Thalasso" de Guillaume Nicloux
et Oldies but Goodies avec "Paris est toujours Paris" de Luciano Emmer en version restaurée

Lecture avec :

"Cavalier seul" de Fred & Nat Gévart
"Ce qu'elles disent" de Miriam Toews
"Cent millions d'années et un jour" de Jean Baptiste Andrea
"Chaque fidélité" de Marco Missiroli
"Où bat le coeur du monde" de Philippe Hayat
et toujours :
"Koba" de Robert Littell
"Back up" de Paul Colize
"La grande escapade" de Jean Philippe Blondel
"Un peu de nuit en plein jour " Erik L'Homme
"Une bête au paradis" de Cécile Coulon
"Une joie féroce" de Sorj Chalandon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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