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Théâtre du Rond-Point  (Paris)  mai 2015

Spectacle conçu et mis en scène par Victoria Thierrée-Chaplin interprété par Aurélia Thierrée, Jaime Martinez et Antonin Maurel.

"Murmures des murs" est un spectacle qui tient autant de la chorégraphie que du cirque, entre acrobatie, escalade de plans horizontaux, mime, fluidité des mouvements et disparition des corps. C'est aussi une illustration forte, et néanmoins poétique du syndrome délirant.

Elle doit partir. il est temps, l'immeuble commence à s'effondrer. Elle disparaît alors dans l'un des cartons de déménagement qui jonchent le sol.

Elle semble être poursuivie par l'un des déménageurs, mais également être recherchée par des hommes au visage cadavérique vêtus de noir. La perte du passé rattaché aux murs, dans lesquels elle a jusqu'à présent vécu, entraîne la peur d'être désintégrée. Ces hommes symbolise les angoisses d'anéantissement.

Le moi de l'héroïne commence à se cliver, qui tient en dehors de lui les aspects de son histoire qui n'ont pas été subjectivés, le non-dit et les images du passé, "le murmure des murs"

La nuit est presque permanente dans cette ville où les murs et les portes ne semble déboucher sur du vide. La négation du corps existe aussi, qui va jusqu'à flotter dans l'air. Une partie du moi de l'héroïne reste en contact avec la réalité et à travers le délire s'en construit une autre, jusqu'à une rencontre qui permettra à la jeune femme de reconstruire sa vie psychique.

Il y a tout au long du spectacle, par la mise en scène de Victoria Thierrée-Chaplin, un rythme et une fluidité des mouvements qui forcent l'admiration, oscillant entre course effrénée et chorégraphie millimétrée.

Les décors transformables et l'invention de monstres tels que le géant en papier-bulles ou l'homme à tête de soufflé entraînent le spectateur dans un univers personnel et angoissant. On regrettera cependant parfois des transitions laborieuses, le manque d'esthétisme ou les mécanismes trop visibles des illusions car on perd alors la magie et l'illusion.

Aurélia Thierrée a une parfaite maîtrise de son corps et anime les objets avec une belle dextérité. Le personnage de chef de chantier interprété par Antonin Maurel, s'étoffe jusqu'à devenir drôle et touchant en fin de spectacle.

Quant à Jaime Martinez, l'amoureux, il est rendu rayonnant par son goût de la danse. Il faut aussi saluer le travail de toute l'équipe en arrière de scène sans qui les changements rapides de décor et les illusions ne sauraient fonctionner.

Même si la magie n'opère pas durant la totalité du spectacle, l'univers créé par Victoria Thierrée-Chaplin, entre "La tête contre les murs" de Franju et "Dark City" d'Alex Proyas, diffuse autant de rêve et de poésie que d'angoisse.

 

Laurent Coudol         
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