Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Evelyne Gallet
Nuits blanches avec un hibou sage  (Samedi 14 / L'Autre Distribution)  mars 2015

C’est tout d’orange vêtue qu’Evelyne Gallet revient avec ce quatrième album : Nuits blanches avec un hibou sage. Après deux albums studios et un live, des concerts et des salutations de la critique. Evelyne Gallet a gagné plusieurs prix, dont un prix à Sémaphore en chansons, signe d’un son avant-gardiste et intelligent, et un prix Jacques Brel, signe d’une poésie acérée et viscérale. Nous sommes donc en droit d’exiger de l’audace et de la finesse dans ce quatrième bébé.

Je ne saurai dire pourquoi la pochette faite d’un fastidieux laçage d’une chaussure m’a interpellée, toujours est-il qu’il vit dans mes oreilles. Les premières notes sont un glouglou à cordes, la voix est rieuse et le ton cynique… délicieux.

Et les paroles ? En français évidemment. La langue du calembour et des jeux de mots. Comment ne pas penser aux "Vieux" de Brel avec "Les vieux amoureux" : "il s’étreignent à demi et s’accouplent qu’à moitié, ils se recroquevillent derrière le poids des ans", en toute tendresse. Evelyne Gallet n’écrit pas ses textes, et on ne lui en veut pas, elle est une formidable interprète pour des poètes contemporains (mais où les a-t-elle dénichés ?) et d’autres qui traversent les âges, comme le lapidaire "Les gens" de Matthieu Côte : "les gens font la gueule dans le métro, les gens ne savent plus en qui croire, les gens sont de plus en plus gros, les gens ne comprennent rien à l’art…".

D’un destin de vendeuse de lingerie : "on dit tout dans ces cabines d’essayage, comme un confessionnal tout en dentelles et voilages" ("Lingerie fine"), d’une triste troubadour : "Y’a que trois cordes à mon banjo pourri, une qui pleure, une qui rêve, une qui rit, celle qui pleure je fais semblant qu’elle rit, celle qui rêve j’en joue qu’dans mon pays" ("Dans mon pays"), d’une histoire d’amour entre un épouvantail et une hirondelle à la compréhension du punk : "comme la poule, le punk a une crête, mais on le dit plus évolué", de l’argent, du temps qui passe, des bébés, de sa vie de maman, Evelyne Gallet chante les facettes de son quotidien coloré.

Enregistré en conditions "scène", c’est-à-dire avec un seul micro et son orchestre, devant les spectateurs imaginaires du Train Théâtre après la fermeture, le son de l’album est différent, plus direct, plus cinglant, il correspond à l’univers de l’artiste : sans tomber dans le vulgaire ou l’insulte, elle décape des détails anodins avec la joie enfantine d’un cadet qui invente des pouvoirs magiques aux meubles anciens, ceux qu’on ne fréquente que par habitude mais qui s’avèrent de réels tremplins à la fantaisie. Entre pianos et accordéon, les paroles prennent le dessus sur la musique.

Un peu comme la fille qui se rêvait parisienne (ça me gêne, ça me gêne), qui le devient dans toute sa splendeur et ses vices, et qui finit par avoir des rêves bo-bo en forme de retour à la terre (et en méprisant ceux qui en viennent) : tondre des moutons loin de la pollution. Une ironie à laquelle Boris Vian ou Raymond Queneau auraient bien goûté. Marie-Paule Bel (Je ne suis pas parisienne !) prête son air à "Je n’suis pas" : "je n’suis pas économiste, ça m’attriste, ça m’attriste".

De la belle chanson française, fraiche, légère, audacieuse et complice, faisant la part belle aux clichés et aux a priori, dans la bonne humeur et la tendresse. Un beau moment de musique entre amis consentants.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album La fille de l'air de Evelyne Gallet

En savoir plus :
Le site officiel de Evelyne Gallet
Le Soundcloud de Evelyne Gallet
Le Bandcamp de Evelyne Gallet
Le Facebook de Evelyne Gallet


Nathalie Bachelerie         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
"L'homme au million ("The Million Pound Note") de Ronald Neame
des incontournables japonais :
des figures tutélaires :
"Tokyo drifter" de Seijun Suzuki
"A blind woman" de Teruo Ishii
et des plus jeunes :
"Mr Long" de Sabu
"Ichi, la femme samouraï" de Fumihiko Sori
et des raretés avec une sélection "Court metrage" :
"Le Chant du styrène" de Alain Resnais
"La chambre" de Chantal Akerman
"Pauline" de Céline Sciamma
"La traversée de l'Atlantique à la rame" de Jean-François Laguionie

Lecture avec :

"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin
et toujours :
"Le jour où Kennedy n'est pas mort" de R.J. Ellory
"Mauvaise graine" de Nicolas Jaillet
"Une immense sensation de calme" de Laurine Roux

Froggeek's Delight :

Toute la semaine des directs jeux vidéo, talk show culturel, concerts en direct sur la FROGGY'S TV

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=