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Arcade Fire
Funeral  (Rough Trade / PIAS)  février 2005

Il y a à peu près un an, des amis bien informés et établis au Canada m'avaient parlé de ce groupe qui commençait à affoler le milieu du rock alternatif nord américain.

Sur la foi d'une démo jouissive (désormais disponible aux concerts du groupe) un bon nombre de labels ont commencé à convoiter cette future poule aux œufs d'or…

Mes sources étaient sûres car un an après, le collectif canadien, montréalais pour être précis, est en passe de mettre l'Europe à genou avec un disque fourre-tout incroyable, dont la principale force est son côté difficilement classable. C'est certainement ce qui fait l'originalité de ce premier album.

Il mêle habilement des éléments classiques du rock indépendant nord américain (les Pixies en tête), du folk bancal ainsi qu'un brin de pop baroque et lyrique. Win Butler et Régine Chassagne, entité bicéphale de The Arcade Fire savent aussi s'entourer de collaborateurs talentueux et atypiques, qui aiment se donner une image austère et étrange sur les photos de presse.

Mais cela reste une façade, car il faut absolument voir ce collectif sur scène. Nombreux (dont le rédacteur de cette chronique) sont ceux qui on assisté ébahis et émerveillés aux assauts sonores et scéniques de ces montréalais… Mais revenons aux morceaux de ce disque. Il faut déjà passer outre ce titre en trompe l'œil, Funeral. Les rumeurs allaient bon train sur les enterrements qui ont accompagné l'enregistrement, comme quoi ce disque était une catharsis… Il n'en est rien…

Les morceaux qui peuplent cet album ne sont pas qu'une suite de requiem plombés. Bien au contraire. Bon nombre de morceaux font ripaille de la vie, comme le nerveux " Neighborhood 2 ( Laika)", qui rappelle les meilleurs guitares des Pixies. "Neighborhood 1" est une incroyable bouffée d'air frais, un morceau terriblement dansant pas si éloigné de New Order, tout comme ce "Rebellion".

"Une année sans lumières" est un morceau beaucoup plus apaisé, porté pas les paroles bilingues teintées de surréalisme. "Neighborhood n°4" s'inscrit dans un registre plus classique, même si le morceau sonne comme du folk maladif, rehaussé par un violon mélancolique. "Crown of Love" est une magnifique chanson d'amour et surtout un morceau à la beauté exaltée.

Funeral reste un disque déroutant, qui surprend constamment l'auditeur. Ces canadiens sont vraiment à l'exact opposé de leurs académiques et dogmatiques voisins du label Constellation et sont à rapprocher de l'effervescente scène de Toronto ( Broken Social Scene, Stars) et sa chatoyante mosaïque pop.

 

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# 30 novembre 2008 : une pluie de nouveautés

Le temps est à la pluie et au froid, raison de plus pour écouter de la musique ou vous octroyez un moment lecture bien au chaud chez vous, ou aller au théâtre et au cinéma.

Côté musique :

"Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon" de Get Well Soon,
"Hurricane" de Grace Jones,
"Xoxo Panda and the new kid revival" de Her Space Holliday,
"How we became" de Jeremy Warmsley,
"Ciné Magique" de Lily Frost,
"L'entredeux" de Marianne Dissard qui nous fait partager 4 titres en Froggy's Session,
"Bits" de Oxford Collapse,
Thomas Tantrum, Eugene McGuinness, Mr B the gentleman rhymer et Baddies à la Flèche d'or pour Rock is Dead #2
The Bellrays, Kabu Ki Buddah, Raymonde Howard et Second Sex au Fil de Saint Etienne
Et une nouvelle émission du Morceau Caché intitulée La biographie en temps réel

Au théâtre :

"Le songe d'une nuit d'été" aux Ateliers Berthier
"Othello" au Théâtre National de l'Odéon
"Les bouts de bois de Dieu" au Théâtre de la Tempête
"Gombrowiczshow" au Théâtre National de Chaillot
"Devant la parole" à la Maison de la Poésie
"Le repas" à la Maison de la Poésie
"Diagnostic" au Théâtre Daniel Sorano à Vincennes
"Les muses orphelines" à l'Aktéon Théâtre
"Mangiare" au Théâtre du Soleil
"Audimat" au Trianon
"Vu duo c'est différent" au Point Virgule
"Michel Hermon - Compagnons d'enfer" à la Péniche Opéra
et des reprises à ne pas rater : le Molière 2008 du meilleur spectacle seul en scène "Un monde fou" au Petit Théâtre de Paris avec Eric Métayer et une version savoureuse de "La flûte enchantée" au Théâtre des Mathurins

Expositions avec :

"Pollock et le chamanisme" à la Pinacothèque de Paris
"De Miro à Warhol - La collection Berardo à Paris" au Musée du Luxembourg

Lecture avec :

"Des néons sous la mer" de Frédéric Ciriez
"La mesure du temps" de Helon Habila
et dans la catégorie "Beaux livres" le catalogue de l'exposition "Picasso et les maîtres"

et du cinéma :

Edward au main d'argent de Tim Burton
un portait de Jason Statham
"Mesrine : L'ennemi public N°1" de Jean François Richet
"The duchess" de Saul Dibb
et "Vilaine" de Jean Patrick Bene et Allan Mauduit

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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