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Transfixiation  (Dead Oceans)  mars 2015

Si vous n'avez jamais écouté A Place To Bury Strangers, commencez par Transfixiation. Le quatrième album des New Yorkais aux sons brutaux, le deuxième signé sur Dead Oceans, ne déçoit pas les attentes.

"Supermaster" ouvre cet album dans une section rythmique wave, avec une batterie très précise et plusiers effets des pédales notoirement bricolés par eux-mêmes. La voix profonde d'Oliver Ackermann domine entre rythmes répétitifs, réverb, mur de guitares saturées shoegaze, spasmes électriques, et distorsions massives.

"What we don't see" et "Now it's over", avec la ligne de basse de Dion Lunadon qui célèbre Peter Hook, évoquent les Joy Division. Il est dejà loin le temps de leur premier album éponyme (2007), d'Exploiding Head (2008), avec le changement de line up entre Mofo et Lunadon au basse et Space et Gonzales à la batterie, dejà présents pour Worship (2012).

La section rythmique de "Straight", avec ses dissonances grinçantes, martèle un son saccadé avec une guitare diffractée. Dans ce sound nerveux arrive une pause sur "Lower zone", morceau instrumental à l’introduction tambourinée qui persiste jusqu'à la fin en accompagnant la catharsis de cet l'album à l'épaisseur bruitiste.

"Deeper" (enregistrée, avec "We've come so far", en Norvège avec l'aide d'Emil Nikolaisen du groupe Serena Maneesh) porte une étrange sensualité sonore à la Sonic Youth ("If you talk to me / you know you're gone / If you fuck with me / you know you're gone / I gotta get so deep / deeper sea, deeper than me").

On rencontre My Bloody Valentine sur "Love High" et "We've come so far". Au son nerveux de "Fill the void" fait suite le dernier morceau "I will die" où la colère devient un cri de rage répété d'Ackermann ("And I will die again and again, and again").

Leur dernière venue parisienne, le 13 avril au Divan du Monde, a été un super concert entre déflagrations soniques, distorsions noise, plusiers pédales enclenchées, délire sonore, et une diffusion d'ultra sons connue par les fans qui apprécient leur réputation de "groupe le plus bruyant de New York".

Oliver Ackermann dans une interview de Chris Bilton de Exclaim.ca disait : "On a essayé de capturer un son qui est proche de celui live des A Place To Bury Strangers live pour l'enregistrer, en expérimentant avec l'enregistrement de mille manières différentes, pour essayer de capturer ce sentiment. Certains morceaux ont été enregistrés alors que nous étions en train de les revoir."

Pour mieux écouter cet album, il faut chercher le prochain live des A Place To Bury Strangers !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

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En savoir plus :
Le site officiel de A Place To Bury Strangers
Le Bandcamp de A Place To Bury Strangers
Le Facebook de A Place To Bury Strangers


Paola Simeone         
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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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