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Interview  (Par téléphone)  juillet 2015

D’abord avec Diabologum puis Experience et maintenant en duo, Michel Cloup aura été pendant vingt ans un activiste de la cause rock. Alors que sort Nous vieillirons ensemble, Live à la Gaité Lyrique, rencontre avec un musicien d’exception…

Alors que ton disque Nous vieillirons ensemble, Live à la Gaité Lyrique vient de sortir quels souvenirs gardes tu de ce concert ?

Michel Cloup : Ce concert à Paris était très beau, un souvenir fort. Je me rappelle de l’après-midi, du montage, de la balance, d’une ambiance particulière, d’une chape de stress qui est montée en puissance pour finalement arriver sur scène et découvrir une salle bien remplie d’un public chaleureux. Nous avions joué quelques jours auparavant à Brest le même concert avec les invités (Pascal Bouaziz, chanteur-guitariste du groupe Mendelson ; Béatrice Utrilla, artiste-vidéaste, et Françoise Lebrun, comédienne) qui s’était déjà très bien déroulé mais à Paris, c’était encore un cran au-dessus, sans doute à cause de l’habituel stress de la capitale ! C’était un concert très intense, qui durait plus de deux heures donc assez éprouvant physiquement. Là, sur le disque, on en a gardé presque la moitié. Je me rappelle aussi le final dans la salle, avec Patrice, pour "Notre silence" tous les deux au milieu du public.

Et de la tournée en règle générale ?

Michel Cloup : Quand les gens me demandent si je suis en tournée en ce moment, je réponds que cela fait cinq ans que je suis en tournée quasi-permanente. On a beaucoup joué et c’est ce qui m’intéresse, parce que j’aime ça et que j’en ai besoin. Et puis on ne va pas se mentir, c’est majoritairement ce qui me permet de vivre de ma musique. Depuis que nous avons arrêté les concerts en duo, j’en fais en solo à droite à gauche. Là, je fais une pause de 3 mois. C’est beaucoup de fatigue mais aussi beaucoup de très bons souvenirs. Ce que j’apprécie avec la formule duo, c’est que l’on joue aussi bien dans de grandes salles que dans des petits lieux plus intimistes, dans de nombreux contextes différents : des clubs Rock, des lieux d’expos, des cinémas, des théâtres, dans de toutes petites villes aussi parfois…

Pour toi, la scène est le lieu des possibles ?

Michel Cloup : Ecrire des chansons juste pour les enregistrer ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse c’est l’interaction, le voyage, rencontrer des gens, aller dans des villes que je connais déjà ou que je découvre, aller au devant de publics différents. J’aurais du mal à imaginer faire autre chose. Ce n’est pas une obligation, loin de là, c’est un plaisir et c’est très inspirant.

Comment prépares-tu les concerts ?

Michel Cloup : Sur la fin avec Patrice, on ne répétait plus du tout. Après 15 ans de collaboration, ce n’était plus nécessaire… A la limite, je répète plus quand je fais des concerts en solo parce que c’est une forme différente. La préparation, le gros du travail, se fait au moment de l’écriture des nouvelles chansons. Pour la série de concerts dont est issu le live, il y avait des temps de résidence dans les salles pour la mise en place du son et des lumières.

Aujourd’hui, j’aime bien m’adapter au lieu et au contexte, ne pas jouer tout le temps la même chose. Par exemple, envoyer des décibels dans un festival ou dans un contexte différent lever le pied, jouer un peu plus calme.

Sortir un album live prend donc tout son sens…

Michel Cloup : Absolument ! J’avais vraiment très envie de sortir un album live avec cette formule en duo depuis le début du projet. Il se trouve que là nous avions l’opportunité de récupérer les pistes séparées du concert à la Gaité Lyrique et cela permettait de sortir un album live mixé. Tous les enregistrements que j’avais jusque là n’étaient vraiment pas terribles. Du coup, c’était vraiment l’occasion et une bonne raison de sortir ce disque. Et puis c’était aussi une bonne façon de clôturer les 4 années duo avec Patrice.

Pourquoi le concert n’est pas dans son entier ?

Michel Cloup : Il durait plus de deux heures. Il aurait fallu sortir un coffret 4 vinyles et ce n’était absolument pas envisageable financièrement et franchement, tout n’était pas forcément intéressant à sortir. Il a fallu faire des choix. J’avais envie d’un disque qui reflète les deux albums plus les featuring avec Françoise et Pascal. Rendre un peu compte du concert mais en élaguant. Et puis deux heures de musique, je trouve que cela fait beaucoup. C’est une édition limitée, pour les gens qui nous connaissent déjà.

La formule en duo semble te convenir puisque tu repars pour ton prochain disque avec la même formule…

Michel Cloup : Quand Patrice a quitté le navire, je me suis posé la question de savoir si j’allais repartir sur une formule un peu différente. J’ai joué dans des groupes pendant 20 ans et c’est vrai qu’aujourd’hui, je me suis tellement habitué à travailler seul ou juste avec un batteur… des nouvelles chansons sont arrivées, cela fonctionnait très bien comme cela. Et puis Julien, le nouveau batteur, amène un truc un peu différent par rapport à Patrice. On est dans une certaine continuité mais avec une petite évolution. Et au final, cela me convient bien. Je ne trouve pas que cela me limite dans ce que je veux faire. C’est vraiment une formule qui me va bien, cette souplesse, cette liberté. Les morceaux se mettent plus vite en place, c’est plus facile pour tourner, c’est plus pratique… Il y a vraiment de nombreux avantages. Je m’y suis habitué et je n’ai pas vraiment envie de retomber dans une configuration de groupe classique. J’ai vraiment l’impression d’en avoir fait le tour. Peut-être que dans quelques années j’aurais à nouveau envie de fonctionner dans une formule en trio ou à quatre, mais pas pour l’instant.

Justement le fait d’avoir changé de batteur a-t-il changé ta façon d’écrire des chansons ?

Michel Cloup : Non. Ce qui se prépare est dans la continuité de ce qui avait été fait avant. Après, effectivement, j’avais des envies précises qui vont dans le même sens que celles de Julien et qui collent avec ce qu’il est artistiquement. Donc s’il y a du changement, ce n’est pas juste dû au changement de batteur mais plutôt à une émulation collective. Pas une révolution, juste une évolution.

 

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L'interview de Experience (mars 2004)
L'interview de Expérience (février 2006)

En savoir plus :
Le site officiel de Michel Cloup
Le Bandcamp de Michel Cloup
Le Myspace de Michel Cloup
Le Facebook de Michel Cloup

Crédits photos : Cédric Chort (Toute la série sur Taste of Indie)


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# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
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"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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