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puce Camille, mon envolée
Sophie Daull  (Editions Philippe Rey)  août 2015

Dangereux, et même mortel, d'être malade en décembre, le mois de la grippe, et de plus la semaine de Noël...

Un médecin traitant qui se contente d'un diagnostic au téléphone, un médecin d'urgence débordé et optimiste, une interne qui "suit le protocole" sans même envisager une investigation élémentaire telle une prise de sang, une ambulance dotée d'une bouteille d'oxygène mais sans le masque ad hoc, et une jeune fille de seize ans décède après quatre jours de fièvre très élevée et d'intenses douleurs paralysantes qui n'alarment que ses parents.

Des parents impuissants, sous le choc de l'état de leur fille unique qui se dégrade au fil des heures, malgré l'administration du médicament "miracle" prescrit par tous, un ordinaire antalgique à base de paracétamol, puis sidérés par son décès.

Cette tragédie est "une histoire vraie" selon la terminologie journalistique, celle de Camille, la fille de la comédienne Sophie Daull qui cherche à savoir, pour comprendre, mais sans quête de responsabilités, au demeurant les principaux "intervenants" prenant soin de se dédouaner par anticipation dès qu'ils sentent le vent du boulet déclenché par l'autopsie, comment une "adolescente à l'inaltérable santé" a pu être si rapidement décimée.

Sophie Daull est une femme de mots, les mots des autres qu'elle reprend à son compte sur scène, de Racine à Carole Thibaut ("Pompée", "Les petites empêchées - Histoires de princesses"), puis les siens par lesquels elle va, engluée dans "la géante orgie de malheur" des jours qui suivent, poser sur le papier la "sinistre chronologie" de la maladie, de l'agonie et de la mort, se sentant investie d'une mission, d'un devoir envers sa fille.

Mais l'entreprise scripturale se poursuit pour raconter "l'après", quand au réveil de nuits médicamentées qui ressemblent à des comas, "il faut s'étonner encore, comme à chaque réveil, d'être en état de continuer à vivre, d'exister".

Une entreprise qui change de nature, de fonction et de destinataire puisqu'elle au-delà du dépassement de la douleur, du devoir de mémoire et du culte du souvenir.

Au témoignage intime et privé adressé à l'enfant mort succèdent, malgré la volonté affirmée de l'auteure de "se garder du requiem égocentré", "cent cinquante pages de béquilles en me souvenant de ce que tu aimais en moi" qui constituent un journal exempt du "sirop de deuil un peu gluant, poème pompeux, élégie larmoyante" et essentiellement autocentré qui traduit déjà, par certaines assertions, la volonté de cette dernière d'en faire un objet littéraire et la conscience d'un possible lecteur.

Ce que confirme la publication des récits, sous la qualification de "roman", dont l'artificialité de la présentation croisée en chapitres alternés brise la chronologie des émotions et altère quelque peu l'empathie du lecteur, et le titre "Camille, mon envolée" qui s'inscrit dans un registre très classique - et usité - des thématiques du deuil et de la mort comme acte fondateur de l'entrée en littérature, au demeurant signifiées par le double sens du terme "envolée".

 

A lire sur Froggy's Delight :
La chronique de "La suture" du même auteur


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# 24 mai 2020 : Culture pour tous !

Toujours pas de festival, de théâtre, de concert, et autres ouvertures de lieux de réjouissances diverses sinon quelques passe droits pour les amis de Manu. En espérant que tout rentre dans l'ordre et que l'on retrouve le plaisir du spectacle vivant bientôt. Soyez prudents, sortez couverts et restez curieux !

Du côté de la musique :

Interview de Roman Rappak autour de son nouveau projet Miro Shot
"Par défaut" de Antoine Hénaut
"Three old words" de Eldad Zitrin
"Night dreamer direct to disc sessions" de Gary Bartz & Maisha
"Mareld" de Isabel Sörling
"Miroir" de Jean Daufresne & Mathilde NGuyen
"Self made man" de Larkin Poe
"Notre dame, cathédrale d'émotions" de Maitrise Notre Dame de Paris
"Enchantée" de Marie Oppert
"Miroirs" de Quintet Bumbac
et toujours :
"Chante-nuit" de Facteurs Chevaux
"9 songs" de Pierre
"Sex education" de Ezra Furman
"Cage meet Satie" de Anne de Fornel et Jay Gottlieb
Interview de Batist & the 73' réalisé à l'occasion de son live Twitch dont des extraits accompagnent cette entretien
"Hundred fifty roses" de Dune & Crayon
"F.A. Cult" de Hermetic Delight
"Love is everywhere" de Laurent Bardainne & Tigre d'Eau Douce
"Hum-Ma" de Les Enfants d'Icare
"Spirals" de Sébastien Forrestier

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Frida jambe de bois" de Pascal Rinaldi en vidéo
le diptyque Arne Lygre mis en scène par Stéphane Braunschweig :
"Je disparais" en vidéo
"Rien de moi" en vidéo
des comédies :
"Alors on s'aime"
"L'Appel de Londres"
"Hier est un autre jour"
du divertissement :
"On ne choisit pas sa famille"
"Double mixte"
du vaudeville avec "Le Système Ribadier"
du côté des humoristes :
"François Rollin - Colères"
"La Teuf des Chevaliers du fiel"
"Franck Duboscq - Il était une fois"
Au Théâtre ce soir :
"Le canard à l'orange"
"Le prête-nom"
"Deux hommes dans une valise"
des classiques par la Comédie française :
"Le Petit-Maître corrigé" de Marivaux
"Cyrano de Bergerac" d"Edmond Rostand
et aller à l'opéra pour :
"Fortunio" d'André Messager
"Falstaff" de Verdi

Expositions avec :

les visites commentées par les commissaires d'expositions qui se sont tenues au Musée Jacquemart-André :
"Hammershøi, le maître de la peinture danoise" en vidéo
et "La collection Alana - Chefs-d'oeuvre de la peinture italienne"
partir en province pour découvrir en images le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg
et le Musée des Beaux-Arts de Nancy
puis en Europe en Espagne le Musée national Thyssen-Bornemisza à Madrid
en Allemagne au Städel Museum à Francfort
ailleurs au Brésil à la Pinacothèque de Sao Paulo
et au Japon au Ohara Museum of Art à Kurashiki
avant de revenir dans l'Hexagone pour une déambulation virtuelle dans le Petit Palais

Cinéma at home avec :

du drame : "Aime ton père" de Jacob Berger
de l'espionnage : "Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
du thriller : "The Unseen" de Geoff Redknap
du thriller fantastique avec "La Neuvième Porte" de Roman Polanski
du divertissement :
"Cassos" de Philippe Carrèse
"Promotion canapé" de Didier Kaminka
"Les Frères Pétard" de Hervé Palud
de glorieux péplums italiens avec Steve Reeves :
"Les Travaux d'Hercule' de Pietro Francisci en VO
"La Bataille de Marathon" de Jacques Tourneur, Mario Bava et Bruno Vailati en VF
du western :
"L'Homme aux colts d'or" d'Edward Dmytryk
"Chino" de John Sturges
au Ciné Club, du cinéma français des années 30 :
"Mister Flow" de Robert Siodmak
"La Banque Némo" de Marguerite Viel
"Les amours de minuit" d'Augusto Genina et Marc Allégret
"Ces messieurs de la santé" de Pierre Colombier
et des films récents en DVD :
"Deux" de Filippo Meneghetti
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"La Dernière vie de Simon" de Léo Karmann

Lecture avec :

"J'aurais pu devenir millionnaire, j'ai choisi d'être vagabond" de Alexis Jenni
"Les Beatles" de Frédéric Granier
"Washington Black" de Esi Edugyan
et toujours :
"Là où chantent les écrevisses" de Delia Owens
"Les lumières de Tel Aviv" de Alexandra Schwartzbrod
"Faites moi plaisir" de Mary Gaitskill
"La chaîne" de Adrian McKinty
"Incident au fond de la galaxie" de Etgar Keret

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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