Musique   Théâtre   Expos   Cinéma   Lecture   Bien Vivre
  Galerie photos   Nos Podcasts
 
Activer le mode recherche avancée
Accueil
 
Anne Coutureau
Interview  (Paris)  25 mars 2005

Anne Coutureau, comédienne et metteur en scène fait partie de la Compagnie du Théâtre Vivant.

Elle est actuelement à l'affiche d'une production Théâtre Vivant, "L'envol" qui permet de réunir deux autres des membres fondateurs : Carlotta Clerici, auteur et metteur en scène de la pièce, et Yvan Garouel, comédien qui lui donne la réplique.

Lumineuse, elle incarne Anna, qui est comédienne comme elle et qui revenant sur les lieux de son enfance, est assaillie de doute quant à son choix de vie.

Il était bien évidement tentant de lui demander quelles étaient ses affinités avec ce personnage.

Dans "L'envol", vous êtes Anna. Comment la présenteriez-vous?

Anne Coutureau : Anna est prise dans un moment de sa vie en crise. C'est une jeune femme d'une trentaine d'années, qui fat de la télé et qui est née au bord d'un lac en province et qui a quitté depuis 10 ans sa famille, ses amis, son lieu d'enfance pour faire carrière dans le théâtre à Paris. Au bout de dix ans, elle fait surtout de la télé et revient sur les lieux de sa jeunesse. Je pense que le fait de partir et de revenir au bout de dix ans crée forcément avec le retour à l'enfance une sorte de bilan. Elle se retrouve donc face à ces dix années qu'elle vient de vivre.

Et elle s'aperçoit qu'elle n'est peut être pas si heureuse, que ce qu'elle a construit ne correspond pas vraiment à ce qu'elle voulait, ce dont elle rêvait à 20 ans, et c'est normal parce qu'à 20 ans on rêve et ensuite on vit. Et c'est donc un moment de sa vie où elle est très déstabilisée et très fragilisée. Elle revoit aussi un homme qu'elle a connu quand elle était plus jeune ce qui achève de la bouleverser. Donc c'est d'abord un moment de crise qui va assez loin.

Y a-t-il des similitudes entre Anna et vous?

Anne Coutureau : A priori, non. Je ne me reconnaissais pas tellement dans le personnage à la lecture de la pièce. Ensuite , au cours du travail, on travaille à s'approprier les personnages. Elle est devenue proche de moi ou je suis allée vers elle, je ne sais pas dans quel sens cela s'est produit. A force de travailler les personnages, de les nourrir de ce que l'on est et surtout comme au début on part de rien, enfin d'une situation et d'un dialogue, on se met beaucoup beaucoup dedans et au fur et à mesure on voit ce que l'on peut garder de soi, accentuer, retrancher ou imaginer. Et tout cela crée le personnage.

Mais si Carlotta Clerici a pensé à moi en écrivant la pièce c'était plus pour nourrir son imaginaire de manière concrète pendant l'écriture car elle voyait les comédiens qui joueraient la pièce. Et peut être lui a-t-on inspiré des possibilités par rapport à nos propres natures mais je crois surtout qu'elle s'est beaucoup mise dans chaque personnage, celui d'Anna compris. Car comme Anna, Carlotta a quitté son lieu d'enfance, son pays même.

Dans la pièce est posé la thématique du choix qui est toujours douloureux et du regard jeté en arrière au moment du bilan pour apprécier la pertinence du choix. Vous situez-vous dans cette démarche?

Anne Coutureau : Personnellement, non. Je ne suis pas du tout nostalgique, surtout qu'à 20 ans j'étais moins heureuse qu'aujourd'hui. Et j'ai toujours vécu à Paris donc le poids du déracinement m'est totalement étranger. De plus, je n'avais pas tellement d'illusions ou je les ai gardées. Et à 20 ans je ne connaissais pas vraiment le métier, le théâtre. Je n'ai aucun regret quand je regarde en arrière.

Je suis surprise bien sûr de voir que la vie passe vite et qu'en même temps si on prend un laps de temps de dix ans quand je vois tout ce qui s'est passé, je me dis que si les dix prochaines années entraînent autant de bouleversements…. Je suis trop jeune encore peut être. Peut être y a-t-il un âge où penser au passé donne un goût d'échec ou de remise en question douloureuse. Mais pour le moment je ne l'éprouve pas.

Avez-vous d'autres projets après "L'envol" ?

Anne Coutureau : Je n'ai pas de projets concrets en ce moment.

Et la lecture de la pièce de Feydeau "Je ne trompe pas mon mari" dont vous avez donné une lecture au Théâtre du Nord-Ouest en décembre 2004?

Anne Coutureau : Il s'agit d'une lecture d'une pièce de Feydeau que j'aime beaucoup et dont je referai une lecture un peu plus poussée cet été à la Foire Saint Germain le 12 juin 2005.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de "L'envol"
La chronique de la lecture de "Je ne trompe pas mon mari"
L'interview d'Anne Coutureau en mars 2004

Pour en savoir plus sur la compagnie du Théâtre Vivant :

www.theatrevivant.com

Crédits Photos : Thomy Keat (Site officiel) Plus de photos sur Taste of Indie


MM         
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de "L'envol"
La chronique de la lecture de "Je ne trompe pas mon mari"

• A voir aussi sur Taste of Indie :

Galerie de Clerici Coutureau Garouel


# 28 juin 2009 : Drôles de drames

Notre enfance à été bercée par ses passages télé, mais cette semaine elle s'est éteinte dans l'indifférence générale, sans pouvoir lutter, même dans la mort avec le plus grand chanteur de variété de tous les temps. Farah Fawcett est morte, il nous restera quelques mémorables épisodes de "Drôles de dames" en souvenir, à regarder entre deux hommages à Bambi, le chanteur blanc qui voulait faire de la musique noire ... ou l'inverse, je ne sais plus bien...

Mais trève d'hommage, voici le programme de cette première semaine estivale

Côté musique :

"Love gone bad" de Bad Mama Dog,
"I'm OK" de Gablé,
"God help the girl" de God Help the Girl,
"Lord Cut-Glass" de Lord Cut-Glass,
"The Atlantic Ocean" de Richard Swift,
"Oh my god, Charlie Darwin" de The Low Anthem,
"Evenfall" de Sébastien Schuller qui nous en parle en interview,
un petit Ni vus Ni connus avec les compilations War Child Heroes et Dark was the night
Berline 0.33 et Enablers à la Malterie de Lille,

Côté théâtre :

"Erase-e(X) au Théâtre des Abbesses
"Kvetch" au Théâtre Le Lucernaire
"La cruche cassée" au Théâtre 13
"Répertoire" au CNSAD
"Chaos debout " au Théâtre 13
"Le malade imaginaire" au Théâtre Le Lucernaire
"Tendre et cruel, Hercule" au CNSAD
et en reprise tout l'été "Gustave Parking - De mieux en mieux pareil" au Théâtre Trévise

Expositions avec :

"Le jardin de Monet : l'invention d'un paysage" au Musée des Impressionnismes à Giverny
le Festival International des Jardins à Chaumont-sur-Loire
L'art carcéral à la Biennale d'Art contemporain de Venise avec la France et la Suisse

Lecture avec :

"Le chant du bourreau" de Norman Mailer
le catalogue du Festival international des jardins 2009
"Vive La Peinture" par VLP
"Je suis noir et je n'aime pas le manioc" de Gaston Kelman,
"Farouche à quatre feuilles" de André Breton, Lise Deharme, Julien Gracq et Jean Tardieu,
"Laura" de Laurent Herrou,
Une interview de Erik Rémès

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

 

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008