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La Bellevilloise  (Paris)  samedi 26 septembre 2015

Rakia, la confirmation

De l’heureux hasard qui me fit rencontrer Rakia aux Francofolies de La Rochelle, en juillet dernier, et du coup de cœur musical qui s’en suivit, j’ai voulu voir ce qu’il en restait si je la retrouvais dans Paris, loin de tout esprit de voyage. C’est dans une salle de concert-restaurant que le rendez-vous était donné, le 26 septembre à La Bellevilloise de Ménilmontant. De prime abord, le cadre chaleureux invitait là aussi et à sa manière au dépaysement : un décor de guinguette dans les arbres (et inversement, des arbres dans une guinguette : à l’intérieur vous mangez en entourant de vrais oliviers) avec un mobilier mêlant cuirs, bois, velours ou métaux venus d’un autre âge. Des lumières indirectes artificielles tutoient une verrière qui invite à une certaine "respiration", mi-chlorophylle, mi-stellaire.

La scène n’est pas vraiment en hauteur, tout au plus celle d’une marche. Le public est avant tout venu rejoindre des amis pour boire un verre ou se restaurer. Il est donc là pour échanger avec son voisin, remplir son ventre de douceurs salées ou sucrés, au mieux avec un "fond" musical qu’il aura choisi d’écouter ou d’entendre.

Pas de rampe de spotlight, pas de régie et ingé son, ou du moins pas en apparence, pas d’enceintes volumineuses desquelles me rapprocher (d’ordinaire, j’aime bien me tuer les tympans et faire exploser mes cellules quand la musique me parle directement !). Le "live" semble vouloir être livré ici, brut de brut, avec une guitare posée au sol et un simple micro sur pied… de "l’acoustique" sans doute, pour ceux qui parleraient "professionnel de la profession" !

Pour l’artiste qui se produit, c’est les yeux dans les yeux et le public qu’il soit attentif ou non ne peut pas être ignoré car il n’est pas plongé dans l’obscurité. Il faut l’affronter de face et de bout en bout.

Au moment où Rakia arrive sur "scène" et se saisit de sa guitare, il y aurait fort à parier qu’à peu près 20% de la clientèle a remarqué que quelque chose était en train de se passer… Le set débute à 20h45 dans la douceur avec le titre "Honey". La douceur est bien côté scène, côté salle c’est plutôt percussions de couverts et tintements de verres, solos de voix entremêlées ponctuées de quelques rires ou exclamations sans aucun lien direct avec l’artiste qui joue déjà son troisième morceau.

Rakia demande du retour pour entendre sa voix mais sans succès apparent… La demoiselle ne se décourage pas. Elle est bien présente, au milieu de cette foule bruyante. Entre chaque titre, la petite Normande (originaire de Caen) monte à l’abordage, invective cet océan de trouble indifférence, parle de sa vie, de ce qu’elle met dans ses chansons et "si ça ne vous intéresse pas et bien tant pis pour vous !". Elle n’est pas là pour ramer en toute indifférence, loin de là. Elle est venue pour conquérir une Terre, ça se ressent, ça se voit, bien décidée à embarquer avec elle tous ceux qui se montreront suffisamment réceptifs : et ça fonctionne ! Les premières notes de son titre "La Chaleur" se font plus fortes, plus percutantes et il semblerait dès lors que plusieurs moussaillons aient envie de participer au voyage… des mains battent maintenant la mesure, jouant les percussions absentes mais complices, presque parfaites, d’un morceau qui les vaut bien.

S’enchaînent : "Sun", "Distorting Glass", comme des prophéties venues s’imposer dès lors. L’anglais se mélange au français, particularité troublante de cette auteur-compositeur-interprète, mais les sourires affichés parlent tous la même langue et le cœur semble avoir pris le pas sur l’estomac des convives transformés en un auditoire attentif et investi.

C’est alors  "Among the crowd"… un clin d’œil qui tombe à point nommé, puis "Face à Vous" et enfin "Songes"… tout un concert qui tient bon la barre et le vent, attrape tous les éléments dans sa course pour nous emmener sur une "voix" plus que mature, qui raconte une histoire à elle toute seule, vers une lumière et une profondeur qui nous ouvre à un univers hors du commun. Quelle leçon !

De mémoire de Bellevillois, il n’y eut pas souvent de "rappel" dans cette salle et pourtant, ce soir Rakia dût revenir pour interpréter  "La Chaleur" ! Je pense qu’elle a tout donné et je pense que tout a été bien reçu : en tous cas, elle nous a embarqué sans port, sans bateau, sans vague, juste avec sa guitare, sa voix et son sourire.

Merci Rakia pour ce deuxième voyage. Vivement le prochain !

 

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Rakia en concert au Festival Les Francofolies de La Rochelle #31 (édition 2015)
Rakia en concert au Festival Les Francofolies de La Rochelle #32 (édition 2016)
L'interview de Rakia (août 2015 )

En savoir plus :
Le site officiel de Rakia
Le Soundcloud de Rakia
Le Facebook de Rakia

Crédits photos : Juliette Denis & Marie Destouet


Marie Destouet         
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# 16 février 2020 : Pour les amoureux de culture

La Saint Valentin est passée. Nous espérons que vous avez pioché des idées de cadeaux culturels dans notre sélection de la semaine dernière. Ceci dit il n'y a jamais assez d'occasions de faire plaisir, alors voici une nouvelle sélection qui saura vous séduire. C'est parti !

Du côté de la musique :

"Monolithe" de Octave Noire
"Origenes" de Sotomayor
"Perdida" de Stone Temples Pilots
"Endless voyage" de Sunflowers
"Brothers in ideals" de The Inspector Clouzo
"Come on in" de Thorbjorn Risager & The Black Tornado
"Bury the moon" de Asgeir
"The wall single" de Fontiac
"M. I. A." la 10ème émission de Listen in Bed à écouter en ligne
"Cailloux & météores" de Mira Cétii
"Ghosts" de Mokado
Frustration & The Jackson pollock au Fil de Saint Etienne
et toujours :
"I become a beast" de Caesaria
"Hopetown" de Claudial Solal et Benoit Delbecq
"L'îlot" de Cyril Adda, à retrouver aussi en session
"Granados Goyescas" de Jean Philippe Colard
"On both sides of the atlantic" de Jon Bouteiller
"Lovers" de Kid Francescoli
"Ooh Hah" le mix numéro 10 de Listen in Bed
"Show no mercy" de Loki Lonestar
"Cailloux & météores" de Mira Cétii
"Simido" de Moonlight Benjamin

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"La Collection" au Théâtre L'Etoile du Nord
"Correspondance avec la mouette" au Théâtre Les Déchargeurs
"Ni couronne ni plaque" au Théâtre de Belleville
"Dans les forêts de Sibérie" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Hedda" au Théâtre de Belleville
"Roi du silence" au Théâtre Les Déchargeurs
"Aime-moi" au Théâtre de Belleville
"Mon Olympe" au Théâtre de Belleville
"Ciel, mon Paris !" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Les Faucheuses" à la Comédie Nation
"Le petit résistant illustré" au Théâtre Essaion
des reprises :
"Huis Clos" au Théâtre Dejazet
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"What is love" à la Divine Comédie
"Ah ! Félix (n'est pas le bon titre)" au Trois Baudets
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Expositions avec :

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"Picasso - Tableaux magiques" au Musée national Picasso
"Luca Giordano - Le triomphe de la peinture napolitaine" au Petit Palais
"Le Rêveur de la forêt" au Musée Zadline
"Du Douanier Rousseau à Séraphine - Les grands maîtres naïfs" au Musée Maillol
"Le Marché de Art sous l'Occupation 1940-1944" au Mémorial de la Shoah

Cinéma avec :

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Lecture avec :

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