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puce Fantastique ! Kuniyoshi, le démon de l'estampe
Petit Palais  (Paris)  Du1er octobre 2015 au 17 janvier 2016

Organisée par le Petit Palais, le Musées des Beaux Arts de la ville de Paris/Paris Musées et Nikkei Inc, l'exposition "Fantastique ! Kuniyoshi, le démon de l'estampe" propose de découvrir le quatrième mousquetaire de l'âge d'or de l'estampe japonaise.

En effet, trois noms, se sont illustrés dans cet art qui a perduré du début du 17ème au milieu du 19ème siècle et a influencé les artistes occidentaux avec la vogue du japonisme.

Ceux de Utamaro, le maître du portrait, Hokusai, le fou de dessin, et Hiroshige, le maître du paysage, résonnent dans la mémoire collective éclipsant celui de Kuniyoshi, contemporain de Hiroshige et formé à la même école Utagawa.

Riche de près de trois centaines d'oeuvres provenant essentiellement d'une collection particulière japonaise et conçue par Yuriko Iwakiri, commissaire scientifique, et de Gaëlle Rio, conservateur au Petit Palais, cette exposition monographique révèle la virtuosité cinétique de son oeuvre considéree comme une source d'inspiration majeure de l'art contemporain nippon notamment des arts visuels.

Les commissaires ont opté pour une présentation thématique pour "mettre en lumière la variété stylistique et l’imagination sans limite de l’artiste" dans une très sage scénographie de Didier Blin.

Celle-ci, avec des cimaises en camaïeu tonal en harmonie avec les lignes de force de l'esthétique japonaise, privilégie l'épure et la sobriété qui, nonobstant la modulation de l'accrochage, n'est pas vraiment en synergie avec le style exubérant et ludique de Kuniyoshi..

Et cette présentation académique ne parvient pas, surtout dans les dernières salles à rompre la monotonie visuelle souvent attachée à la monstration des oeuvres graphiques.

Cela étant, l'architecture en ligne de fuite et le chromatisme des premières salles incitent à une déambulation attentive qui permet au visiteur de s'immerger dans un univers attactif par sa modernité formelle et donc, largement addictif.

Kuniyoshi, du monde flottant à l'héroic fantasy

Le choix du parcours thématique s'avère également très classique mais ce n'est pas par les sujets traités que Kuniyoshi se distingue de ses homologues car, comme eux, il a pratiqué tous les genres de l'estampe - qui correspondent aux genres picturaux, tels le portrait, le paysage et même la peinture d'histoire avec sa déclinaison nippone qu'est l'illustration du roman d'aventure - qui correspondant à la demande d'une société hédoniste.

Toutefois, ce parcours didactique comporte, comme pour la récente rétrospective "Hokusaï", une omission en ce qui concerne la peinture de genre, et non des moindres en raison de l'importance de sa production, celle du "shunga", l'image du printemps, relatif à l'estampe érotique, dans laquelle Kuniyoshi a également oeuvré comme l'a montré l'exposition "L'art de l'amour au temps des geishas" qui s'est tenue également en 2014 à la Pinacothèque de Paris.

Ce qui caractérise Huniyoshi, et le démarque, c'est son style constitué par un répertoire iconographique foisonnant, un traitement expressif et éminemment ludique et une composition cinétique qui témoigne d'un art du cadrage narratif qui fait merveille dans l'illustration du roman d'aventure.

Un style qui trouve son épanouissement dans ce registre littéraire placé sous le signe du fantastique et de l'aventure héroïque mettant aux prises de vertueux et valeureux guerriers avec de sombres brigands tatoués, de monstrueux animaux ou de maléfiques créatures surnaturelles.

A ce titre, son oeuvre va constituer une des bibles de l'heroic fantasy et un répertoire de références pour le tatouage moderne de style asiatique.

Kuniyoshi, c'est aussi la célébration du vivant incarné et, en premier lieu, dans les portraits car il ne pratique pas le portrait "aimable".

Ainsi : les modèles favoris de son temps, tels les acteurs de kabuki sont représentés de manière expressive, allant parfois jusqu'à la frontière de la caricature, afin de rendre compte de leur talent.

De même, les beautés féminines, les courtisanes de haut rang ou les femmes dans leur intimité, ne sont pas iconifiées par le formatage du "beau idéal" ni figées dans une indolente austérité afin de rendre compte de la grâce de leur beauté naturelle et de l'élégance de leurs attitudes.

Autre marque de fabrique de Kuniyoshi, l"hybridation de l'estampe de paysage avec la scène de genre.

En l'espèce, l'estampe de paysage n'est pas qu'ode à l'immanence et à la contemplation de la nature.

L'homme est toujours présent, vaquant à ses occupations quotidiennes ainsi que les animaux qui composent un magnifique bestiaire avec une prédilection de l'artiste pour la faune aquatique et marine et les chats.

Pour les animaux, le style peut être presque "cartoonesque" à l'instar de l'estampe retenue comme affiche de l'exposition et tend à l'anthropomorphisme qui prend toute son ampleur humoristique et satirique dans le domaine des jeux graphiques, corollaire des jeux de l'esprit en vogue en son temps, et le registre de la caricature.

Et l'imagination de l'artiste, de diable d'homme, ne connaît pas de limite.

Avec, entre autres, des portraits arcimboldesques, le visage composé d'un entrelacements de corps, l'alphabet du corps humains décliné sous forme de chats formant des syllabes, les images en miroir, les oiseaux tenant de petits commerces et les acteurs au corps de poisson.

Et, à la sortie, en bonus, une courte animation sur écran géant réalisée à partir de ses estampes.

 

En savoir plus :

Le site officiel du Petit Palais

Crédits photos : MM (Plus de photos sur La Galerie)
avec l'aimable autorisation du Petit Palais


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# 13 janvier 2019 : La Culture n'est pas en solde

Au sommaire cette semaine, du live, du livre, des films, des disques, des découvertes et des oeuvres de légendes et des spectacles à foison. C'est parti pour le sommaire de la semaine.

Du côté de la musique :

"Origami harvest" de Ambrose Akinmusire
"La fille de l'air" de Evelyne Gallet
"Egdes" de F/LOR
"Chemin vert" de Joseph Fisher
"Lignes parallèles : Haydn, Lipatti, Mozart" de Julien Libeer et les Métamorphoses et Raphael Feye
"Bien avant que le soleil se lève" de Screamming Kids
"Transparence" de TOOOD (That Obscure Object Of Desire) à retrouver également en interview ici même mais aussi pour une superbe session électrique de 4 titres à prolonger par leur passage dans l'émission Trifazé de Radio Campus à réécouter ici
"The white album" de The Beatles
"Scenario" de Ysé Sauvage
et toujours :
"Maté / Vallancien" de Philippe Maté et Daniel Vallancien
"Princess Thailand" de Princess Thailand
"Peninsular II (The bridge)" de Robin Foster
"Zoot suite Vol 2" de Zoot Octet
"Punk rock academy" de Les Rois de la Suède
"4 A M" de Bryan's Magic Tears
"C'est un joli nom camarade", l'Empreinte de Ferrat
et toujours :

Au théâtre :

les premiers spectacles de l'année :
"Ervart" au Théâtre du Rond-Point
"Naufragé(s)" au Théâtre du Rond-Point
"Samo, a Tribute to Basquiat" au Théâtre de la Tempête
"Portrait de Ludmilla en Nina Simone" à l'Espace Cardin
"Pavillon noir" au Centquatre
"King Lear Remix" au Théâtre de Belleville
"Roi et Reine" au Théâtre de Belleville
"Paulina" à la Manufacture des Abesses
"Ma Chanson de Roland" au Théâtre Les Déchargeurs
"Les Soliloques du pauvre" au Théâtre Les Déchargeurs
"Comme disait mon père..." au Théâtre Les Déchargeurs
"Le Journal d'un fou" au Théâtre Les Déchargeurs
"Un Coeur sauvage" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
et les reprises:
"Et si on ne se mentait plus ?" au Théâtre Tristan Bernard
"Sulki et Sulku ont des conversations intelligentes" au Théâtre du Petit Saint Martin
"L'Ingénu" au Théâtre Essaion
"La vie devant soi" au Théâtre de Sartrouville
"Monsieur Fraize" à l'Européen
et les autres spectacles à l'affiche en janvier

Expositions avec :

avec la dernière ligne droite pour :
"Artistes à Montmartre, lieux et ateliers mythiques" au Musée de Montmartre

les films de la semaine :
Oldies but goodies avec :
"La Garçonnière" de Billy Wilder
et "Les Nuits de la pleine lune" de Eric Rohmer dans le cadre des rétrospectives à la Cinémathèque française
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"Des hommes couleur de ciel" de Anais Llobet
"La femme de marbre" de Louisa May Alcott
"La transparence du temps" de Leonardo Padura
"Les couleurs de Fosco" de Paola Cereda
"Oiseau de nuit" de Robert Bryndza
"Philo & co : A la poursuite de la sagesse" de Michael F Patton et Kevin Cannon
"Vesoul, le 7 janvier 2015" de Quentin Mouron
"Vigile" de Hyam Zaytoun"
et toujours :
"Avalanche hôtel" de Niko Tackian
"Dans l'ombre du brasier" de Hervé le Corre
"Le vieil homme et son chat, tome 1" de Nekomaki
"On dirait que je suis morte" de Jen Beagin
"Pygmalion" de Sandrive Revel
"Tête de tambour" de Sol Elias
"Un bref désir d'éternité" de Didier Le Pêcheur
"Un cadenas sur le coeur" de Laurence Teper

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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