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Interview  (Paris)  28 février 2005

Cela va faire neuf ans que l'on côtoie les disques de Piano Magic, projet du londonien Glen Johnson, qui s'entoure depuis quelques albums déjà d'un personnel aux noms à la résonance française (Jérôme Tcherneyan, Angèle David Guilou).

Il y a à peine un an qu'est sorti The Trouble Sleep Of Piano Magic et pourtant Piano Magic revient déjà avec un Ep aux accents plus électronica et surtout un nouvel album Disaffected. Cet album est la parfaite synthèse de toutes les facettes de ce groupe qui a parfaitement intégré la pop indépendante anglaise, la noisy pop ou encore la New-Wave.

Entretien avec le prolixe et facétieux Glen Johnson, accompagné pour l'occasion d'Angélique Guillou et Jérôme Tcherneyan).

Il y a à peine un an qu'est sorti The Trouble Sleep of Piano Magic et vous sortez déjà un maxi et un nouvel album. Comment expliques-tu cette prolixité ?

Glen Johnson : The Trouble Sleep… est sorti en décembre 2003 sur un label espagnol appelé Greenufos. Il est sorti en France plus tard, en mai 2004 (nous avons des soucis de distribution en France). Mais à cette époque, j'avais déjà écrit une bonne partie du nouvel album, donc en effet, nous avons été assez productifs ces deux dernières années. Mais la distribution française reste vraiment un problème.

Pourtant Writers Without Home était sorti sur 4 AD, comment ce fait-il que la collaboration se soit limitée à un album ? Ca ne leur a pas plu ?

Glen Johnson : Si, ils étaient très contents du résultat. Mais nous n'étions pas très heureux de la relation que nous avions avec le label. Mais bon j'ai accompli un de mes rêves, faire un disque pour 4 AD.

Jérome Tcherneyan : c'était la première fois que des gens du label venaient voir en studio pour écouter ce que nous jouions.

Glen Johnson : 4 AD est un très bon label, mais nous avons notre manière de faire. C'est tout. Mais c'est le dernier album qui a eu une distribution correcte en France.

Piano Magic semble souvent hésiter entre modernité et classicisme pop. A ce sujet, quelqu'un a déclaré que Piano Magic était la synthèse de Boards Of Canada et des Sundays. Tu trouves cette remarque pertinente ? Qu'en penses-tu ?

Glen Johnson : Les Sundays, c'est un peu trop réducteur pour moi. Je n'ai jamais trouvé que les Sundays étaient un groupe qui avait quelque chose de particulier. Ils ont sorti un bon album, c'est à peu près tout. Je pense plutôt à un groupe comme Kraftwerk. Quand nous avons commencé, mon approche était proche de ce groupe. Maintenant, au niveau des paroles, nous nous sommes inspirés des Smiths ou de Morrisey.

Justement les paroles de Piano Magic sont toujours assez mélancoliques et tristes. Tu t'inspires d'expériences personnelles ou tu es simplement fasciné par la tristesse et la mélancolie ?

Glen Johnson : La plupart du temps les paroles sont autobiographiques. C'est bizarre que tu trouves que certaines paroles sont difficiles à écouter…

Disons qu'il y a un petit côté romantique, misérabiliste…

Glen Johnson : Oui, en effet, il y a ce côté romantique et mélancolique. Mais Je trouve que les paroles du nouvel album sont plus légères, bien plus légères. Je ne voudrais pas que les gens pensent que je suis un sombre misérabiliste.

Pourtant on pourrait se dire "Tiens ce garçon aime bien les situations compliquées, le spleen".

Glen Johnson : Non.

AngèleDavid Guilou : Avoue que tu aimes bien écrire sur des choses tristes.

Glen Johnson : M ême quand je compose, je suis attiré par les mélodies tristes. Je ne pense pas être capable d'écrire des chansons joyeuses. J'aime bien cette écriture intimiste le genre de morceau que tu composes vers 3 heures du matin.

Justement vous avez eu l'occasion de travailler pour le cinéma avec Bigas Luna. Ca vous a permis d'explorer ce côté plus intimiste ?

Glen Johnson : Nous avons été très limités, nous étions complètement au service du metteur en scène. C'était une bonne expérience, c'était un travail excitant, mais frustrant au point de vue artistique.

Et ça confirme que Piano Magic est un groupe "flexible".

Glen Johnson : Oui. Disaffected est un album très pop. Demain ça n'étonnera personne si on sort un album de rap (rires.) On pourrait par exemple inviter un rappeur sur une chanson. Hood l'a fait sur un de ses albums et le résultat était très convaincant.

Piano Magic n'est pas un groupe facile à classer. Vous passez de la pop, à l'électronica en repassant par la case noisy pop…

Glen Johnson : Mes groupes préférés sont ceux que je n'arrive pas à classer. Il n'y a rien de plus ennuyeux qu'un groupe comme Travis, tu sais exactement ce qu'ils vont sortir. Il n'y a rien de pire à mon avis. Les gens ont besoin de choses plus novatrices et plus profondes, comme Piano Magic (rires.) Je pense que nous sommes sacrément privilégiés d'avoir une liberté artistique. Ca n'empêche pas notre public de nous suivre, quelle que soit la direction que nous prenons.

Vous aviez déjà travaillé avec John Grant des Czars sur Writers Without Homes . Pourquoi avoir renouvelé cette collaboration sur Disaffected ?

Glen Johnson : Il a une voix incroyable, qui transmet vraiment les émotions. Il y a peu de chanteurs qui ont ce don. Quand j'ai écrit cette chanson, je ne m'en sortais pas, je n'étais pas content de mon chant, ça manquait d'intensité, de puissance. Et puis je me suis dit : "C'est une chanson pour John Grant".

En ce qui concerne la pochette du nouveau disque… Qui a eu l'idée ?

Glen Johnson : En effet, la pochette est bizarre. C'est Cédric Pin, qui joue du clavier chez Piano Magic, qui est sur cette photo. Nous l'avons mis dans un lit et nous avons rajouté ces branches au-dessus de sa tête. Nous nous sommes inspirés d'un artiste américain Cette photo résume bien le titre de l'album (Disaffected.) Ce garçon est couché, il en a marre de tout donc du coup il décide de rester au lit. En même temps, il est malade, avec ses branches qui sortent de sa tête. On a longtemps hésité avec la photo d'une jeune fille, mais elle ressemblait un peu trop à la fille dans l'Exorciste, donc c'était un peu trop évident.

Piano Magic jouera fin mai au festival Primavera à Barcelone. Le groupe passera en France à la fin de l'année 2005, donc il va falloir être patient…

 

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Julien P.         
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# 2 août 2020 : Une petite pause s'impose

Le mois d'août arrive. Sans les festivals, l'actualité culturelle sera plus calme mais nous serons toujours là pour vous tenir compagnie chaque semaine notamment sur Twitch. Commençons par le replay de la Mare Aux Grenouilles #8 (la prochaine sera le 29 août) et bien entendu le sommaire habituel.

Du côté de la musique :

"Pain olympics" de Crack Cloud
"Waiting room" de We Hate You Please Die
"Surprends-moi" de Cheyenne
"Nina Simone 1/2" le mix numéro 20 de Listen in Bed
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet

Au théâtre :

chez soi avec des comédies blockbusters at home :
"Lady Oscar" de Guillaume Mélanie
"La vie de chantier" de Dany Boon
"Post-it" de Carole Greep
"Mon meilleur copain" de Eric Assous
"L'ex-femme de ma vie" de Josiane Balasko
"Un point c'est tout" de Laurent Baffie
et de l'eclectisme lyrique avec :
"L'Ange de feu" de Serge Prokofiev revisité par Mariusz Trelinski
les antipodes stylistiques avec "L'Enfant et les Sortilèges" de Maurice Ravel par James Bonas et "Dracula, l'amour plus fort que la mort" de Kamel Ouali
et le concert Hip-Hop Symphonique avec des figures du rap et l'Orchestre Philharmonique de Radio France

Expositions :

en virtuel :
"Warhol" à la Tate Modern de Londres Exhibition Tour avec l'exhibition tour par les commissaires et et 12 focus
"Plein air - De Corot à Monet" au Musée des impressionnismes de Giverny
avec l'audioguide illustré ainsi qu'une approche en douze focus
en real life :
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
du vintage avec la version restaurée de "Quelle joie de vivre" de René Clément
un documentaire "Dawson City : le temps suspendu" de Bill Morrison
des films récents dans son salon :
"Hauts les coeurs !" de Solveig Anspach
"La Famille Wolberg" de Axelle Ropert
"Pieds nus sur des limaces" de Fabienne Berthaud
"Le Voyage aux Pyrénées" de Jean-Marie Larrieu et Arnaud Larrieu
"Dans Paris" de Christophe Honoré
"La promesse" de Luc et Jean-Pierre Dardenne

Lecture avec :

"Nous avons les mains rouges" de Jean Meckert
"Il était deux fois" de Franck Thilliez
"La goûteue d'Hitler" de Rosella Postorino
et toujours :
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Fleishman a des ennuis" de Taffy Brodesser-Akner
"Summer mélodie" de David Nicholls
"La Chine d'en bas" de Liao Yiwu
"La nuit d'avant" de Wendy Walker
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