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Himalaya mon amour  (Audiogram / Zamora / L'Autre Distribution)  septembre 2015

Alors voilà, je plaide coupable, j’aurais dû faire cette chronique il y a un moment puisque cet album est sorti il y a déjà deux ans au Québec et il y a 4 mois en France. Et oui, je vais vous parler d’un artiste québécois. Autant vous dire que vous avez une chance inouïe que cette chronique soit écrite et non orale, vous allez échapper à mon incroyable imitation de l’accent québécois. Et quitte à éviter cet inévitable écueil, je vous ferai même grâce des expressions fleuries qui font le charme du français de la belle province.

Si, comme moi, vous êtes français et n’avez jamais entendu parler d’Alex Nevsky, sachez qu’il a grandi à Granby (je me suis engagé à ne pas singer le québécois, j’ai quand même le droit de m’amuser un peu), ville qui accueille l’Ecole Nationale de la Chanson, école sur les bancs de laquelle notre héros a donc usé ses fonds de culottes (et dont il est sorti par la grande porte, son diplôme sous le bras). Et si, comme moi, vous n’avez que faire du cursus scolaire d’un artiste, appuyez donc sur la touche "play".

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Chanson pop française teintée de rock. Chronique finie.

Malheureusement, le comité de rédaction de Froggy’s Delight me fait savoir que je ne peux pas me contenter de ça et que, contrairement à une idée véhiculée par certains chroniqueurs, les pages web n’ont pas de limite de taille. Allons donc plus loin.

Himalaya mon amour est probablement une référence cinématographique. On va sûrement y parler d’amour mais assez peu du Japon. D’ailleurs, la pochette (très belle) évoque plus les plaisirs charnels que le petit garçon qui a ravagé une ville entière et mis à genoux un pays. Mais les chansons, elles disent quoi ?

Les mélodies restent dans la tête dès la première écoute. Les mots sont simples, au point que ceux du titre éponyme qui ouvre cet album s’affichent dans ma tête avant d’avoir été prononcé par leur auteur. Mais il ne faut pas s’arrêter à cette première impression, elle ne va pas durer. Alex Nevsky écrit des chansons pop de bonne facture. Il se situe sur une sorte de frontière entre la chanson grand public et un courant plus underground, et essaie de marcher sur ce fil ténu sans tomber. Le québécois sait y faire et arrive à placer quelques tubes efficaces sans pour autant se limiter au vocabulaire d’une poupée de supermarché, exercice délicat. Il joue avec les mots et allie le français à des mélodies puisant leur inspiration aussi bien dans une pop un peu sucrée que dans la musique folk des grands espaces. Ce qui donne deux parties bien différentes et différenciées.

La première est plus pop, entraînante, pleine d’effets de voix, choeurs et "Oh-oh-oh" qui meublent les chansons de ce type. Puis on bascule en quelques titres vers une deuxième partie plus sobre, guitare-voix, piano-voix, belles ballades sensibles qui n’oublient tout de même pas de prendre de l’ampleur. Choix étonnant. Là où un mélange des genres aurait permis de donner du relief au disque, cet enchaînement laisse à l’auditeur une sensation d’essoufflement progressif.

[] Stop

Que penser ? Que dire ? Fifty-fifty, mi-figue mi-raisin. A ne pas vouloir tomber dans le mainstream sans pour autant s’engager sur des chemins plus sinueux, Alex Nevsky nous laisse un peu sur notre faim. Mais il tire tout de même son épingle du jeu grâce à l’efficacité de son écriture aussi bien littéraire que mélodique. Bref, ça fait la job, comme on dit là-bas.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Alex Nevsky en concert au Festival international de la chanson de Granby 2014 (46ème édition) - jeudi 11 septembre
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En savoir plus :
Le site officiel de Alex Nevsky
Le Facebook de Alex Nevsky


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# 24 mai 2020 : Culture pour tous !

Toujours pas de festival, de théâtre, de concert, et autres ouvertures de lieux de réjouissances diverses sinon quelques passe droits pour les amis de Manu. En espérant que tout rentre dans l'ordre et que l'on retrouve le plaisir du spectacle vivant bientôt. Soyez prudents, sortez couverts et restez curieux !

Du côté de la musique :

Interview de Roman Rappak autour de son nouveau projet Miro Shot
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"Night dreamer direct to disc sessions" de Gary Bartz & Maisha
"Mareld" de Isabel Sörling
"Miroir" de Jean Daufresne & Mathilde NGuyen
"Self made man" de Larkin Poe
"Notre dame, cathédrale d'émotions" de Maitrise Notre Dame de Paris
"Enchantée" de Marie Oppert
"Miroirs" de Quintet Bumbac
et toujours :
"Chante-nuit" de Facteurs Chevaux
"9 songs" de Pierre
"Sex education" de Ezra Furman
"Cage meet Satie" de Anne de Fornel et Jay Gottlieb
Interview de Batist & the 73' réalisé à l'occasion de son live Twitch dont des extraits accompagnent cette entretien
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"F.A. Cult" de Hermetic Delight
"Love is everywhere" de Laurent Bardainne & Tigre d'Eau Douce
"Hum-Ma" de Les Enfants d'Icare
"Spirals" de Sébastien Forrestier

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Frida jambe de bois" de Pascal Rinaldi en vidéo
le diptyque Arne Lygre mis en scène par Stéphane Braunschweig :
"Je disparais" en vidéo
"Rien de moi" en vidéo
des comédies :
"Alors on s'aime"
"L'Appel de Londres"
"Hier est un autre jour"
du divertissement :
"On ne choisit pas sa famille"
"Double mixte"
du vaudeville avec "Le Système Ribadier"
du côté des humoristes :
"François Rollin - Colères"
"La Teuf des Chevaliers du fiel"
"Franck Duboscq - Il était une fois"
Au Théâtre ce soir :
"Le canard à l'orange"
"Le prête-nom"
"Deux hommes dans une valise"
des classiques par la Comédie française :
"Le Petit-Maître corrigé" de Marivaux
"Cyrano de Bergerac" d"Edmond Rostand
et aller à l'opéra pour :
"Fortunio" d'André Messager
"Falstaff" de Verdi

Expositions avec :

les visites commentées par les commissaires d'expositions qui se sont tenues au Musée Jacquemart-André :
"Hammershøi, le maître de la peinture danoise" en vidéo
et "La collection Alana - Chefs-d'oeuvre de la peinture italienne"
partir en province pour découvrir en images le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg
et le Musée des Beaux-Arts de Nancy
puis en Europe en Espagne le Musée national Thyssen-Bornemisza à Madrid
en Allemagne au Städel Museum à Francfort
ailleurs au Brésil à la Pinacothèque de Sao Paulo
et au Japon au Ohara Museum of Art à Kurashiki
avant de revenir dans l'Hexagone pour une déambulation virtuelle dans le Petit Palais

Cinéma at home avec :

du drame : "Aime ton père" de Jacob Berger
de l'espionnage : "Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
du thriller : "The Unseen" de Geoff Redknap
du thriller fantastique avec "La Neuvième Porte" de Roman Polanski
du divertissement :
"Cassos" de Philippe Carrèse
"Promotion canapé" de Didier Kaminka
"Les Frères Pétard" de Hervé Palud
de glorieux péplums italiens avec Steve Reeves :
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au Ciné Club, du cinéma français des années 30 :
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