Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Ludéal
Pluton  (Telquel / Sony)  février 2016

Pluton fut pendant longtemps la neuvième planète du système solaire jusqu’à ce funeste jour qui est resté dans toute les mémoires, du 24 août 2006, un jeudi, où elle fut requalifiée de "Planète Naine" et où elle fut ajoutée à la liste des objets mineurs du système solaire. Sans doute ému, touché, comme nous l’avons tous été par cette injustice, Ludéal a décidé de baptiser son quatrième album Pluton, et quoi de mieux qu’un disque majeur pour rendre hommage à un objet mineur ? Je ne sais pas.

Oui, Ludéal vient de signer un disque majeur, et pourtant il ne fait pas la couv’ d’hebdos trentenaires, il n’est pas en haute rotation sur les radios qui se targuent d’avoir de l’esprit et c’est bien dommage. Pourquoi ce disque est majeur ? Ça, je sais.

Quand les français essaient de faire de la pop ambitieuse, en chantant dans la langue de Molière (alerte cliché — mais c’est pour éviter une répétition donc j’ai le droit) souvent ça donne un résultat boursouflé, grandiloquent avec des cordes de partout enregistré en Roumanie parce que c’est moins cher et surtout pas de chant parce que le maître étalon c’est Gainsbourg, donc c’est calambours et talk-over à tous les étages, je ne donne pas les noms.

Ici c’est tout le contraire, dès le "Bel être" qui ouvre l’album on se croirait plus chez Timber Timbre ou chez les Tindersticks que chez les mangeurs de grenouilles. Il faut dire que la voix de Vincent aka Ludéal à ce timbre si particulier qui retient l’attention, une voix grave et qui en impose, il en use sans en abuser, c’est-à-dire sans baser tous les morceaux dessus, comme trop chanteur à grosse voix le font, font, font. Sa voix il la met au service de textes poétiques parfois elliptiques, assez bashungiens, il faut l’avouer : "Mes molles odyssées dans l’océan cortex, m’ont toujours transporté, en délicatesse…", influence qui se retrouve aussi de temps à autre dans sa façon de chanter, mais ce serait terriblement injuste de le considérer comme un simple ersatz car Ludéal est capable de jouer tout seul comme un grand avec le français et ses sonorités sans tomber dans le jeu de mot ou dans la poésie adolescente, il sait écrire des textes qui restent en tête et qui marquent comme sur "Là où tu restes" par exemple.

Ludéal signe une pop riche et extrêmement mélodique, osant mélanger les moments planants et les moments plus groovy comme sur "Absolus Amateurs", "A toi Adieu" ou le funky "Aussi Torride". Jamais avare d’idées, que ce soit des chœurs féminins en sirène hypnotique, des finales en trompette. Capable sur "Dans ma ville" de construire tout un univers sur un thème de piano qui va au fur et à mesure évoluer, s’élever comme la construction d’une ville justement, prenant de la hauteur, pour mieux finir là où il avait commencé. Bref, des arrangements riches mais jamais indigestes, s’il fallait choisir un astre pour décrire la musique de Ludéal, ce ne serait pas une planète naine assurément, mais bien le soleil tant ce disque est lumineux.

Les derniers mots de ce Pluton, sur le magnifique "Rai de lumière", sont "Je crois que j’ai tout dit", franchement on ne l’espère pas…

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Allez l'Amour de Ludéal
La chronique de l'album Paon d’or de Ludéal
Ludéal en concert au Festival Les Inrocks 2006
Ludéal en concert au Festival des Inrocks Motorola 2007

En savoir plus :
Le site officiel de Ludéal
Le Soundcloud de Ludéal
Le Facebook de Ludéal


sy!         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 14 juillet 2019 : Les pieds dans l'eau

C'est l'été, les vacances pour certains, mais cela n'empêche pas de découvrir quelques petites perles musicales, littéraires, théâtrales, cinématographiques... Alors ne perdons pas de temps et découvrons le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Reward" de Cate Le Bon
"Walk on a mirror" de Beautiful Badness
"You're here now what ?" de Matmatah
"Verdée" de Verdée
"Circo circo" de Who's the Cuban
Tom Mascaro et The Daggys au M'art in the street de St Symphorien s/ Coise
Beauregard #11 :
Jeudi avec MNNQNS, Gossip, Fatboy Slim entre autres
Vendredi avec Balthazar, Lavilliers, NTM, Etienne de Crécy...
Les Eurockéennes de Belfort #31 : Interpol, Fontaines DC, Idles, Mass Hysteria...
et toujours :
"Lung bread for daddy" de Du Blonde
"Orgue" de Guero
Hellfest #14 avec No one is innocent, Gojira, Kiss, Cannibal Corpse, Sister of Mercy et pas mal d'autres
"L'envoutante" de L'Envoûtante
"Uncovered Queens of the Stone Age, The lost EP" de Olivier Libaux
"Praeludio" de Patrick Langot
"Carnet de voyage, livre 1 : Beethoven Cras" de Quatuor Midi Minuit
"The twin souls" de The Twins Souls

Au théâtre :

"Glissement de terrain" au Théâtre de la Reine Blanche
"Philippe Chevallier et Bernard Mabille - Chacun son tour" au Théâtre L'Archipel
"De Judas à Manuel Valls" à la Comédie Saint-Michel
"Philippe Fertray - En mode projet" au Théâtre de la Contrescarpe
"Florian Lex - Pas de pitié !" au Théâtre du Marais
des reprises :
"Nature morte dans un fossé" au Petit Gymnase
"Muriel Lemarquand - Trop forte !" au Théo Théâtre
la chronique des spectacles à l'affiche parisienne en juillet
et la chronique des spectacles programmés au Festival Off d'Avignon

Expositions avec :

"Back Side/Dos à la mode" au Musée Bourdelle
et dernière ligne droite pour :
"L'Orient des peintres, du rêve à la lumière" au Musée Marmottan-Monet
"Hammershoi - Le Maître de la peinture danoise" au Musée Jacquemart-André
"La Lune - Du voyage réel aux voyages imaginaires" au Grand Palais
"La Collection Emil Bürhle" au Musée Maillol

Cinéma :

"Le Voyage de Marta" de Neus Ballus
et la chronique des sorties de juillet

Lecture avec :

"L'enfer du commissaire Ricciardi" de Maurizio de Giovanni
"Hitler et la mer" de François-Emmanuel Brézet
"La villa de verre" de Cynthia Swanson
"Le fossé" de Herman Koch
"Les apprentis de l'Elysée" de Jérémy Marot & Pauline Théveniaud
et toujours :
"Entrer dans l'arène en même temps que l'orage" de Danny Denton
"Et tout sera silence" de Michel Moatti
"Je te donne" de Baptiste Beaulieu, Agnèes Ledig, Laurent Seksik, Martin Winckler
"Le dernier thriller norvégien" de Luc Chomarat
"Néron" de Catherine Salles

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=