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Théâtre Essaion  (Paris)  avril 2016

Comédie dramatique de Samuel Beckett, mise en scène de Jean-claude Sachot, avec Philippe Catoire, Jean-Jacques Nervest, Dominique Ratonnat, et Guillaume van't Hoff.

Après sa présentation en 2013* sur l'immense plateau de la grande salle du Théâtre du Nord-Ouest, Jean-Claude Sachot n'a pas cessé de (re)travailler avec les comédiens sur "En attendant Godot", l'emblématique opus de Samuel Beckett,.

En 2016, il investit la plus modeste scène du Théâtre Essaion, et l'opus, qui ne ressort pas à la reprise, se révèle sous un jour nouveau tant sont incarnées les fameuses "carcasses becketiennes".

Et ce, à l'aune d'une note d'intention, "de bonnes intentions !" précise-t-il non sans humour, brève, mais judicieusement synthétique face à l'abondante glose engendrée par l'oeuvre, qui énonce "un immense respect pour l’oeuvre, une vision fidèle à l’écriture, mais qui derrière la recherche du sens, privilégie aussi l’acteur".

Ainsi, il en résulte une scénographie épurée et minimaliste qui respecte la volonté de l'auteur - une route de campagne avec arbre en résonance avec une toile nocturne de Caspar David Friedrich qui aurait inspiré la pièce - tout en l'extrayant de son esthétique romantique avec un arbre-sculpture de Virginie Destiné et, en fond de scène, une toile peinte de ciel réalisée par Aurélien Bédéneau qui évoque, nonobstant son esthétique d'estampe à l'encre de Chine, la mer de nuages d'une autre oeuvre de celui-ci.

Et si Jean-Claude Sachot respecte les didascalies dont est truffée la partition de ce pessimiste joyeux, il use du moindre espace de liberté pour s'octroyer une belle liberté en terme de jeu qui opère sous une focale qui s'écarte de celle traditionnelle de d'une troisième dimension métaphysique et de la licence poétique des vagabonds célestes pour privilégier le meta-théâtre, registre intrinsèque d'une pièce dont les personnages sont conscients de leur propre théâtralité.

"En attendant Godot", ce sont deux vagabonds en guenilles qui passent le temps en attendant l'arrivée hypothétique, et toujours reportée, venue d'un troisième homme, inconnu et mystérieux, une arlésienne certes nommée mais d'un nom prêtant aisément à confusion allitérative, Godot, Godet, Godin, pour une raison et une finalité toutes aussi irrévélée.

Trois antiennes - "On attend Godot", "La nuit ne viendra-t-elle jamais ?", "En attendant, il ne se passe rien" - et des dialogues perclus de leurs sentences et de lieux communs scandent un jour toujours recommencé à l'identique sous réserve de micro-événements que sont l'enfant-messager annonçant le report du rendez-vous, en l'espèce une marionnette confectionnée par Nadine Delannoy qui ajoute au sentiment d'étrangeté absurde, et la halte d'un étrange duo de maître-serviteur.

Celui, placé sous la dialectique ambigüe du lien de soumission, se compose de Pozzo, campé par Jean-Jacques Nervest, le solide colosse aux pieds d'argile et de Lucky, son chétif esclave aux cheveux blancs qui sait penser, interprété par Guillaume van't Hoff, tous deux épatants.

Comédiens émérites et aguerris, Dominique Ratonat et Philippe Catoire naviguent à l'aise dans l'incarnation respectivement de Vladimir et Estragon, ce duo de clowns, larrons en foire parfois saisis pa rl'angoisse, paire de grands ducs fantasques qui, peut-être, ont partagé loge et scène de music-hall, le premier portant encore les vestiges d'un noeud papillon et d'un frac, dont ils gardent le goût du gag et des pas de danse, partenaires de gloire et de galère en leur bel âge.

Malgré les coups de gueule de Didi et les plaintes de Gogo, ce vieux couple façonné par un pérenne et indéfectible compagnonnage joue encore et jouera le jeu jusqu'aux saluts. Et avant que de suivre la camarde, lui faire la nique en riant une fois encore !

 
*La chronique de "En attendant Godot" 2013

MM         
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# 25 septembre 2022 : La culture n'est pas un luxe

8ème vague, confinement énergétique... rien de bien brillant pour le futur, heureusement il reste la curiosité et la culture. Gardons le cap et restons groupés. Voici le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Bobo playground" de Alexis HK
"Ca pixellise" de Dimoné
"The portable Herman Dune Vol 1" de Herman Dune
"La mélodie, le fleuve et la nuit" de Jérôme Minière
"Kramies" de Kramies
"Mémoires d'une femme" de Myriam Barbaux-Cohen
"The hardest part" de Noah Cyrus
"Dvorak : Quatuor américain, valses" de Quatuor Talich
"Fauré le dramaturge" de Takénori Némoto, Cécile Achille, Cyrille Dubois et Ensemble Musica Nigella
et toujours :
"J'ai vécu les étoiles" de Andoni Iturrioz
"Ornette Under the Repetitive Skies 3" de Clément Janinet
"Alan Hovhaness : oeuvres pour piano" de François Mardirossian
"Live in Paris" de Fred Nardin Trio
"Show AC/DC" de Ladies Ballbreakers
"Luigi Concone" de Mavroudes Troullos & Rachel Talitman
quelques clips avec Moundrag, Ottis Coeur et Madam
"Souvenirs" de Pale Blue Eyes
"Life and life only" de The Heavy Heavy

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Harvey" au Théâtre du Rond-Point
"Les Producteurs" au Théâtre de Paris
"Bérénice" à La Scala
"Les Filles aux mains jaunes" au Théâtre Rive Gauche
"Il n'y a pas d'Ajar" aux Plateaux Sauvages
"Echo" aux Plateaux Sauvages
"Le syndrome d'Hercule" au Théâtre Essaion
les reprises :
"Cahier d'un retour au pays natal" au Théâtre de l'Epée de Bois
"Le dépôt amoureux" au Théâtre Les Déchargeurs
"Darius" au Théâtre Essaion
"A la recherche du temps perdu" au Théâtre de la Contrescarpe
"L'Autre fille" au Théâtre des Mathurins
"Les Divalala - C'est LaLamour !" au Grand Point Virgule
et les spectacles à l'affiche

Expositions :

"Frida Khalo, au-delà des apparences" au Palais Galliera
"Hyperréalisme - Ceci n'est mon corps" au Musée Maillol
'Miroir du monde - Chefs d'oeuvre du Cabinet d'art de Dresde" au Musée du Luxembourg
et les expositions à l'affiche

Cinéma :
en salle : "L'Ombre de Goya" de José Luis Lopez-Linares
en streaming gratuit :
"Qui vive" de Marianne TArdieu
"Big Fish" de Tim Burton
"Marguerite" de Xavier Giannoli
"Chained" de Yaron Shani

Lecture avec :

"Les masques éphémères" de Donna Leon
"La guerre de cent ans" de Amable Sablon du Corail
"D'où vient l'amour" de Yann Queffélec
et toujours :
"Combattre en dictacture" de Jean Luc Leleu
"Hideo Kojima, aux frontières du jeu" de Erwan Desbois
"Le cartographe des absences" de Mia Couto
"Le coeur ne cède pas" de Grégoire Bouillier
"Le tumulte" de Sélim Nassib
"Un profond sommeil" de Tiffany Quay Tyson

Et toute la semaine des émissions en direct et en replay sur notre chaine TWITCH

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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