Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep Twitch
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Seydou Keïta
Grand Palais  (Paris)  Du 31 mars au 11 juillet 2016

Dans le cadre de sa démarche d'ouverture aux modes d'expression de l'art contemporain et de l'institutionnalisation de la photographie, la Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais présente une exposition rétrospective consacrée à l'un des pionniers de l'art photographique de son pays, le photographe malien Seydou Keïta (1921-2001) de surcroît considéré comme un des grands portraitistes du 20ème siècle.

Celle-ci ressort également à la tendance actuelle de monstration d'oeuvres de collections privées, et, en l'occurrence, celles de la Contemporary African Art Collection (CAAC) sise à Genève, la plus grande collection au monde d''art africain contemporain constituée par l'homme d'affaires français Jean Pigozzi.

Elaborée sous le commissariat de Yves Aupetitallot, historien d'art et ancien directeur de musée, en collaboration avec Elisabeth Whitelaw, et André Magnin marchand d'art, respectivement directrice et directeur artistique de la CAAC, l'exposition se déroule dans une scénographie en ligne de fuite conçue par réalisée par Myrtille Fakhreddine et Nissim Haguenauer de l'agence Gare du Nord Architecture dont les couleurs dragées subliment les photographies en noir et blanc.

Le parcours chronologique composé d'un important ensemble de tirages argentiques modernes, réalisés de son vivant sous la supervision de Seydou Keïta, s'articule autour d'une superbe rotonde consacrée à la section Vintages exposant une centaine de photographies d’époque, des tirages contact, au format du négatif.

Quelqu’un qui n’a pas fait sa photo avec Seydou Keïta n’a pas fait de photo !

C’est ce qui se disait dans les années 1950-1960 à Bamako où Seydou Keita, avant de devenir le photographe officiel de la jeune République du Mali, s'était spécialisé dans la photo commerciale de studio et plus précisément dans le registre du portrait.

A la photographie documentaire, voire ethnographique de l'homme africain, succède le portrait photographique de commande, registre dans lequel il va s'illustrer et dont les tirages modernes superbes résultent du travail émérite de Payram, tireur du Laboratoire Picto Paris.

Pour le portrait individuel, notamment le portrait rapproché en buste, il ne tend pas à la simple reproduction de la ressemblance physique, telle qu'exigée pour une photographie d'identité, mais décline les conventions du portrait pictural et adopte les codes esthétiques du portrait de studio, un studio en plein air qui est la cour de son magasin.

Le but est d'embellir le modèle en cherchant l'angle le plus flatteur, tel le portrait à la Harcourt mais avec pour spécificités la présence d'un décor de fond, voire une mise en scène accessoirisée, et un travail à la lumière du jour.

Ce portrait qui, notamment pour la figure féminine toujours parée de ses plus beaux atours, révèle parfois leur intériorité et souvent une certaine mélancolie rêveuse, ressort essentiellement à l'art de la représentation.

Et clin d'oeil à la photographie d"indigènes", il n'hésite pas à la les faire poser dans la pose indolente de l'odalisque.

Une représentation de soi idéalisée qui peut également tendre à une représentation sociale de réussite, celle réelle des nantis comme celle de ceux qui y aspirent, posant en pied avec les symboles d’ascension sociale que sont à l'époque la radio, la voiture et le scooter.

Et déjà se profile la société de l'image avec les portraits de groupe de la jeunesse malienne aspirant à l'émancipation.

Entre tradition et modernité, les jeunes filles font du vélo en boubou et les jeunes gens font les kékés en roi de la sape.

Si sont immortalisés quelques couples, rares sont les vrais portraits de famille sans doute en raison de leur taille liée à la pratique de la polygamie. Ils constituent plutôt des portraits de groupe ou de fratrie dans lesquels les enfants sont saisissants de naturel au regard des adultes concentrés leur attitude.

Le visiteur peut utilement préparer et/ou compléter sa visite en consultant le site officiel de Seydou Keïta comportant une galerie conséquente ainsi que des interviews et, à l'entrée de l'exposition, une cabine Fotoautomat lui permet de s'enquérir d'un petit autoportrait-souvenir customisé "à la malienne"

 

En savoir plus :

Le site officiel de la RMN-Grand Palais

Crédits photos : MM (Plus de photos sur La Galerie)
avec l'aimable autorisation de la RMN-Grand Palais


MM         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 07 juillet 2024 : La culture, pour toujours

Les grenouilles prennent la route d'Avignon et nous vous livrerons nos chroniques quasiment au jour le jour exceptionnelement ! En attendant, voici le programme de la semaine. Pensez aussi à nous suivre sur nos réseaux sociaux.

Du côté de la musique :

"Les chants de l'aurore" de Alcest
quelques clips à découvrir : Dropdead Chaos, MATW, For the Hackers, Elias Dris, CXK
Festival Chauffer la Noirceur #32, nous y serons avec Gogol Bordello, Glauque, Mike Love et quelques autres
"Shame" de Venice Bliss
et toujours :
"Locust land" de Bill MacKay
"Flash-back" de de Laurène Heistroffer Durantel
"Hommage à Nadia Boulanger" de Lola Descours
"All things shining" de Oh Hiroshima
"Deutche theatre Berlin trilogy" de PC Nackt et Nico van Wersch
"Le seum" de Resto Basket
"Times" de Seppuku
des festivals à venir : U Rock Party #3, Cooksound #13, La Guinguette Sonore #7
quelques clips : BEBLY - Lofofora - Chien Méchant - Wendy Pot - Cloud House - JMF Band
on termine la saison du Morceau Caché par "Émission 33 - Alt-J, The Dream, analyse par Alt-J"

Au théâtre :

Spéciale Avignon :
"Le poids des fourmis" au Théâtre La Manufacture
"Les enchanteurs" au Théâtre des Gémeaux
"Cyborg Experiments #1" au Théâtre La Factory
"Cet amour qui manque à tout amour" au Théâtre Chapau Rouge
"Rêveries" au Présence Pasteur, salle Jacques Fornier
"160 000 enfants" au Théâtre des Lilas
"Anne Chrsitine et Philippe" au Tiers lieu La Respelid'/Carmel
"Blanc de blanc" au Théâtre Transversal
"Classement sans suite" au Théâtre La Luna
et également toutes les chroniques par théâtre :
Le récapitulatif des tous les spectacles d'Avignon chroniqués chez Froggy

Cinéma avec :

Saravah" de Pierre Barouh
"La récréation de juillet" de Pablo Cotten et Joseph Rozé

"El profesor" de Marie Alché & Benjamin Naishtat

"Six pieds sur terre" de Hakim Bensalah
"Nouveau monde" de Vincent Capello
et toujours :
"La Gardav" de Thomas et Dimitri Lemoine
"Heroico" de Davis Zonana
"Roqya" de Saïd Belktibia
"L'esprit Coubertin" de Jérémie Sein

Expos avec "Résistance" de l'artiste Ukrainien Pinhas Fishel, Pavillon Davioud

Lecture avec :

Nos polars de l'été :
"7m2" de Jussi Adler Olsen
"La meute" de Olivier Bal
"Les effacées" de Bernard Minier
"Norferville" de Franck Thilliez
et toujours :
"Délivrées" de Delilah S. Dawson
"Un autre eden" de James Lee Burke
"Joli mois de mai" de Alan Parks
"Se perdre ou disparaitre" de Kimi Cunningham Grant
"Vic Chestnutt, le calme et la fureur" de Thierry Jourdain
"La cité des mers" de Kate Mosse
"Merci la résistance !" par un Collectif d'auteurs
"Mon homme marié" de Madeleine Gray
"Rien de spécial" de Nicole Flattery
"Le temps des cerises" de Montserrat Roig
"Neuf mois" de Philippe Garnier
"De sable et d'acier" de Peter Caddick-Adams
"Je ne suis pas un héros" de Eric Ambler
"Après minuit" de Gillian McAllister

Et toute la semaine des émissions en direct et en replay sur notre chaine TWITCH

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
twitch.com/froggysdelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=