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L’insouciance  (Manassas / Sony)  mars 2016

Yeah ! Buddies ! Enfilez vos chemises à carreaux et vos stetsons de paille ! Baptiste W. Hamon is in the place ! OudelaYioup ! Cet album est le premier de ce jeune Marty McFly chez ses aïeux : L’insouciance. De la guitare frisée et un accent texan à la langue ondulée, un frenchie à la Nouvelle Amsterdam, avant les marchés boursiers et les pétrodollars.

C’est intéressant de remarquer à chaque fois le nombre d’artistes qui tirent leurs premiers émois dans les vieux disques de leurs parents. Ce fut également le cas de Baptiste W. Hamon, initié à Barbara, Reggiani et Moustaki dans un tendre passé. Je lui soupçonne un sourcil froncé en plus des textes en français et d’une voix retenue dans la douceur, un peu timide derrière sa guitare et un regard perçant sous une tignasse rebelle. Un passionné.

Enregistré à Nashville, Tenessee, l’album respire la torpeur du climat, les éperons et les grands espaces. L’insouciance porte le rythme entraînant des danses collectives, en file ou en rond, par la main ou par les coudes, en riant et les cheveux au vent, hors du temps, comme si le souffle ne devait jamais finir.

Un hommage à Alan Seeger : "je pose une rime encore, je m’affaisse en silence, le tumulte reprend, c’est mon tour de perdre pied, mais la guerre brise les âmes et brûle les corps des poètes", mort dans la Somme pour la France, et un superbe titre à Van Zandt : "Quand j’avais 18 ans, j’avais 3 bons amis, on courrait dans la nuit, on se soulait de Whisky, l’un c’était Bobby, l’autre ma copine Maggie, le dernier c’était Van Zandt, aujourd’hui ya plus que lui, quand il parle des montagnes de son Colorado, je ne vois plus l’horizon comme un triste fardeau". Parce que les amis qui restent sont aussi les auteurs qui ont accompagné nos années.

Et l’amour, toujours l’amour, encore l’amour, au son des violons violents ou rougissants : "moi j’aime une fille, son nom c’est Joséphine, je prends sa main et danse dans le noir, elle cache des rimes tout au fond de mon lit, elle cache des larmes tout au fond d’un fou rire" ("Joséphine"). "Combien de larme on doit quand on ne sait pas aimer, je voudrai recommencer" ("Dieu que mon cœur est lent").

Des duos avec Will Oldham ("Comme la vie est belle"), Alma Forrer ("Peut-être que nous serons heureux"), et Caitlin Rose ("It’s been a while"), dans la plus belle tradition des duos texans, la petite voix qui fait écho à la grosse voix : "when I'm thinking of you I just wonder if you still want me". A se dire que l’amour a bien raison d’être pingre, il inspire de belles odes à sa recherche.

Le talent de Baptiste W. Hamon réside dans la maîtrise complète des instruments, il sait associer les mots, les sentiments et les sons de ses instruments. Et au-dessus des autres : le folkement violon versatile. L’instrument porte en lui la folie insouciante des bals populaires tout-nus-dans-les-bois et la sagesse d’une robe à poche qui laisse à peine entrevoir les chevilles.

Et l’insouciance dans tout ça ? Elle est partout, au détour d’une corde pincée, d’un mot murmuré, d’une réponse frissonnée, dans le violon qui s’emballe et le piano qui chantonne, derrière les mots de Baptiste W. Hamon, entre les promesses des instruments et les rimes de l’auteur. Ça donne envie de prendre une guitare et de se mettre à chanter à ceux qu’on aime qu’on les aime.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Soleil, soleil bleu de Baptiste W. Hamon
L'interview de Baptiste W. Hamon (mardi 23 février 2016)

En savoir plus :
Le site officiel de Baptiste W. Hamon
Le Bandcamp de Baptiste W. Hamon
Le Soundcloud de Baptiste W. Hamon
Le Facebook de Baptiste W. Hamon


Nathalie Bachelerie         
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# 23 juin 2019 : Un festival de festivals

On vous parle bientôt du Hellfest, on vous parle déjà du Magnifique Society, on va partir au festival de Beauregard... bref, c'est l'été, la saison des festivals et on va vous tenir compagnie tout l'été, histoire de vous rafraichir les idées pendant que votre corps suera à grandes eaux sous le soleil caniculaire. Voici le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Une clairère" de Jérôme Minière
"Cheval fou" de Marie Claire Buzy
"Le pas de côté" de Matthieu Malon
"Trust in the Lifeforce of the Deep Mystery" de The Comet Is Coming
"Years to burn" de Calexio & Iron and Wine
"Tutto va vene" de Alex Rossi
"The coffin train" de Diamond Head
"Black Haze" de Lloyd
Compte rendu du Magnifique Society à Reims :
- Vendredi avec Delgrès, Franz Ferdinand, The Fat White Family...
- Samedi avec Pond, Bagarre, Sebastian etc.

et toujours :
"Frescobaldi : Toccate e partite d'intavolatura di cimbalo, libro primo" de Christophe Rousset
"Ravel l'exotique" de Ensemble Musica Nigella & Takénori Némoto & Marie Lenormand & Iris Torrosian & Pablo Schatzman
"Rouen dreams" de Jean-Emmanuel Deluxe & Friends
"Antonio Salieri : Tarare" de Les Talens Lyriques & Christophe Rousset
"N'obéir qu'à la terre" de Louise Thiolon
"... Ni précieuse" de Malakit
"Différent" de Monsieur
"Women's legacy" de Sarah Lenka
"At the end of the year" de Thomas Howard Memorial
"Génération guerre sainte" de Torquemada

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Why ?" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Les Evaporés" au Théâtre de la Tempête
"Elle voit des nains partout !" au Café de la Gare
"Nous deux et personne d'autre" au Lavoir Moderne Parisien
"Roger, Roger et Roger" au Café de la Gare
"Olympicorama - Epreuve n°2 : Le disque" à la Grande Halle de La Villette
"Comment épouser un milliardaire" à la Nouvelle Seine
et la chronique des spectacles à l'affiche en juin

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour "Rouge - Art et Utopie au pays des Soviets" au Grand Palais

Cinéma :

les films de la semaine :
"Natan, le fantôme de la rue Francoeur" de Francis Gendron
Oldies but Goodies avec "L'Age d'or" de Luis Bunuel
et la chronique des films à l'affiche en juin

Lecture avec :

"Avis de décès" de Zhou Haohui
"L'évasion du siècle" de Brendan Kemmet
"La lame" de Frédéric Mars
"La solitude Caravage" de Yannick Haenel
"Malamorte" de Antoine Albertini
et toujours :
"Au péril de la mer" de Dominique Fortier
"Etre soldat de Hitler" de Benoit Rondeau
"La nation armée" de André Kaspi
"Le karaté est un état d'esprit" de Harry Crews
"Le rêve de la baleine" de Ben Hobson
"Les deux vies de Sofia" de Ronaldo Wrobel

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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