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L'international  (Paris)  mercredi 11 mai 2016

Dans un coin de Ménilmontant, dehors, on attend la musicienne française qui a volé l'âme du songwriting américain : Alma Forrer. La programmation de l'International prévoit aussi Nazca, folk et pop tribale made in Lyon et Clou, parisienne à l'attitude folk nostalgique.

Alma monte sur scène, heureuse de voir la salle pleine et déclare très franchement : "J'avais peur de jouer devant une salle vide". Le public applaudit et se perd dans le premier morceau.

"Comme avant" est issu de l'EP Ne Dis Rien sorti en octobre 2015, c'est la tendresse des souvenirs, d'un temps qui ne veut pas passer : "Tu resteras quelques années / avant le grand voyage / le temps d'apprendre à patienter / préparer tes naufrages". Le public est enchanté par cette voix douce presque tremblante en symbiose avec le fingerpicking typique de la tradition folk. La voix d'Alma transmet la nostalgie des esprits de Vashti Bunyan, Sibylle Baier, et sa première influence, Joan Baez.

"Bobby" (titre du premier EP Alma Forrer sorti en septembre 2014) est une dédicade à un amour auquel on arrive à parler de loin, du passé : "Bobby ce mal qui te plaît / ce mal qui te tient / C'est l'écho du passé / et l'appel de demain / C'est l'ardeur de la vie avant la fin".

Chaque morceau cache une histoire et Alma aime bien la partager avec son public, entre amis. Elle nous raconte la période où elle était serveuse dans un bar à Pigalle, ses relations avec les hommes, sa mère à laquelle, les yeux humides, elle dédie un morceau très touchant.

Avant de jouer un nouveau morceau, elle s'excuse presque embarrassée parce qu'il "n'est pas encore fini" et avec timidité enchaîne toute de suite un autre morceau. Elle cherche du regard une copine dans le public pour lui dire qu'elle a une surprise pour elle, et tout le monde reconnaît les notes de "L'amour avec toi" de Michel Polnareff. En un seul instant, la salle se retrouve en 1966, tout le monde accompagne avec le sourire Alma sur le refrain.

Ici on ne ment pas, on ne peut pas tricher, les paroles arrivent fortes et claires comme des raffales de vent en automne, et elles nous secouent en attendant les feuilles mortes sur un vélo.

Après le concert, Alma prend le temps de parler avec son public, on la voit souriante avec sa bière, comme si elle avait toujours été là, une fille qui aime bien raconter sa vie, ses histoires et ses fantômes, avec sa guitare.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Alma Forrer
Le Soundcloud de Alma Forrer
Le Bandcamp de Alma Forrer
Le Facebook de Alma Forrer


Paola Simeone         
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Alma Forrer (29 octobre 2015)


# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
"L'homme au million ("The Million Pound Note") de Ronald Neame
des incontournables japonais :
des figures tutélaires :
"Tokyo drifter" de Seijun Suzuki
"A blind woman" de Teruo Ishii
et des plus jeunes :
"Mr Long" de Sabu
"Ichi, la femme samouraï" de Fumihiko Sori
et des raretés avec une sélection "Court metrage" :
"Le Chant du styrène" de Alain Resnais
"La chambre" de Chantal Akerman
"Pauline" de Céline Sciamma
"La traversée de l'Atlantique à la rame" de Jean-François Laguionie

Lecture avec :

"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin
et toujours :
"Le jour où Kennedy n'est pas mort" de R.J. Ellory
"Mauvaise graine" de Nicolas Jaillet
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