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Grand amour  (Cinq 7 / Wagram)  mars 2016

Une grande dame blanche tatouée… un mélange de vodka et de caramel… douce et forte à la fois… voilà quelques-uns des adjectifs qu’on pourrait prêter à Maissiat, en solo depuis trois ans. Ici son second album, gracieux et vaporeux : Grand amour.

Il n’a pas fini de nous faire parler, celui-là. Et Maissiat l’a bien compris. L’album entier est consacré à ses déchirements, ses emportements, ses doutes et ses promesses. Grand amour est selon toute vraisemblance tiré de faits réels, laissons ses méandres exacts à la discrétion de Grande Dame. Nous saurons nous contenter de comprendre que Maissiat a créé les conditions de son inspiration en s’installant sous le soleil de la ville des Papes (sans pape).

Plus facile de comprendre la chaleur de l’album, une musique irradiant de ce qui berce l’âme, située juste entre les bras consolateurs d’une mère et la quiétude d’un paysage familier. Je n’imagine pas Maissiat élever le ton ou prendre la mouche pour monter sur des chevaux trop fougueux pour présenter de la tendresse, le ton est posé, la voix est maîtrisée à la perfection, Maissiat fait du velours de ses murmures.

Les accords sur la pointe des notes sont retenus par des pianos discrets, des percussions frôlées, l’électronique effleurée. Maissiat dresse le tableau des mystères des relations humaines, et on se fiche de savoir pourquoi l’homme en vient à se torturer pour un Grand Amour, ce qui compte, c’est de vivre avec ou sans, d’en crever ou de s’envoler, ce qui compte est d’y plonger la tête la première et de s’y rompre le cou ou de s’en saouler.

Les dix titres de l’album sont dix facettes de l’amour, dix images prises au hasard du tourbillon, avec une parfaite maîtrise de la fougue et une retenue millimétrée.

De l’amour-absolu laissé dans un passé irréversible : "Tu es le seul temps, le seul qui m’enchante, il est dans chaque mot signifié que je t’aime" ("Grand huit").

De l’amour-automne qui sonne comme la fin des coquillages : "Je ne sais plus, tu ne sais plus que faire de mes silences" ("Avril"), ou l’éloignement évident de la distance ou des saisons changeantes.

De l’amour-torride où un seul suffit à apaiser soifs et faims : "Ta chaleur hante mon sommeil, hante mes nuit, ce plaisir insulaire" ("Swing Sahara"), dans un désert de chaleurs et de passions charnelles.

De l’amour-secret gardant en son cœur la pureté sincère d’un sentiment non partagé : "J’avoue j’en suis malade, j’ai peur de me réveiller de vous rêver souvent, les nuits sans vous létales m’ennuieront fatalement" ("Ce bleu sentimental").

Des accords stellaires pour animer les multiples facettes d’un état qui n’a pas fini de faire couler de l’encre sur les joues des âmes comblées et damnées. Un regard bienvenu sur les fondements de ce truc à ventricules qui palpite à l’intérieur de notre dedans, ce bidule maintes fois disséqué sans jamais révéler son alchimie. Maissiat nous le décrit dans Grand Amour, comme on voudrait tous être aimé : avec fougue et tendresse.

 

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La chronique de l'album Tropiques de Maissiat
Maissiat parmi une sélection de singles (février 2013)

En savoir plus :
Le site officiel de Maissiat
Le Bandcamp de Maissiat
Le Soundcloud de Maissiat
Le Facebook de Maissiat


Nathalie Bachelerie         
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Maissiat (26 mars 2013)


# 23 septembre 2018 : Autumn Sweater

Après le plan canicule estival, va-t-il falloir prévoir un plan innondation ? En tout les cas, la météo (tout du moins parisienne) a voulu nous faire savoir que l'on entrait dans l'automne. Qu'à cela ne tienne cette saison est riche en sorties de tout bord tant au niveau des disques, que des films, des livres, des expos et la reprise de la saison théâtrale. C'est parti pour le sommaire de la semaine.

Du côté de la musique :

"Crave" de Léonie Pernet
"Double negative" de Low
"Sound of Papapla Vol 1" de Papapla
"Captain Tarthopom, flûtes libres" de Jean Cohen-Solal
"Faits Bleus" de Pauline Drand
"Mésopotamie" de Fantôme
Tour d'horizon du festival Hop Pop Hop #3
"Le bruit dehors" de Goël
"You vicious !" de You, Vicious !
et toujours :
"Let my children hear Mingus" de Géraud Portal
"Joy as an act of resistence" de Idles
"Move through the dawn" de The Coral
"Reiði" de Black Foxxes
"Rising, la fin de la tristesse" de Blaubird
"Idomeni" de No Mad ?
"Sun on the square" de The Innocence Mission
et entre livre et musique "Beach Boys, un été sans fin" de Jean Emmanuel Deluxe

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Les Enivrés" au Théâtre de la Tempête
"Le Père" à la MC à Bobiny
"Misery" au Théâtre Hébertot
"Love Me Tender" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Qui a peur de Virginia Woolf ?" au Théâtre 14
"Les mots pour le dire" au Théâtre L'Archipel
"Le bateau pour Lipaia" à la Comédie Italienne
"Voyage au bout de la nuit" au Théâtre de la Huchette
"Cabaret Louise" au Théâtre le Funambule-Montmartre
"Callisto et Arcas" au Théâtre des Bouffes du Nord
les reprises :
"L'Arrangement" au Théâtre de l'Epée de Bois
"Los Guardiola - La Commedia del Tango" au Théâtre Essaion
"Elodie Poux - Le Syndrome du Playmobil" à l'Apollo Théâtre
"Apzude !" au Théâtre Trévise
"Guillaume Bats - Hors Cadre!" au Théâtre Apollo
"Les Sourds-Doués - Sur un malentendu" au Théâtre Trévise
et la chronique des autres spectacles de septembre

Expositions avec :

"Collections privées - Un voyage des Impressionnistes aux Fauvess" au Musée Amrmottan-Monet
"Jakuchu - Le Royaume coloré des êtres vivants" au Petit Palais

Cinéma avec :

le film de la semaine :
"Rafiki" de Wanuri Kahiu
et la chronique des autres sorties de septembre

Lecture avec :

"Dans les bras de Verdun" de Nick Dybek
"Le sillon" de Valérie Manteau
"Rommel" de Benoît Rondeau
"1994" de Adlene Meddi
et toujours :
"Au loin" de Hernan Diaz
"Beach Boys, un été sans fin" de Jean Emmanuel Deluxe
"Federica Ber" de Mark Greene
"K.O." de Hector Mathis
"L'extase totale" de Norman Ohler

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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