Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce L'histoire vraie d'un Punk reconverti à Trénet
La Loge  (Paris )  juin 2016

Spectacle musical conçu et mis en scène par Guillaume Barbot, avec Zoon Besse, Pierre Marie Braye Weppe et Guillaume Barbot.

On connait les précédents spectacles de la Compagnie Coup de Poker animée par Guillaume Barbot. On a ainsi pu voir "Nuit", variation sur "La Nuit du Chasseur", le seul film de Charles Laughton. On a aussi vu "Club 27", hommage aux héros pop morts à 27 ans.

Poursuivant son exploration tous azimuts de la "culture populaire", c'est cette fois-ci la chanson française, et une de ses grandes figures tutélaires, qui est au centre de "L'histoire vraie d'un Punk converti à Trenet".

Guillaume Barbot n'est pas allé chercher très loin pour bâtir l'armature de ce spectacle très réussi : il s'est contenté de relater de belle manière l'itinéraire d'un enfant pas gâté, celui de son compagnon de route, Zoon Besse, qui fut jadis aussi son "Gainsbarre" dans un autre de ses spectacles, "Gainsbourg, moi non plus".

Zoon Besse a eu, en effet, un destin peu commun : alors que son chemin musical de tout jeune homme en faisait le presque contemporain des Clash et des Sex Pistols, de Sid Vicious et de Johnny Thunders, il s'est soudain défroqué de son perfecto et de ses épingles à nourrice pour reprendre le canotier du "fou chantant" et troquer la panoplie punk pour la dégaine zazou.

Traître à la cause nihiliste, Zoon Besse est devenu serviteur de la poésie surréaliste du grand Charles. Et le parcours n'a pas été sans embûche puisque, on en aura ici une preuve vidéo flagrante, Zoon passera même à la Chance aux Chansons. Chevalier Servan un court instant, il aura été surtout un adorateur des mots et des notes du Narbonnais le plus célèbre.

Avec une aisance déconcertante, des variations sur les chansons de Trenet toujours intelligentes, qui vont du strict respect du texte et de la musique à des interprétations audacieuses, entre minimalisme genre "Residents" et pose cigarettes-lunettes noires à la Bashung, Zoon conquiert un public divers.

Connaisseurs de Trenet, heureux de le voir même ressusciter "Charles et Johnny", et méconnaisseurs qui entendent pour la première fois "Débit de lait, débit de l'eau" et constatent que Zoon a une diction impeccable et que les mots de Trenet (même s'ils sont ici de Francis Blanche) atteignent des sommets de virtuosité, tous sont à la fête.

Aidé par les claviers de Guillaume Barbot, par ailleurs récitant chambreur de la geste zoonienne, et par les cordes magiques de Pierre Marie Braye Weppe, Zoon Besse gagne en deux minutes la sympathie générale.

Dans une ambiance de studio d'enregistrement, "L'histoire vraie du Punk converti à Trenet, rend heureux. On est emporté par le choix judicieux opéré dans le colossal catalogue du grand-papa de la chanson française et l'on s'amusera même de "La Mer" en karaoké universel où Zoon passe du japonais à l'arabe...

Pas question chez les trois gaillards de jouer la carte connivente d'un second degré inutile. Respectueux dans l'irrespect, vraiment amoureux de Trenet et contents de transmettre son univers, les membres de la compagnie "Coup de Poker" sont tous à féliciter.

On aimerait que cette balade euphorisante punko-swingante ait envie de "Revoir Paris" le plus tôt possible. Et l'on remerciera chaleureusement Guillaume Bardot d'avoir eu la touchante idée de terminer cette évocation par une vidéo de Cabu, qui n'était fanatique que d'une seule chose : le génie de Charles Trenet...

 

Philippe Person         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=