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Interview  (Paris)  samedi 30 avril 2016

Après plusieurs EP, Tropical Horses a sorti en début d'année un premier album Mirador. Toujours influencés par Suicide, les morceaux se révèlent aujourd'hui plus sombres, moins foutraques, mais continuent à tracer leur sillon de manière autonome loin des sentiers battus. la guitare shoegaze croisant le fer avec le post-indus et les beats électro. Après une session bien sauvage, Max-Antoine, seul maître à bord de Tropical Horses, nous parle des évolutions que son projet a connu depuis sa première froggy session deux ans auparavant.

Tu vivais à Paris, j'ai lu que tu étais retourné vivre à Rennes...

Max-Antoine : Non. J'ai l'impression qu'on me prête des errances géographiques. J'ai donné une interview sur une radio où le type croyait que je venais de Rennes et que je vivais à Nantes. Il semble qu'on ait du mal à me géolocaliser, mais je vis aux Lilas en banlieue parisienne. Je suis lilasien.

Ton premier album "Mirador" est sorti début mars. Quel en est l'accueil ?

Max-Antoine : L'accueil critique est très positif. Au niveau des écoutes, c'est en constante progression, et l'album se vend correctement.

Après, ça reste dans la démarche que j'ai depuis le début. Lorsque j'avais réalisé mes premiers EP, j'avais fait ça tout seul, sans label, en autoproduit. J'avais balancé tout sur Internet. Pour celui-ci, je travaille avec un encadrement plus structuré, puisque "Mirador" est sorti chez Montagne Sacrée. Certes, ce n'est pas Universal, mais c'est un bon label indépendant. Nous avons les services d'un attaché de presse, j'ai donc des médias que je n'avais pas auparavant. L'album est sorti en format physique. J'ai donc quelque chose à vendre à l'issue des concerts... Je suis vraiment passé à une étape supérieure en terme d'organisation, et je vais continuer dans cette voie pour le deuxième album. L'idée est de ne pas brûler les étapes. En terme de création, j'ai déjà de quoi sortir l'album suivant, voire un troisième. J'essaie de m'implanter tranquillement, sans faire de bruit, afin d'être en mesure de continuer à proposer des EP et albums que je juge de qualité.

Pour trouver des dates, est-ce plus simple maintenant que l'album est sorti ?

Max-Antoine : Pour Paris, il n'y a pas de soucis. J'ai déjà beaucoup joué à Paris, c'est ma ville. Maintenant, sans prétention, on peut dire que c'est un peu "Où je veux, quand je veux". Paradoxalement, j'ai moins de propositions qu'avant, mais lorsque je demande, c'est toujours oui. Mais je travaille sans tourneur. Je joue pour me faire plaisir. Je démarche les lieux où j'ai envie de jouer. Par contre, mon projet est parfois difficile à définir auprès des programmateurs. On ne dit pas "C'est du shoegaze" ou "C'est du post-punk". C'est parfois compliqué pour certains plateaux.

On me fait souvent jouer avec des groupes un peu dark, de la dark-folk ou des trucs électro. Les groupes avec lesquels j'ai joué dernièrement ou avec lesquels je vais jouer, sont étiquetés comme ça. Ce sont des esthétiques dont je me sens assez proche, et ça peut bien fonctionner. Après le problème est que je ne suis pas dans une niche. Or c'est un vrai problème. Quand on n'est pas dans un style particulier, en France, on se heurte à des chapelles. Ce n'est pas comme les américains ; pour eux, ce qui importe, c'est ce qui se dégage du projet, l'énergie. Mon autre souci est la structuration. Lorsque tu n'as pas de tourneur en France, tu peux certes trouver des dates, mais les conditions ne sont pas les mêmes. C'est moins tranquille. Je me fais un peu d'argent, ce qui me permet d'acheter du matos, donc ça va. Mais je n'ai pas envie de vivre de ça. Je trouverais ça suicidaire.

Tu parlais d'influences diverses. En entendant la session, il y a même des aspects qui me rappellent Prince.

Max-Antoine : C'est très drôle que tu dises ça. La comparaison est curieuse, mais il y a eu la même réflexion dans une des chroniques de l'album. En fait, je n'ai jamais écouté Prince au-delà de Purple Rain. Dans l'idée, même si je connais mal, je vois à peu près ce que ça dégage. J'aimerais bien un truc comme ça qui consiste à proposer des concepts albums, des disques dans des couleurs différentes qui ne sont jamais les mêmes, un style qui semble accessible à tous au premier abord mais qui se révèle tout à fait réfléchi dans sa démarche. Bien entendu, ce ne serait pas dans le style funk qui ne me parle pas, mais dans d'autres styles. J'écoute encore beaucoup de musique, et mes influences ne sont pas arrêtées.

Par contre, on ne peut pas rapprocher ton écriture de la pop.

Max-Antoine : Je n'ai pas envie de rester dans la structure du morceau avec couplet-refrain-pont-refrain. J'estime qu'à partir du moment où tu écris un morceau, que tu racontes une histoire, tu dois garder la liberté d'aller dans tous les territoires possibles et imaginables à partir d'un seul motif. A partir du seul motif "untel va à la plage", tu peux raconter l'histoire de différentes manières totalement folles. J'essaie de garder ça dans le musique. Par exemple, j'ai écrit un morceau qui m'a été inspiré par les attentats de 2015. C'est un morceau très tendu où, avec les pédales j'envoie des samples qui rappellent des coups de feu. Si tu ne connais pas l'histoire du morceau, tu n'y penses pas forcément. Je ne l'ai pas fait de manière délibérée. J'essaie de faire du symbolique avec mon matériau musical. Avant de venir à la musique, j'ai faisais des créations sonores. Ce qui m'a amené à la réflexion qu'il y a un discours qui se crée musicalement au-delà des paroles.

Tu as une autre activité. On commence à faire appel à toi pour remixer les morceaux d'autres groupes.

Max-Antoine : Tranquillement, je trouve ça intéressant. Pas dans l'idée "on a les mêmes univers, ça devrait coller", mais au contraire pour le défi d'affronter un style qui n'est pas le mien. Ça me permet d'expérimenter des choses qui ne me viendraient pas à l'idée avec mon propre projet. De fait, ça nourrit ce que je vais faire plus tard avec Tropical Horses.

Retrouvez Tropical Horses
en Froggy's Session
pour 4 titres en cliquant ici !

 

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Tropical Horses en concert au Pop In (mercredi 30 janvier 2013)

En savoir plus :
Le Bandcamp de Tropical Horses
Le Soundcloud de Tropical Horses
Le Facebook de Tropical Horses


Laurent Coudol         
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# 22 mars 2020 : Homeworks

Nos chroniqueurs ont fait leurs devoirs à la maison cette semaine. On vous parle toujours de musique, de littérature et de jeux vidéo mais aussi d'expositions virtuelles, de cinéma et de théâtre en DVD ou en ligne. C'est parti, voici de quoi vous occupez en restant chez vous.

Du côté de la musique :

"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander
et toujours :
"Ludi" de Chassol
"D'ombres" de Elodie Vignon
"L'univers" de Goodbye Moscow
"Single / Clip des champions" de Klub des Loosers
"Robert Schumann : L'hermaphrodite" de Laurianne Corneille
"A Milli" le podcast numéro 11 de Listen in Bed
"Outlaws" de Ludivine Issambourg
"It's only us" de Monophonics
"Premier EP" de Panic Party
"Ornithologie" de Un Poco Loco

Au théâtre :

dans un fauteuil de salon avec la sélection de la semaine en diffusion sur le net :
du boulevard avec :
"Le Sommelier" en replay sur la chaîne Paris-Première et la captation de "Un amour de jeunesse"
un classique avec la captation de "Ruy Blas" créé aux Fêtes Nocturnes de Grignan
un classique revisité avec le streaming de "L'Ecole des femmes" au Théâtre national de l'Odéon
une comédie circassienne avec la captation de "La Nuit du Cerf" du Cirque Leroux
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" : "Potiche" de Barillet et Grédy avec Jacqueline Maillan
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Récital emphatique de Michel Fau"
"Le Gros, la Vache et le Mainate"
"Elephant Man"
"Dans les yeux de Jeanne"
"Orphée"
"Il y aura la jeunesse d'aimer"

Expositions :

en toute tranquilité mais qui déménagent avec sur le Musée de la Sacem avec :
"Le Punk français" qui a fêté son quarantième anniversaire et "Le Disco français" toujours présent sur les dancefloors
le parcours virtuel sur le site du Petit Palais correspondant à l'exposition "Paris 1900"
en passant les frontières avec la visite virtuelle des collections du Rijksmuseum d'Amsterdam
et, en attendant la réouverture de l'exposition "Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée, le documentaire "Sur les pas de Christian Louboutin" de Olivier Garouste

Cinéma :

se faire une toile à domicile avec parmi les films récents sortis en DVD :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Roubaix, une lumière" de Arnaud Desplechin

Lecture avec :

"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle
et toujours :
"Alerte rouge" de Tomaz Lavric
"Chez nous" de Louis Candlish
"de Gaulle et les grands" de Eric Branca
"El Nino de Hollywood" de Oscar & Juan José Martinez
"Idiot wind" de Peter Kaidheim
"L'intégrale de F A U S T" de Serge Lehman
"Pacifique" de Stéphanie Hochet

Froggeek's Delight :

Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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