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puce Festival Les Eurockéennes de Belfort #28 (édition 2016) - Vendredi 1er
Pumarosa - Bagarre - Vald - The Last Shadow Puppets - Chocolat - Les Insus - Breakbot - Nathaniel Rateliff - Ty Segall and the Muggers  (Presqu'île de Malsaucy, Territoire de Belfort)  du 1er au 3 juillet 2016

Jour 1 - Péleriner

Ce cinquième pèlerinage de notre part aux Eurockéennes s'annonce sous les meilleurs auspices puisque sous la triade magique que composent le soleil, la solitude et la sérénité. De fait, on foule le sol du Malsaucy avec le sentiment un peu égoïste d'y laisser une nouvelle trace, on salue les têtes familières avec le plaisir non feint de passer pour une habituée, on se laisse servir la première bière du bar du boulot et l'on écoute calmement les premiers battements de cœur de cette nouvelle édition.

Les Londoniens de Pumarosa, au club Loggia, ouvre le festival de manière douce et suave – ce qui fait dire à certains qu'ils sont insipides... J'apprécie néanmoins l'univers d'Isabel Henry, dont les inflexions de voix rappellent, selon les titres, une certaine Beth Gibbons. Une honnête entrée en matière.

Je mettrai ensuite, dans le même sac musical, les sets de Bagarre et de Vald. Les premiers prétendent à la new wave, le second se joue du hip-hop – et parfois parfaitement, quand il fraie avec La Gale notamment. Mais là, l'indigence musicale est telle qu'on ne sait pas vraiment si c'est sérieux ou si les deux formations proposent un énième délire éphémère fondé sur du rien. Entre "Bonsoir, nous sommes Bagarre" des uns (suivi de tous les titres de leur premier EP, hurlés par cœur par les groupies du premier rang) et l'absence de présence scénique de l'autre, on sèche littéralement. On écoutera donc Vald comme avant, à dose réduite avec une attention mêlée d'un peu de dégoût. Enfin, respectons ceux qui aiment, évitons leurs foudres, et passons notre chemin (c'est-à-dire, sortons de l'impasse).

Entre ces deux moments d'abrutissement cérébral, heureusement, The Last Shadow Puppets batifolait sur la grande scène. Si mon avis est qu'ils sont meilleurs en salle, et de nuit, on est quand même content de les voir s'amuser comme deux gosses guitares à la main, même si, à la fin, on se demande si Turner n'en fait pas un peu trop... Question playlist, on retombe toujours sur les mêmes : "My mistakes were made for you", "Only the truth", "Used to be my girl", "Bad habits", "Totally wired", "Sweet dreams, TN" et surtout une belle reprise de "Moonage daydream" de Bowie. Une valeur sûre, sans éclat pour cette fois-ci.

Voici ensuite LA (savoureuse) découverte de la journée, au club Loggia : Chocolat. Des riffs parfaitement rock psyché, de belles balades, des cheveux longs, la voix exceptionnelle de Jimmy Hunt, allant de l'outre-tombe à l'aérien, de grands et beaux moments instrumentaux, de la reverb à foisons : un rock habile et puissant, poignant et entêtant. Réécoutons Piano Elégant (2008), achetons Tss tss, leur dernier album, et profitons de ce béni retour en scène...

Comme Les Insus n'ont pas voulu de nous dans le pit, on se réjouit de revoir Breakbot. Et là : stupéfaction. La Plage semble être vidée de ses festivaliers. Car si les Eurocks affichait complet ce vendredi, c'est avant tout parce que les Insus étaient là... Breakbot n'en perd pas moins de sa superbe, et c'est encore un plaisir d'entendre et de bouger sur cette électro groovy aux accents old shool, en appréciant particulièrement un scénique bien équilibré entre les musiciens – et quelles lumières, encore une fois ! Un belle, belle partie de plaisir, entachée néanmoins par l'ivre jeunesse qui s'écroule à mes pieds en pleurant sa barquette de frites perdue (ça marche aussi avec le petit copain) pendant qu'au loin le remake Téléphone continue, en égrenant un propice "Cendrillon" et un bien nommé "Au cœur de la nuit". Fin des Insus, fin de la soirée ? Une vague gigantesque déferle vers la sortie, laissant au festivalier erratique la place nécessaire, et même plus, pour divaguer entre les stands.

On se presse néanmoins pour apprécier la soul bien rauque et bien country de Nathaniel Rateliff, qui figure le deuxième coup de cœur musical de la soirée, et pour l'énergie pure et sincère sur scène (fait de plus en plus rare, ma bonne dame), et pour la claque musicale.

Ty Segall and the Muggers terminera ma soirée, de façon assez mitigée, en raison d'un début catastrophique, avec des balances sans fin et un peu nerveuses, où des doigts se lèvent et se baissent ad libitum à la recherche de la perfection du son – ce qui n'est pas au goût du public impatient. Avec un bon quart d'heure de retard, Ty Segall commence son show en français par un "je suis.... je suis..." "en retard !" hurle une festivalière futée. C'est garage rock, parfois plus garage que rock, en raison d'un son très "noisy", cependant parfaitement assumé et assorti de salopettes, dans le pur cliché du mécanicien du coin. L'impression est malgré tout assez bonne, et vient en tous les cas confirmer l'engouement total autour de ce groupe venu asseoir sa place avec Emotional mugger, sorti en janvier dernier. On a un peu honte de le dire, mais le son est meilleur à la maison...

 

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En savoir plus :
Le site officiel du festival des Eurockéennes de Belfort
Le Facebook du festival des Eurockéennes de Belfort

Crédits photos : Sophie Hébert (toutes les séries sur son site)


Sophie Hébert         
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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
"L'homme au million ("The Million Pound Note") de Ronald Neame
des incontournables japonais :
des figures tutélaires :
"Tokyo drifter" de Seijun Suzuki
"A blind woman" de Teruo Ishii
et des plus jeunes :
"Mr Long" de Sabu
"Ichi, la femme samouraï" de Fumihiko Sori
et des raretés avec une sélection "Court metrage" :
"Le Chant du styrène" de Alain Resnais
"La chambre" de Chantal Akerman
"Pauline" de Céline Sciamma
"La traversée de l'Atlantique à la rame" de Jean-François Laguionie

Lecture avec :

"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin
et toujours :
"Le jour où Kennedy n'est pas mort" de R.J. Ellory
"Mauvaise graine" de Nicolas Jaillet
"Une immense sensation de calme" de Laurine Roux

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