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Ape in Pink Marble  (Nonesuch Records)  septembre 2016

Le dernier week-end de septembre a été marqué par le retour de l'enfant sauvage du folk (devenu un gentleman bohémien et sympa) : Devendra Banhart.

Quand on parle de Devendra, on parle de plusieurs univers, la musique se mélange à ce personnage venu de loin, à sa personnalité, à des aventures beatnik.

Parti de Caracas, arrivé au succès avec sa grosse barbe, ses tenues néo-hippy et l'album Rejoicing the Hands (sorti en 2006 et classé par la bible de l'indé Pitchfork dans les 200 meilleurs albums des années 2000), après avoir voyagé et joué partout dans le monde dans des pubs, des restos et à chaque occasion qui se présentait à lui. Devendra a été aussi un des protagonistes du documentaire The Eternal Children réalisé par David Kleijwegt qui lui fait monter sur l'Olympe du néo-folk avec Cocorosie, Antony Hegarty et Vashti Bunyan.

Ape in Pink Marble sort sur le même label que Mala (Nonesuch Records, 2013), avec les même producteurs - et amis - Noah Georgeson et Josiah Steinbrick et réunit tous les univers de Devendra, son voyage personel, la simplicité d'un sac à dos, avec l'essentiel, une guitare, un koto (harpe japonaise traditionnelle), sa voix aérienne et ses inspirations, la délicatesse du folk et l'energie colorée de ses origines sud-américaines.

L'album s'ouvre avec une ballade qui nous fait fondre, "Middle Names", dédicace à son ami musicien disparu trop tôt, Asa Ferry (frontman des Kind Hearts and Coronets) : "Don't know where you're going / Don't come back, please come back tonight /(...) I wonder where you are". La voix cotonneuse, presque tremblante continue sur "Good Time Charlie", morceau aux faux airs des années 60, qui nous prépare à un hommage à Jonathan Richman (leader de Modern Lovers), "Jon Lends a Hand" : "Oh Jonathan, Jonathan / These are your chords / I’m borrowing them".

Une atmosphère reggae nous rejoint avec "Mara", un delay et des touches afro inspirées par le musicien culte nigérian William Onyeabor, et on vire vers "Fancy Man", qui sonne comme un classique des années 80 avec ses synth rythmés. Il ne manque plus que des touches disco / funk 70's, comme dans "Fig in Leather", un morceau sur lequel on danserait toute la nuit. Les origines sud-américaines de Devendra sont bien représentées par la bossa nova de "Theme for A Taiwanese Woman in Lime Green", un tropicalisme qui fait croire que l'on est au Brésil pour quelques instants, une romance exotique qui sent le sud du monde.

Dans une interview, Devendra raconte avoir été très touché un jour à Los Angeles par l'image d'un homme qui poussait sa femme en feuteuil roulant, et c'était là qu'il a écrit "Souvenirs", les souvenirs de ses propres amours passées, revues grâce à un amour présent : "Because when love shows it’s face / the rest falls into place". Un morceau folk minimaliste et ouaté où il rend aussi un drôle hommage aux Eagles ("Hotel California") dans la phrase de début "Welcome to the hotel in California".

Un synth nostalgique aux tonalités presque sombres ouvre "Mourner's Dance" nous transporte, comme dans un rêve mystique, vers la célèbre bande originale de Twin Peaks, le culte de Badalamenti. L'electro pop "Saturday Night" est enrichi par les arpèges de koto, qui crée plutôt une atmosphère de déception du samedi soir.

Tous ces morceaux sont des microcosmes qui cachent, pas très bien, leur histoires secrètes. C'est le cas de "Linda", ballade mélancolique écrite après la perte de son père, où il s'identifie à cette lonely woman : "I'm a lonely woman / Alone in the world / (...) I was once a loved woman / Once was all that I knew" et avec la conscience de ne vouloir souhaiter plus que de la sérénité.

"Lucky", c'est l'annonce bouleversante de la conclusion qui arrive avec "Celebration", morceau épuré qui repète que le mot "Celebration". La célébration d'un album vulnérable, mâture et rêveur qu'on approuve les yeux fermés.

 

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Devendra Banhart en concert au Festival des Inrocks Motorola 2007
Devendra Banhart en concert au Festival des Eurockéennes 2017 - Vendredi 7 juillet

En savoir plus :
Le site officiel de Devendra Banhart
Le Soundcloud de Devendra Banhart
Le Facebook de Devendra Banhart


Paola Simeone         
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# 14 juillet 2019 : Les pieds dans l'eau

C'est l'été, les vacances pour certains, mais cela n'empêche pas de découvrir quelques petites perles musicales, littéraires, théâtrales, cinématographiques... Alors ne perdons pas de temps et découvrons le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Reward" de Cate Le Bon
"Walk on a mirror" de Beautiful Badness
"You're here now what ?" de Matmatah
"Verdée" de Verdée
"Circo circo" de Who's the Cuban
Tom Mascaro et The Daggys au M'art in the street de St Symphorien s/ Coise
Beauregard #11 :
Jeudi avec MNNQNS, Gossip, Fatboy Slim entre autres
Vendredi avec Balthazar, Lavilliers, NTM, Etienne de Crécy...
Les Eurockéennes de Belfort #31 : Interpol, Fontaines DC, Idles, Mass Hysteria...
et toujours :
"Lung bread for daddy" de Du Blonde
"Orgue" de Guero
Hellfest #14 avec No one is innocent, Gojira, Kiss, Cannibal Corpse, Sister of Mercy et pas mal d'autres
"L'envoutante" de L'Envoûtante
"Uncovered Queens of the Stone Age, The lost EP" de Olivier Libaux
"Praeludio" de Patrick Langot
"Carnet de voyage, livre 1 : Beethoven Cras" de Quatuor Midi Minuit
"The twin souls" de The Twins Souls

Au théâtre :

"Glissement de terrain" au Théâtre de la Reine Blanche
"Philippe Chevallier et Bernard Mabille - Chacun son tour" au Théâtre L'Archipel
"De Judas à Manuel Valls" à la Comédie Saint-Michel
"Philippe Fertray - En mode projet" au Théâtre de la Contrescarpe
"Florian Lex - Pas de pitié !" au Théâtre du Marais
des reprises :
"Nature morte dans un fossé" au Petit Gymnase
"Muriel Lemarquand - Trop forte !" au Théo Théâtre
la chronique des spectacles à l'affiche parisienne en juillet
et la chronique des spectacles programmés au Festival Off d'Avignon

Expositions avec :

"Back Side/Dos à la mode" au Musée Bourdelle
et dernière ligne droite pour :
"L'Orient des peintres, du rêve à la lumière" au Musée Marmottan-Monet
"Hammershoi - Le Maître de la peinture danoise" au Musée Jacquemart-André
"La Lune - Du voyage réel aux voyages imaginaires" au Grand Palais
"La Collection Emil Bürhle" au Musée Maillol

Cinéma :

"Le Voyage de Marta" de Neus Ballus
et la chronique des sorties de juillet

Lecture avec :

"L'enfer du commissaire Ricciardi" de Maurizio de Giovanni
"Hitler et la mer" de François-Emmanuel Brézet
"La villa de verre" de Cynthia Swanson
"Le fossé" de Herman Koch
"Les apprentis de l'Elysée" de Jérémy Marot & Pauline Théveniaud
et toujours :
"Entrer dans l'arène en même temps que l'orage" de Danny Denton
"Et tout sera silence" de Michel Moatti
"Je te donne" de Baptiste Beaulieu, Agnèes Ledig, Laurent Seksik, Martin Winckler
"Le dernier thriller norvégien" de Luc Chomarat
"Néron" de Catherine Salles

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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