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Keepin’ The Horse Between Me And The Ground  (There’s A Dead Skunk Records / Caroline International)  octobre 2016

"Hey Rigo tu vas parler de quel disque aujourd’hui ?

- Ben de Seasick Steve, il fête ses 10 ans de carrière et sort un double album, je ne vais pas m’abstenir."

La boulette. Comment on parle d’un album de Seasick Steve ? C’est tellement dépouillé comme musique qu’il ne reste pas grand chose à se mettre sous la dent pour rédiger une critique digne de ce nom. Et c’est aussi ce qui fait que c’est beau.

Derrière ses rides et sa barbe blanche, Steve est un jeune homme au milieu de ses contemporains. 10 ans de musique c’est un cap certes, un cap que beaucoup franchissent à la moitié de son âge (exagération inside), mais ça n’est en fait que la fin du début (on est encore loin du début de la fin donc). C’est le moment où un artiste a suffisamment de bouteille pour se faire plaisir et sortir un double album, par exemple. Et dans le cas de Seasick Steve, on dirait que c’est le moment où il a les balls de lâcher un tas de chansons qu’il faisait fermenter depuis plus ou moins longtemps.

Avec Keepin’ The Horse Between Me And The Ground, Seasick Steve s’amuse avec générosité et mélange les styles qui nourrissent son univers. Pas le temps de niaiser, on passe du rock ("What A Thang") au blues ("Signed D.C"), de la country ("Grass Is Greener") au bluegrass ("Southern Biscuits"). Varié, ce double album n’en est pas moins sobre, authentique, cohérent. C’est ce qui fait qu’on peut l’écouter attentivement et d’une traite.

Cette continuité, elle m’évoque un voyage que l’on commencerait avec ce précieux conseil en ouverture : garder le cheval entre toi et la route. En selle, c’est parti pour 2 jours et une nuit de désert habité, dans le sillage d’une guitare rouge ultra custom.

Jour 1 : On embraye au pas sur "Walkin’ Blues". On rencontre une drôle de caravane gitane ("Gypsy Blood"). Sous un soleil infernal, on croise l’ombre des redneck de ZZ Top ("Hell"). Tombe le soir à la croisée des chemins, on est étourdi par le rythme chamanique de "Don’t Take It Away". Puis l’air se radoucit, la guitare se couche sur "Lonely Road", elle reprendra son chant au matin, avec "Hard Knocks".

Jour 2 : Après l’exaltation du départ la veille, le chemin du retour s’annonce plus serein, on passe du rock à l’acoustique. La voix est plus chaude, plus proche, douce, posée. La course ne s’arrête pas pour autant ("Ride"), simplement on chemine sans y penser et on y prend goût, menés par Steve, "The Walkin’ Man". C’est presque l’arrivée ("Gonna Get There"), puis on laisse filer notre guide toujours en marche, accompagné d’Amy Lavere, sur "I’m So Lonesome" (une sortie qui n’est pas sans me rappeler le générique de fin d’un autre lonesome cow-boy juché sur un cheval blanc).

Finalement sans parler de musique, j’arrive à en dire des choses sur ce double frisbee. Caracoler dans le sud des Etats-Unis sans lever ses fesses de son canapé, ce n’est pas rien, et ça donne envie de fournir l’effort nécessaire pour mener le sus-mentionné fessier jusqu’au Trianon le 4 novembre prochain à Paris. Cela doit valoir son pesant de beef jerky. Parce que s’il y a un endroit où il FAUT voir Seasick Steve, c’est sur scène ; il y a 10 ans, c’est là qu’il est né.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Seasick Steve
Le Bandcamp de Seasick Steve
Le Soundcloud de Seasick Steve
Le Facebook de Seasick Steve


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# 11 avril 2021 : Culture en résistance

Nous avons rencontré des acteurs du monde de la culture pour évoquer leurs situations mais aussi l'avenir. Le replay intégral est à voir dès maintenant sur la TV de Froggy's Delight. Pour le reste, voici le programme de la semaine. Et surtout, restons groupés.

Du côté de la musique :

"In time Brubeck" de Duo Fines Lames
"Navegar" de Joao Selva
"Le style (avec Guillaume Long et Flavien Girard" la 8ème émission de Listen In Bed
"Dusk" de Paddy Sherlock
"Live at the Berlin philarmonie 1969" de Sarah Vaughan
Les petites découvertes de la semaine en clips avec : Hanna & Kerttu, Texas, A Certain Ratio, Johnny Mafia, Chevalrex + Thousand
et toujours :
"Caillou" de Gisèle Pape
"Sauvé" de It It Anita
"Goes too far" de Olivier Rocabois
"Morricone stories" de Stefano Di Battista
"Le fruit du bazar" de Alex Toucourt
"Bento presto" de Caribou Bâtard
"De mort viva" de Sourdure
"Mistake romance" de Tristan Melia
"Courtesy of Geoff Barrow : Unsung Heroes" le mix #18 de Listen In Bed
Des petites découvertes en clip : O' Lake, Luwten, Corentin Ollivier, Ghern et Old Caltone

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La passion selon saint Matthieu" de Bach par Romeo Castellucci
"War sweet war" de Jean lambert-Wild
"Les Sœurs Macaluso" d'Emma Dante
"Monkey Money" de Carole Thibaut
"Une heure de tranquillité" de Florian Zeller
"Le Dernier jour du jeûne" de Simon Abkarian
"La Ronde" de Boris Charmatz

Expositions :

en virtuel :
"Le Grand Tour, voyage(s) d'artistes en Orient" au Musée des Beaux-Arts de Dijon
"La Fabrique de l'Extravagance" au Château de Chantilly
"La Police des Lumières" aux Archives nationales
"D'Alésia à Rome" au Musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye
"Pompéi, un récit oublié" Musée de la Romanité à Nîmes
et un documentaire : "Les trésors des hôtels particuliers : Du Marais aux Champs Elysées"

Cinéma :

at home :
"Où vont les chats après 9 vies ?" de Marion Duhaime
"Stuck Option" de Pierre Dugowson
"La fête est finie" de Marie Garel-Weiss
"1991" de Ricardo Trogi
"Généalogies d'un crime" de Raoul Ruiz
"L'été de Kikujiro" de Takeshi Kitano
"Le retour de la panthère rose" de Blake Edwards

Lecture avec :

"Elmet" de Fiona Mozley
"Le savoir grec" de Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd & Pierre Pellegrin
"Seul entouré de chiens qui mordent" de David Thomas
"Sur la route, vers ailleurs" de Benjamin Wood
et toujours :
"Biotope" de David Coulon
"Ces petits riens qui nous animent " de Claire Norton
"Dernières nouvelles de Sapiens" de Silvana Condemi & François Savatier
"Eat, and love yourself" de Sweeney Boo
"Giants : Brotherhood" de Carlos & Miguel Valderrama
"L'art du sushi" de Franckie Alarcon
"L'île sombre" de Susanna Crossman
"La rivère des disparues" de Liz Moore
"Pourquoi le nord est-il en haut ?" de Mick Ashworth

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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