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Stairs and Elevators  (Fat Possum Records)  avril 2005

C'est avant tout une improbable découverte de scène. Une sorte de soirée "Les femmes s'en mêlent" organisée au Bowery Ballroom, une des meilleure scènes new-yorkaises, réunissant The Mosquitos, The Heartless Batards, donc, et en final Bettie Serveert.

The Mosquitos font un passage inaperçu, devant une salle plutôt vide (habituel à New York où la ponctualité des concerts permet aux spectateurs peu scrupuleux de se dispenser des premières parties et donc de découvertes surprenantes).

Suivent The Heartless Bastards et lorsque la jolie chanteuse/guitariste Erika Wennerstrom, Mike Lamping (basse) et Kevin Vaughn (batterie) montent timidement sur scène, peu de gens prévoient la déferlante sonore qui devait s'abattre sur le Bowery, qui se croirait replongé cinq mois auparavant alors que la salle accueillait The Black Keys, autre formation signée chez le label américain de blues Fat Possum Records.

La chanteuse Erika Wennerstrom déploie sur scène une sonorité vocale contrastante avec son physique menu, qu'accompagne la puissance des instruments du trio. A la lumière du duo des Black Keys, The Heartless Bastards sont à l'origine d'un blues/rock puissant et grave, qu'envenime la voix de Wennerstrom. Envenime positivement, en fait, puisqu'elle y apporte la fragilité et la puissance d'affirmation de ses paroles parlant de malaise de vivre, souvent ironiquement, de galères surmontées par ces petites choses que Wenrnerstrom a su apprendre à apprécier au long d'une vie tumultueuse, élevée avec son frère par sa mère, accumulant petits boulots et errance jusqu'à cette situation de barmaid et la rencontre finale avec Lamping et Vaughn.

Le groupe multiplie les concerts, Wennerstrom tend à qui veut bien la prendre une démo cinq titres. Puis finit en première partie des Black Keys, qui sont originaires de l'Ohio comme eux, et séduit un producteur de chez Fat Possum où sont déjà signés les Black Keys. Voilà pour l'histoire.

Pour le son, c'est du coté du blues qu'il faut chercher les racines de The Heartless Bastards, qui d'ailleurs lui rendent hommage sur "Done Got Old", complainte du bluesman, ici de la bluesgirl, sur le temps qui passe et le sort qui s'acharne contre lui/elle. Ce même blues retransformé par The Black Keys. A cela, la voix de Wennerstrom rapproche aussi The Heartless Bastards de P.J. Harvey, Patti Smith ou Suzanne Wright. Grave et rocailleuse, cette voix parvient dans cette salle du Bowery à rameuter la foule dispersée.

Il ne faudrait cependant pas encenser le groupe uniquement du fait de la voix originale, puissante, et tout ce dont on voudra bien la qualifier. Musicalement , le trio tient la route et produit une rock agité, aux basses lourdes et à la guitare mélodieuse et entraînante.

L'album s'ouvre sur "Gray" et son introduction montre le ton à suivre. Des guitares rythmées par une batterie rapide avec des déferlantes de cymbales. Comme en concert, il ne faut pas plus de vingt secondes pour se rendre compte de la spécificité de la voix de Wennerstrom.. Cette voix qui s'épanouit sur le plus calme "Onions" et sur le plus agité "Pass and Fail" et qui donne à l'album toute son ampleur.

Certes, Stairs et Elevators n'est pas l'album de l'année, surprend moins qu'un Arcade Fire et ne répond pas aux attentes d'un White Stripes, mais avec cette album, The Hartless Bastards font une entrée réussi dans les bacs.

Vive les bâtards !

 

Xavier         
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# 12 juillet 2020 : Un air d'été

On entre dans la saison des vacances, pour vous comme pour nos chroniqueurs. Vous nous retrouverez tout l'été quand même avec des éditions web plus légères et toujours notre Froggy's TV bien sûr avec La Mare Aux Grenouilles et plein d'autres émissions. c'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

La Mare Aux Grenouilles #6, sommaire et replay
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.

Au théâtre :

en salle :
"Littoral" au Théâtre de la Colline
"Karine Dubernet - Souris pas" au Point Virgule
et dans un fauteuil de salon :
des créations :
"Yvonne princesse de Bourgogne" par Jacques Vincey
"Lucrèce Borgia" par Lucie Berelowitsch
"La Dernière neige" de et par Didider Bezace
"Pinocchio" de Joël Pommerat
"Soulever la politique" de Denis Guénoun
"Je marche dans la nuit par un chemin mauvais" de et par Ahmed Madani
Au théâtre ce soir :
"Darling chérie" de Marc Camoletti
"Le Tombeur" de Robert Lamoureux
"Une cloche en or" de Sim
du boulevard :
"Si c'était à refaire" de Laurent Ruquier
"Face à face" de Francis Joffo
du côté des humoristes :
"Bernard Mabille sur mesure"
"Christophe Alévêque est est Super Rebelle... et candidat libre !"
et finir l'Opéra :
avec du lyrique :
"Le Balcon" de Peter Eotvos par Damien Bigourdan
"Orlando furioso" de Antonio Vivaldi par Diego Fasolis
"La Flûte enchantée" de Mozart par Romeo Castellucci
et du ballet avec deux créations étonnantes : "Raymonda" de Marius Petipa et "Allegria" de Kader Atto

Expositions :

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"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
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