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PS4 / Xbox One / Windows / MacOS  (Hangar 13 / 2K Czech / Mass Media / 2K Games)  octobre 2016

En 2010, j’avais intégré le gang mafieux des Clemente aux côtés de Vito Scaletta dans l’excellent Mafia 2. Après une telle claque visuelle et narrative, j’avais hâte de pouvoir reprendre le chemin obscur de la mafia avec Mafia 3, une suite hypothétique qui aura finalement mis 6 ans à venir. Autant vous dire que l’attente a été longue et que l’espoir a été grand. Peut-être trop.

6 années c’est long, très long même, mais c’est aussi le temps nécessaire pour permettre aux développeurs de fignoler un jeu, de peaufiner les moindres détails pour finalement fournir un produit de qualité aux consommateurs que nous sommes. Hélas, pour 2K Games et Hangar 13, six ans n’ont pas totalement suffi pour faire de Mafia 3 un jeu irréprochable. Bourré de bugs, l’open-world à la sauce GTA like de 2K accumule les défauts mais propose en contrepartie un contenu riche et souvent intéressant.

Parlons d’abord du scénario qui se montre on ne peut plus classique. Le jeu prend pour cadre les années 60, pendant la guerre du Vietnam, dans une Amérique encore divisée et marquée par la ségrégation raciale. Dans ce contexte historique rare dans l’univers vidéoludique, on incarne Lincoln Clay, un soldat tout juste revenu du Vietnam retournant dans sa ville d’origine, New-Bordeaux. Cette ville fictive demeure d’ailleurs l’un des principaux atouts du jeu mais nous en reparlerons davantage un peu plus tard. Lincoln Clay revient donc parmi les siens et découvre que ses proches ont noué des liens avec la mafia locale. Des liens dangereux que l’on ne peut pas briser si aisément. Lincoln va vite le découvrir et verra sa famille se faire assassiner sous ses yeux. Manquant de peu de succomber lui aussi, il se mettra vite en tête de venger ses proches en partant dans une vendetta visant le grand manitou de la mafia locale, Sal Marcano. Pour y parvenir, il devra supprimer de nombreux capos et mafieux en tout genre.

En soi, le scénario n’a rien d’original mais est surtout un excellent prétexte pour proposer au joueur différentes missions au cours desquelles il faudra éliminer une série d’ennemis avant d’enfin pouvoir atteindre le boss du jeu. Les combats sont plutôt classiques et efficaces mais l’intelligence artificielle se montre très moyenne. Les ennemis mettent beaucoup de temps à vous détecter et même à détecter la présence d’un cadavre. De plus, il est possible d’attirer ces derniers à l’aide d’un sifflement, un peu à la façon des assassins dans Assassin’s Creed. Cela rend les ;phases d’infiltration très accessibles et peut-être même trop simples. D’ailleurs, le niveau de difficulté demeure assez bas, notamment concernant le boss de fin, Sal Marcano. Sans doute une volonté de rendre le titre très grand public ?

Pour ce qui est autres points négatifs, évoquons dans un premier temps le nombre incalculable de bugs parsemant le jeu ainsi que ses graphismes plutôt décevants pour une telle génération de console.

Evoquons désormais les points positifs du jeu et ils sont eux aussi nombreux, à commencer par l’ambiance du jeu très prenante et superbement réalisée. La ville fictive de New-Bordeaux est magnifique et très agréable à parcourir, surtout au rythme de l’excellente bande son du jeu composée des grands classiques de l’époque. Elle se montre également pleine de vie avec de nombreux véhicules en circulation et des piétons déambulant dans tous les sens avec souvent quelques lignes de dialogues. En revanche, en dehors de missions principales et des petites quêtes annexes, vous ne trouverez pas grand chose à faire en ville, si ce n’est partir à la recherche d’objets à collectionner et voler la recette des petits commerces locaux. Les différents quartiers sont assez variés et on passe rapidement d’un milieu urbain au bayou sauvage.

Autre point positif, la durée de vie du jeu est plutôt importante avec une bonne dizaine d’heures pour terminer le jeu à 100%. Le mode de narration relève aussi le niveau global du jeu et du scénario grâce à un système narratif innovant et atypique plaçant des témoignages de personnages secondaires tout au long du jeu. Des témoignages elliptiques permettant d’en apprendre plus sur Lincoln Clay, ses actes et leurs conséquences dans le futur.

Notons par ailleurs que tout au long du jeu, le joueur pourra prendre des décisions en attribuant les différents quartiers à contrôler à l’un de ses associés. Toutefois, ces choix n’ont que peu d’incidence sur l’histoire et sur le jeu lui-même. Ces décisions permettent en effet d’obtenir de meilleurs bonus auprès d’un associé ou au contraire de perdre des avantages si l’un de vos associés n’est pas satisfait de votre choix. De même, à la toute fin du jeu, vous aurez la possibilité de choisir deux options possibles pour conclure l’histoire principale.

En résumé, le jeu souffre de lourds défauts à l’instar d’une intelligence artificielle plus que moyenne, de bugs à foison et de graphismes assez limités. Cependant, Mafia 3 se montre très plaisant à faire et c’est tout ce qui compte, non ?

Les + : Ambiance unique / New-Bordeaux, une ville magnifique / Narration intéressante / Bonne durée de vie / Excellente BO

Les – : Des bugs à foison / Graphiquement moyen / I.A à la ramasse / Fin décevante / Monde ouvert un peu vide / Un peu trop facile

 
Cette chronique est issue du site Blackstorm Museum, partenaire de Froggeek's Delight.

En savoir plus :
Le site officiel de Mafia III
Le Facebook de Mafia III


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# 2 août 2020 : Une petite pause s'impose

Le mois d'août arrive. Sans les festivals, l'actualité culturelle sera plus calme mais nous serons toujours là pour vous tenir compagnie chaque semaine notamment sur Twitch. Commençons par le replay de la Mare Aux Grenouilles #8 (la prochaine sera le 29 août) et bien entendu le sommaire habituel.

Du côté de la musique :

"Pain olympics" de Crack Cloud
"Waiting room" de We Hate You Please Die
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  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet

Au théâtre :

chez soi avec des comédies blockbusters at home :
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"L'ex-femme de ma vie" de Josiane Balasko
"Un point c'est tout" de Laurent Baffie
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Expositions :

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en salle :
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