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puce Le Livre de Dina
Théâtre de l'Union  (Limoges)  février 2017

Comédie dramatique d'après la trilogie romanesque éponyme de Herbjørg Wassmo, mise en scène de Lucie Berelowitsch, avec Armande Boulanger, Jonathan Genet, Thibault Lacroix et Malya Roman.

Sur la grand serre translucide imaginée par Pierre-Guilhem Coste, et qui occupe tout le fond de la scène, une des Dina trace des lettres blanches. "Il manque un cheval" pourra-t-on lire quand elle aura terminé.

S'il manque le cheval blanc qui apparaissait lors du Festival des Boréales à Caen, "Le Livre de Dina" n'en demeure pas moins un récit épique exhalant un souffle puissant, celui des grandes sagas et des histoires âpres, celui des grands espaces enneigés et solitaires du Nord boréal.

Quand on découvre l'univers d'Herbjorg Wassmo, une des plumes norvégiennes les plus célèbres, par l'intermédiaire de la mise en scène foisonnante de Lucie Berelowitsch, on s'en veut de ne pas avoir - encore - plongé dans cet univers post-biblique.

Comparaison n'est pas raison, mais on a l'impression en découvrant l'adaptation de Lucie Berelowitsch de la même puissance surréelle que certains maîtres sud-américains, tels Gabriel Garcia Marquez avec "Cent ans de solitude".

Difficile, voire inutile, de résumer une trilogie romanesque narrée au pas de charge et incarnée avec puissance par quatre personnages, deux féminins et deux masculins. Les deux femmes sont toutes les deux Dina, la "Femme" avec un immense "F" qui a quelque chose d'une Scarlett O'Hara qui aurait un appétit décuplé pour son domaine et centuplé pour les hommes.

Pétroleuse, rebelle, le cuir dur, Dina est la Calamity Jane d'un "Eastern" mythique. Elle a la sensualité enfantine et musicale d'Armande Boulanger, tout de blanc vêtue, et la rudesse pulpeuse de Malya Roman, tout en noir, et vouée à la mort. Elle fait écho à la "Lucrèce Borgia", jouée par Marina Hands dans la version donnée à l'Athénée par Lucie Berelowitsch où étaient déjà présents Jonathan Genet et Thibault Lacroix, ici, père et partenaires de Dina.

Eux aussi semblent sortis d'une ruée vers l'or dans un album de Blueberry, le premier, visage émacié, a le staccato d'un Stanislas Nordey appliqué, le second, alter ego de Vincent Macaigne, porte en lui le fatum d'un éternel Antonin Artaud.

Tout comme on avait trouvé un côté "Matrix" à sa "Lucrèce Borgia", "Le Livre de Dina" de Lucie Berelowitsch penche vers la bédé voire vers le story-board. On a l'impression paradoxale qu'elle aime les moments où l'action fait place à la composition photographique, à l'arrêt sur images. Elle en profite alors pour se risquer sans filet à ces élans lyriques qui fourmillent dans les grandes œuvres vraiment populaires.

Certains penseront qu'elle devrait encore plus lâcher la bride et foncer vers un genre qui n'attend qu'elle : le mélo, peut-être même celui qu'on qualifie de "flamboyant". "Le Livre de Dina" est une étape de son travail à découvrir en attendant qu'elle s'empare totalement d'autres genres et trouve son style propre encore en gestation.

 

Philippe Person         
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# 2 août 2020 : Une petite pause s'impose

Le mois d'août arrive. Sans les festivals, l'actualité culturelle sera plus calme mais nous serons toujours là pour vous tenir compagnie chaque semaine notamment sur Twitch. Commençons par le replay de la Mare Aux Grenouilles #8 (la prochaine sera le 29 août) et bien entendu le sommaire habituel.

Du côté de la musique :

"Pain olympics" de Crack Cloud
"Waiting room" de We Hate You Please Die
"Surprends-moi" de Cheyenne
"Nina Simone 1/2" le mix numéro 20 de Listen in Bed
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet

Au théâtre :

chez soi avec des comédies blockbusters at home :
"Lady Oscar" de Guillaume Mélanie
"La vie de chantier" de Dany Boon
"Post-it" de Carole Greep
"Mon meilleur copain" de Eric Assous
"L'ex-femme de ma vie" de Josiane Balasko
"Un point c'est tout" de Laurent Baffie
et de l'eclectisme lyrique avec :
"L'Ange de feu" de Serge Prokofiev revisité par Mariusz Trelinski
les antipodes stylistiques avec "L'Enfant et les Sortilèges" de Maurice Ravel par James Bonas et "Dracula, l'amour plus fort que la mort" de Kamel Ouali
et le concert Hip-Hop Symphonique avec des figures du rap et l'Orchestre Philharmonique de Radio France

Expositions :

en virtuel :
"Warhol" à la Tate Modern de Londres Exhibition Tour avec l'exhibition tour par les commissaires et et 12 focus
"Plein air - De Corot à Monet" au Musée des impressionnismes de Giverny
avec l'audioguide illustré ainsi qu'une approche en douze focus
en real life :
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
du vintage avec la version restaurée de "Quelle joie de vivre" de René Clément
un documentaire "Dawson City : le temps suspendu" de Bill Morrison
des films récents dans son salon :
"Hauts les coeurs !" de Solveig Anspach
"La Famille Wolberg" de Axelle Ropert
"Pieds nus sur des limaces" de Fabienne Berthaud
"Le Voyage aux Pyrénées" de Jean-Marie Larrieu et Arnaud Larrieu
"Dans Paris" de Christophe Honoré
"La promesse" de Luc et Jean-Pierre Dardenne

Lecture avec :

"Nous avons les mains rouges" de Jean Meckert
"Il était deux fois" de Franck Thilliez
"La goûteue d'Hitler" de Rosella Postorino
et toujours :
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Fleishman a des ennuis" de Taffy Brodesser-Akner
"Summer mélodie" de David Nicholls
"La Chine d'en bas" de Liao Yiwu
"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
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