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Laisse ça être  (Almost France)  février 2017

Dire qu’Aquaserge fait de la pop psychédélique serait réducteur. Dire qu’Aquaserge fait du prog-rock serait sûrement faux. Dire qu’Aquaserge fait du jazz serait exagéré. Aquaserge fait de la musique, simplement. Une musique pop et intelligente, efficace mais exigeante, accessible mais érudite, savante mais pas prise de tête.

Comment peut-on imaginer si ce n’est une seconde qu’un groupe s’appelant Aquaserge (en rapport avec un sous-marin qui serait conduit par Serge Gainsbourg…) et intitulant son album Laisse ça être (Let It Be au cas où, n’est-ce pas) puisse être austère…

Le groupe Toulousain (véritable collectif avec Julien Gasc aux claviers et chant, Benjamin Glibert aux guitares, Julien Barbagallo aux percussions, chant…, Audrey Ginestet à la basse, Olve Strelow et Josselin Varengo à la batterie, Benjamin Caschera aux percussions, Olivier Cussac à l’orgue Hammond, Manon Gilbert aux clarinettes, Sylvaine Hélaryflûtes et chant, Makoto Kawabata à la guitare électrique, Olivier Keichtermans aux saxophones, Eddy Crampes au chant, Sébastien Cirotteau à la trompette, Baron Rétif aux bongos), c’est un peu un parti pris. Celui du voyage intercérébral. Une musique rêveuse mais qui aimerait le grand air et qui se verrait bien comme un mélange psychédélique entre Weather Report, Serge Gainsbourg, Miles Davis période Bitches Brew (il y a plus qu’un point commun entre les deux disques…), Soft Machine, Caravan, Stereolab et les Beatles

On y retrouve des mélodies en cascade, un vrai travail sur les sons (leur traitement, les timbres), sur le plan harmonique, sur le phrasé et les dynamiques (l’aspect rythmique devient prépondérant avec ce sens du groove, de la pulsation africanisante et du riff supplantant parfois la mélodie et rappelant pourquoi pas James Brown ("C’est pas tout mais", "Tour du monde", "Virage Sud", "Tintin on est bien mon loulou"). Il y a aussi de légères dissonances, l’abolition des structures purement pop (couplets / refrains…).

Dans cette musique, tous les instruments dialoguent. Chaque élément est quasiment essentiel, parce qu’il participe à sa manière aux rouages de cette mécanique musicale. Les paroles poétiques, surréalistes et minimalistes tendent à disparaître et Aquaserge devenir presque uniquement instrumentale ("Virage Sud"). Cela virevolte, cela explose, cela divague parfois, cela prend des chemins intrigants et l’album atteint son climax avec "L’ire est au rendez-vous", point de convergence, de rencontre où tout se mêle, tout se transforme dans un magma sonore presque romanesque. Ce n’est pas tout mais ce Laisse ça être est simplement étourdissant et remarquable.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album eponyme de April March & Aquaserge

En savoir plus :
Le site officiel d'Aquaserge
Le Bandcamp d'Aquaserge
Le Soundcloud d'Aquaserge
Le Facebook d'Aquaserge


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