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La grande illusion  (At(h)ome)  février 2017

Damned, quarante ans de carrière ! Voilà de quoi zigouiller de la bafouille en chemin ! Nan, pas de crime, ce que j’essaie de communiquer maladroitement, c’est qu’au bout d’un certain temps (genre quarante ans, au hasard), le chemin d’un artisan de la mélodie annotée ressemble à des retrouvailles familiales.

C’est le premier effet que vous fera le nouvel album de Kent, La grande illusion, une étrange et étonnante familiarité. C’est un proche qui nous appelle d’un discret hochement de la caboche, ou même l’inimitable silhouette identifiée des mètres avant de devenir distincte. Du mou et du plus vif se sont très certainement volte-facés durant ces quarante ans de carrière. Mais il suffit de tendre une oreille au bijou ci-contre pour comprendre les vieux adages sur la multiplication des expériences et la sagesse qui pousse au fil des années.

La grande illusion, ce sont les odeurs de vacances dans les cheveux et l’espoir dans les rayons du soleil : "j’irai demain dans ce café à la terrasse ensoleillée, on échangera quelques idées" ("La grande illusion"), tout en cordes tirées et en harmonies languissantes. La mélancolie, celle qui fait s’émerveiller du résultat de la fragmentation de la lumière sur une goutte oubliée, la mélancolie contemplative est omniprésente.

Des pianos survoltés relevés à l’électrique d’une corde sont les ingrédients de tête de la bande musicale. Pour le reste, condimentez le tout avec quelques amplifications métalliques et le timbre mat et posé de Kent, inspirez une grande goulée de sorbet passion, sortez la cravate et filez jouer le dandy chic et mystérieux.

Kent chante la nostalgie : "tu te rappelles de tant et tant, les souvenirs sont si puissants, mais ils nous viennent si différents" ("La dérive des sentiments"). Ce titre magnifique est aussi puissant et houleux qu’une plongée dans des souvenirs flous. Les chœurs accompagnent Kent, nous entraînant dans le sillage tumultueux du va-et-vient des méandres de la mémoire. Puis le silence, une accalmie, le murmure de Kent : "On recopie argent comptant des instantanés jaunissant, dans les mensonges rassurants des sentiments, et chacun se porte garant de sa vérité du moment, vérité ou reflet mouvant", un coup de vent et nous voilà repartis à valser au rythme des vagues.

Un refrain pour l’amitié, trop souvent sous estimée, mais souvent plus exigeante que n’importe quel autre type de relation. L’amitié dans tout ce qu’elle comporte d’utopistes et de piliers : "Nous étions une bande d’amis, des garçons et des filles en parfaite harmonie, qui n’attendaient rien de plus précieux dans l’existence que rester amis pour la vie, au-delà des revers, au-delà de l’ennui" ("Rester amis").

Allez, un dernier pour la route, tout en ondes chatoyantes, grave et étincelant flagrant délit de mélancolie comme une force romantique  : "Le sourire de rigueur, la gaité en parade, l’énergie à revendre au jeu des apparences et puis en fin me rendre, me rendre à l’évidence, j’ai besoin de silence, besoin de solitude, besoin d’une indolente hébétude, j’ai besoin de dire non merci pas cette fois, un besoin d’abandon, de me passer de joie, j’ai le cœur en automne".

D’une élégance folle, La grande illusion est un savant mélange de nostalgie rassurante et de mélancolie douce, sans jamais tomber dans la complainte. Mi chanté, mi parlé, Kent s’est entouré de chœurs, donnant de la puissance à ses mots, nous envolant d’un même coup au-delà du feuillage de nos possibles. A savourer absolument. A la folie.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Kent
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Nathalie Bachelerie         
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# 24 mai 2020 : Culture pour tous !

Toujours pas de festival, de théâtre, de concert, et autres ouvertures de lieux de réjouissances diverses sinon quelques passe droits pour les amis de Manu. En espérant que tout rentre dans l'ordre et que l'on retrouve le plaisir du spectacle vivant bientôt. Soyez prudents, sortez couverts et restez curieux !

Du côté de la musique :

Interview de Roman Rappak autour de son nouveau projet Miro Shot
"Par défaut" de Antoine Hénaut
"Three old words" de Eldad Zitrin
"Night dreamer direct to disc sessions" de Gary Bartz & Maisha
"Mareld" de Isabel Sörling
"Miroir" de Jean Daufresne & Mathilde NGuyen
"Self made man" de Larkin Poe
"Notre dame, cathédrale d'émotions" de Maitrise Notre Dame de Paris
"Enchantée" de Marie Oppert
"Miroirs" de Quintet Bumbac
et toujours :
"Chante-nuit" de Facteurs Chevaux
"9 songs" de Pierre
"Sex education" de Ezra Furman
"Cage meet Satie" de Anne de Fornel et Jay Gottlieb
Interview de Batist & the 73' réalisé à l'occasion de son live Twitch dont des extraits accompagnent cette entretien
"Hundred fifty roses" de Dune & Crayon
"F.A. Cult" de Hermetic Delight
"Love is everywhere" de Laurent Bardainne & Tigre d'Eau Douce
"Hum-Ma" de Les Enfants d'Icare
"Spirals" de Sébastien Forrestier

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Frida jambe de bois" de Pascal Rinaldi en vidéo
le diptyque Arne Lygre mis en scène par Stéphane Braunschweig :
"Je disparais" en vidéo
"Rien de moi" en vidéo
des comédies :
"Alors on s'aime"
"L'Appel de Londres"
"Hier est un autre jour"
du divertissement :
"On ne choisit pas sa famille"
"Double mixte"
du vaudeville avec "Le Système Ribadier"
du côté des humoristes :
"François Rollin - Colères"
"La Teuf des Chevaliers du fiel"
"Franck Duboscq - Il était une fois"
Au Théâtre ce soir :
"Le canard à l'orange"
"Le prête-nom"
"Deux hommes dans une valise"
des classiques par la Comédie française :
"Le Petit-Maître corrigé" de Marivaux
"Cyrano de Bergerac" d"Edmond Rostand
et aller à l'opéra pour :
"Fortunio" d'André Messager
"Falstaff" de Verdi

Expositions avec :

les visites commentées par les commissaires d'expositions qui se sont tenues au Musée Jacquemart-André :
"Hammershøi, le maître de la peinture danoise" en vidéo
et "La collection Alana - Chefs-d'oeuvre de la peinture italienne"
partir en province pour découvrir en images le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg
et le Musée des Beaux-Arts de Nancy
puis en Europe en Espagne le Musée national Thyssen-Bornemisza à Madrid
en Allemagne au Städel Museum à Francfort
ailleurs au Brésil à la Pinacothèque de Sao Paulo
et au Japon au Ohara Museum of Art à Kurashiki
avant de revenir dans l'Hexagone pour une déambulation virtuelle dans le Petit Palais

Cinéma at home avec :

du drame : "Aime ton père" de Jacob Berger
de l'espionnage : "Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
du thriller : "The Unseen" de Geoff Redknap
du thriller fantastique avec "La Neuvième Porte" de Roman Polanski
du divertissement :
"Cassos" de Philippe Carrèse
"Promotion canapé" de Didier Kaminka
"Les Frères Pétard" de Hervé Palud
de glorieux péplums italiens avec Steve Reeves :
"Les Travaux d'Hercule' de Pietro Francisci en VO
"La Bataille de Marathon" de Jacques Tourneur, Mario Bava et Bruno Vailati en VF
du western :
"L'Homme aux colts d'or" d'Edward Dmytryk
"Chino" de John Sturges
au Ciné Club, du cinéma français des années 30 :
"Mister Flow" de Robert Siodmak
"La Banque Némo" de Marguerite Viel
"Les amours de minuit" d'Augusto Genina et Marc Allégret
"Ces messieurs de la santé" de Pierre Colombier
et des films récents en DVD :
"Deux" de Filippo Meneghetti
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"La Dernière vie de Simon" de Léo Karmann

Lecture avec :

"J'aurais pu devenir millionnaire, j'ai choisi d'être vagabond" de Alexis Jenni
"Les Beatles" de Frédéric Granier
"Washington Black" de Esi Edugyan
et toujours :
"Là où chantent les écrevisses" de Delia Owens
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"Faites moi plaisir" de Mary Gaitskill
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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