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Peter Behrens  (Editions Philippe Rey)  février 2017

Peter Behrens publie des romans depuis 1987, un bail. Il publie également dans des revues et anthologies. Il fut professeur de creative writing (créa plein de mini-him à sa plume)… Je vous passe l’énumération de ses participations, retenez simplement qu’il n’en est pas à son coup d’essai. Les insouciants est son troisième roman. Un joli pavé à déguster accompagné d’un grand bol de liquide à votre convenance.

L’histoire commence en 1909 sur l’île de Wight avec une femme : Karin, et l’histoire se termine un sacré paquet d’années plus tard avec Karin, loin des rivages de l’île de Wight, loin de l’insouciance du début du 20ème siècle. Entre temps, Peter Behrens positionne un puzzle de lettres, de compte-rendus maritimes et de récités à la première ou troisième personne. Il oscille entre passé et présent. Le père, le fils, le grand-père, le beau-père ou la grand-tante sont tour à tour le personnage du chapitre.

Subtile, la compréhension résiste a priori au lecteur dilettante. La construction du roman est complexe, Peter Behrens ayant à cœur de raconter avant tout les histoires plutôt que de romancer l’Histoire pour servir ses personnages. La magie est dans les détails, dans la manière qu’ont les moments de s’enchaîner.

Les insouciants est une œuvre douloureuse, dans le sens où les lieux évoqués sont au cœur du conflit qui secoua l’Europe dès 1914. La petite histoire rejoint la grande et met en exergue les faits antécédents à la première guerre mondiale. Et certains passages sont bluffants d’intemporalité, la montée des extrémismes, le nationalisme, les regards en coin et les réflexions quotidiennes portent plus de douleur que la froide énumération des faits répétée en cours d’histoire.

Facile de trouver les protagonistes naïfs, la clairvoyance que nous prétendons avoir au regard des évènements du passé puise ses arguments dans les propos d’historiens. Et c’est précisément ce point qui gonfle l’ambition du roman. Peter Behrens a su placer ses personnages dans leur contexte, et rendre leurs propos contemporains de leur époque. Et la magie opère quand nous nous interrogeons avec eux sur l’avenir.

Entre Irlande, Angleterre et Allemagne, l’histoire d’amour de Karin et Billy traverse les mers et les années. La montée du nazisme angoisse les protagonistes qui se posent la question de fuir ou de rester ? La décision n’est pas aussi évidente que nous nous plaisons à penser.

Fort d’une architecture complexe, Les insouciants est un roman profondément humain, à la fois aveuglant de vérité et touchant de sensibilité. Peter Behrens a réussi la fusion entre une épopée personnelle et des faits historiques froids, il a donné une âme à l’Histoire.

 

A lire sur Froggy's Delight :
La chronique de "Les O'Brien" du même auteur


Nathalie Bachelerie         
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Que l'on soit en vacances ou pas, le rythme estival s'imprime doucement dans notre quotidien. Moins de stress, plus de temps à soi. L'occasion d'écouter, de lire, de sortir et bien entendu d'aller en festivals ! Voici le programme de la semaine

Du côté de la musique :

Interview de François Fleuret à propos de la Route Du Rock 2017
"A rift in decorum : Live at the Village Vanguard " de Ambrose Akinmusire
"Push the panic button" de Traditional Monsters (en concert à Paris le 28 juillet)
"Je rêve donc je suis" de Roberdam
"Inland sea" de Stephan Micus
Victorine, Yoke Lore et Youthstar dans une sélection de EP
et toujours :
"La mer, la pierre, la terre, l'oiseau" de Srdjan Ivanovic Blazin' Quartet, "Tribute to Lucienne Boyer" de Grand Orchestre du Tricot, Interview de Madame Robert à l'occasion de leur passage au festival La croisée des Chap's, Guns and Roses au Stade de France
Festival des Eurockéennes :
Jeudi avec The Lemon Twigs, Shame, Iggy Pop...
Vendredi avec Tash Sultana, Idles, Psykup, Parcels , Editors...
Samedi avec Fischbach, HTMLD, Explosions In The Sky...
Festival de Beauregard :
Vendedi avec Warhaus, Her, Benjamin Biolay, Midnight Oil...
Samedi avec Editors, Airbourne, Phoenix, Echo & the Bunnymen...
Dimanche avec Fai Baba, Tinariwen, Michael Kiwanuka, The Foals...

Au théâtre :
les comédies de l'été :
"Les Faux British" au Théâtre Saint-Georges
"Un petit jeu sans conséquence" à la Comédie de Paris
"Le jardin d'Alphonse" au Théâtre Michel
"Mon meilleur copain" à la Comédie Caumartin
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"Oui !" au Café de la Gare
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"Et pendant ce temps Simone veille" à la Comédie Bastille
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Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
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"Grand Trouble" à la Halle Saint Pierre

Cinéma avec :

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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