Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Darren Cross
Interview  (Paris)  lundi 13 février 2017

Le rendez-vous avec l'équipe Froggy's Delight est fixé à 20h, en bas d'un immeuble dans le 20ème. Notre musicien arrive content, sa guitare sur les épaules. "I came by feet from République... it's not that far", me confie-t-il après avoir vu mon regard étonné. Il s'appelle Darren Cross, un australien qui aime Paris, et qui semble être devenu a real Parisian (mais avec une bonne dose de bonheur !), tellement il est heureux d'être dans cette ville, comme il aime le faire remarquer.

Mais Darren est juste de passage à Paris, sa musique, fragile et puissante en même temps, est un vrai projet indépendant, du vrai lo-fi, avec lequel il fait le tour de l'Europe en mood on the road.

Quand on monte à l'étage avec lui, accompagnés par Romain Lannoy, son ally - comme il aime l'appeler - fondateur de Rockers Die Younger, on voit dans la salle un t-shirt des Hanson (ndlr : un trio boy band des années 90's) sur lequel il y a marqué Nirvana. "I feel like Kurt Cobain...", me dit-il en souriant, après avoir avoué que pour jouer, pour faire connaître sa musique, il n'a pas besoin de grande chose, juste une guitare, sa voix, et parfois sa drum machine.

On a discuté de folk, de la scène française, de celle australienne et Darren nous a recommandé ses groupes préferés, lisez pour découvrir...

Comment ton projet a commencé ? Quand as-tu compris qu'il était temps de quitter les Gerling pour jouer en solo ?

Darren Cross : J'était très jeune, j'avais environ 12 ans, j'ai commencé à jouer de la guitare, je faisais surtout du blues et depuis, c'est devenu une obsession. Je ne me suis jamais arrêté.

Avec les Gerling noous avons été ensemble pendant 14 ans et il arrive toujours un moment où l'esprit du groupe me manque. On faisait de l'électro, c'était une espèce de grosse production à la Pink Floyd qui m'avait ennuyée et je me suis dis que je ne voulais plus jouer comme ça.

Ta musique, c'est du old school folk, très simple et très intimiste. Quand tu joues sur scène, parfois tu es accompagné par une drum machine, pourquoi as-tu décidé d'ajouter cette touche d' électro ?

Darren Cross : Quand je travaillais sur mon album (ndlr : Xantastic, No Drums Records, 2016), je savais déjà ce que je voulais. J'étais inspiré par les Kraftwerk, Brian Eno et je voulais le nouvel album comme un livre, avec plusiers chapitres et parfois, je laisse juste faire aux morceaux ce qu'ils veulent. Quand je joue live, j'essaie toujours de prendre la meilleure façon dont je peux me servir de mon ordinateur. Je développerai ça mieux dans le prochain album... (rires)

Qui sont les musiciens qui t'inspires le plus ?

Darren Cross : Il y a vraiment beaucoup à dire... J'essaie toujours de découvrir des trucs cool. Ça dépend de mon mood, il y a des journées où j'écoute un bootleg live des Pearl Jam. J'ai découvert Jansch (ndlr : Bert Jansch), un songwriter folk des années 60's qui a influencé Johnny Marr ou Paul Simon. Je suis très fan de Bill Callahan depuis ses débuts et de Neil Young, of course !

Comment as-tu connu Rockers Die Younger ou est-ce plutôt eux qui t'ont découvert ?

Darren Cross : Je les avais découverts avec mon ancien projet Jep And Dep, un duo avec Jessica Cassar. On était aux Balades Sonores, Romain (ndlr : Lannoy, le fondateur) était là, il nous a bien aimés et... on est devenu amis. En plus, j'apprecie beaucoup un autre projet dont il s'occupe, les Italiens She Owl.

J'adore travailler avec Rockers Die Younger, Romain est super, il est vraiment old school. On a travaillé dur ensemble, on a fait 25 concerts dans 30 jours et dans 5 pays. Je pense que l'on partage la passion et l'idéologie, tous les deux nous sommes contre les majors... Spotify, i-Tunes ! On est vraiment... old school !

Est-ce que tu connais la scène musicale française ? Qu'en penses-tu ? Est-ce qu'il y a des différences avec la scène australienne ?

Darren Cross : Je connais évidemment les Phoenix, les Daft Punk, mais j'aime bien aussi découvrir des nouveaux groupes, comme les Opium Dream Estate, j'ai connu Sebastien (le chanteur) qui a produit un des mes morceaux sur son petit label. J'adore la musique française et j'essaie d'apprendre le plus que je peux. La scène australienne est très petite, il arrive qu'il y ait des artistes qui deviennent super connus à l'étranger, notamment aux US.

J'ai lu que tu avais un studio d'enregistrement en Australie (ndlr : Bernstein studios). Comment te sens-tu d'enregistrer "chez toi" ? Et pourquoi le choix d'enregistrer sur vinyl ?

Darren Cross : C'est juste à l'étage, chez moi. J'ai la chance de pouvoir enregistrer quand je veux, même à 4h du matin, je n'ai pas de pression, je peux prendre mon temps.

Quand je travaillais sur l'album, j'avais déjà prévu l'idée d'un enregistrement sur vynil. J'ai écrit un album qui sonne mieux sur vynil, tu comprends mieux mon message. Chez moi, avec ma copine, on a deux tourne-disques, dans la chambre et dans la cuisine et parfois, on écoute en même temps des choses différentes, on est un peu fous ! (rires)

Conseille-nous un groupe australien à écouter absolument !

Darren Cross : Mon groupe australien préféré, ce sont les Dirty Three. Warren Ellis, le violiniste et fondateur du groupe, joue aussi avec les Bad Seeds de Nick Cave. Warren habite à Paris avec sa femme. Ils sont super live ! Ils jouent souvent mais... écoute tout ce qu'ils ont fait, tout est super !

Thank you so much Darren !

Darren Cross : Thank you !

Retrouvez Darren Cross
en Froggy's Session
pour 4 titres en cliquant ici !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Darren Cross en concert à Melodica Acoustic Festival #3 (vendredi 27 janvier 2017)

En savoir plus :
Le site officiel de Darren Cross
Le Bandcamp de Darren Cross
Le Soundcloud de Darren Cross
Le Facebook de Darren Cross

Crédits photos : Thomy Keat (retrouvez toute la série sur Taste Of Indie)


Paola Simeone         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

• A écouter aussi sur Froggy's Delight :

Darren Cross (13 fevrier 2017)


# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=