Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Gorillaz
Humanz  (Parlophone Records / Warner Music)  avril 2017

"À bien des égards, la tâche du critique est aisée. Nous ne risquons pas grand-chose, et pourtant, nous jouissons d’une position de supériorité par rapport à ceux qui se soumettent avec leur travail, à notre jugement. Nous nous épanouissons dans la critique négative plaisante à écrire et à lire. Mais l’amère vérité, qu’il nous faut bien regarder en face, c’est que dans le grand ordre des choses, le mets le plus médiocre a sans doute plus de valeur que la critique qui le dénonce comme tel. Il est pourtant des circonstances où le critique prend un vrai risque : c’est lorsqu’il découvre et défend l’innovation. Le monde est souvent malveillant à l’encontre des nouveaux talents et de la création. Le nouveau a besoin d’amis. Hier soir, j’ai vécu une expérience inédite…"

Tout cela est bien joli dans un dessin animé et même plutôt vrai. Mais dans la réalité, quand on a affaire à ce genre de disque, il est difficile de ne pas tomber dans la simple critique négative. Après sept années de silence, que reste-t-il du groupe de Damon Albarn et Jamie Hewlett ? Une énorme campagne de promotion autour de ce disque qui donne l’impression, comme souvent dans ce cas, que la montagne accouche d’une souris. Et puis cette impression, toujours absolument désagréable, que les musiciens se soucient ou maîtrisent plus les à-cotés et la publicité que la musique.

Pour quoi en définitif ? Un disque bordélique qui, à force de vouloir jouer au plus malin (mélodiquement, rythmiquement, en alignant les invités (Vince Staples, Peven Everett, Popcaan, De La Soul, Carly Simon, Kilo Kish, Jehnny Beth (Camille Berthomier de Savages), Danny Brown, Grace Jones, Anthony Hamilton, Jean-Michel Jarre, Benjamin Clementine…) finit par perdre toute cohérence, tourne sérieusement en rond (mine de rien, il n’y a rien d’innovant et Albarn recycle toujours, irrémédiablement, les mêmes recettes, les mêmes effets) fatigue et lasse rapidement.

Dire que ce disque est inégal impliquerait qu’il y ait de vrais bons titres au milieu de ce marasme, or ce n’est même pas le cas. Peut-être sauverons-nous "Charger" (avec Grace Jones), "Let Me Out" (avec Mavis Staples & Pusha T) ou "We Got The Power" et encore ces titres n’ont absolument rien d’exceptionnel… Cela ne groove pas pour un sou, c’est souvent très laid musicalement ou dans la production.

Par contre, on sent très bien le côté : on va faire beaucoup de pub, un truc cool, facile et on va en vendre des palettes, pour la musique on verra plus tard. Et puis cela sonne archi daté. La pochette l’illustre très bien avec ce carré divisé en quatre façon Let it be des Beatles (pour signifier un retour aux fondamentaux ? Que Gorillaz n’existe plus ?), en mettant en scène des ressemblances entre les personnages et des artistes archi connus mais totalement has-been : Noodle en Björk, Murdoc en Noel Gallagher et 2D en Jack White). C’est tellement pauvre musicalement que cela occulte totalement le message premier, cette attaque contre Trump, l’impérialisme et l’ultra-libéralisme, réflexion bien trop mince et facile qui ne touche même pas par manque de consistance réelle ou de prise de risque.

Faux ou mauvais disque apocalyptique, même pas hédoniste, Humanz manque de tout : d’humilité, de sincérité, de supplément d’âme, de musique pour vraiment toucher. Grosso modo, il fera une jolie bande son pour accompagner tout le cirque vidéo qui va avec Gorillaz mais rien de plus… même pas une ratatouille…

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album D-sides de Gorillaz
La chronique de l'album Plastic Beach de Gorillaz
Gorillaz en concert au Festival International de Benicàssim #16 (dimanche 18 juillet 2010)
Gorillaz en concert à Zénith (lundi 22 novembre 2010)

En savoir plus :
Le site officiel de Gorillaz
Le Soundcloud de Gorillaz
Le Facebook de Gorillaz


Le Noise (Jérôme Gillet)         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 24 septembre 2017 : La forme sans réforme !

Beaucoup de nouveautés de qualité encore une fois dans notre sélection hebdomadaire. De quoi voir, lire, écouter, sortir... On vous laisse découvrir tout cela dans le sommaire ci-dessous.

Du côté de la musique :

"Broken homeland" de Valparaiso
"Every country's sun" de Mogwai
"Grand bois" de Brome
"Cabadzi x Blier" de Cabadzi
"Hitchhiker" de Neil Young
"Light information" de Chad VanGaalen
"Cost of living" de Downtown Boys
"Beast epic" de Iron & Wine
The Buns en session live autour de leur album "Out of Bounds"
Festival Hop Pop Hop à Orléans :
le vendredi avec Tristesse Contemporaine, BRNS, Bajram Bili et Talisco
le samedi en compagnie de Lex de Kalhex, Bantam Lyons, MArio Batkovic, Rival Consoles, Rubin Steiner et C_C
et toujours :
"Bury the hatchet" de Jay Jay Johanson que nous avons rencontré cet été pour un nouvel entretien avec notre chouchou suédois
"La nébuleuse" de Lisa Portelli
"Crescent hôtel" de Antoine Bataille
"Circle songs" de Francesco Tristano
"Settlement" de Lodz
"Incorporée EP" de Mina Sang
"Juchu ! EP" de Odds & Ends
"Massage" de The Cats Never Sleep
"The source" de Tony Allen
"Welcome Oxygen" de Will Samson
Présentation du festival Nancy Jazz Pulsation

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"L'Homme hors de lui" au Théâtre de la Colline
"Les Jumeaux vénitiens" au Théâtre Hébertot
"Real Magic" au Théâtre de la Bastille
"La Leçon de danse" au Théâtre de l'Oeuvre
"La vie est un songe" au Théâtre de la Tempête
"Le Corps utopique" au Nouveau Théâtre de Montreuil
"Au galop" au Théâtre Paris-Villette
"Morsure" au Théâtre de l'Opprimé
"Le journal d'une femme de chambre" au Théâtre Montlartre-Galabru
"Christophe Alévêque reviend quand même" au Théâtre du Rond-Point
les reprises :
"Démons" au Monfort Théâtre
"Le Chien" au Théâtre Rive Gauche
"Lorenzaccio" au Théâtre de l'Aquarium
"Une vie sur mesure" au Théâtre Tristan Bernard
"C'est encore mieux l'après-midi" au Théâtre des Nouveautés
"Le Roman de Monsieur Molière" au Théâtre Le Ranelagh
"Françoise par Sagan" au Théâtre du Petit Montparnasse
"Ca déménage !" au Théâtre Le Mélo d'Amélie
"La Fève du samedi soir" au Théâtre Apollo
"Frédéric Fromet - Ca Fromet !" à la Comédie de Paris
"Didier Gustin - Ah, tu verras !" au Théâtre L'Arcchipel
"Pauline Koehl balance tout !" au Théâtre du Marais
une trilogie Yvette Guilbert avec : "Je ne sais quoi", "Chansons sans gêne" et "En v'la une drôle d'affaire" au Théâtre du Soleil
et les autres spectacles de septembre

Expositions avec :

"Monet collectionneur" au Musée Marmottan-Monet
"Turbulences dans les Balkans" à la Halle Saint Pierre

Cinéma avec :

les films de la semaine :
"Kiss & Cry" de Lila Pinell et Chloé Mahieu
"Rider" de Jamie M. Dagg en DVD
"Reprise" de Hervé Le Roux hommage à la Cinémathèque française
et les chroniques des autres sorties de septembre

Lecture avec :

"Miss Wyoming" de Donald Coupland
"Un jour, tu raconteras cette histoire" de Joyce Maynard
et toujours :
"Ecrire liberté, à l'école des migrants" de Lauriane Clément
"Et soudain la liberté" de Evelyne Pisier & Caroline Laurent
"Les primates de Park Avenue" de Wednesday Martin
"Théâtre des dieux" de Matt Suddain

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=