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Ti Amo  (Warner Music)  juin 2017

Pas facile de chroniquer le dernier album de Phoenix, que l’on entend déjà partout, que l’on voit aussi sur de nombreux plateaux télé. Un nouvel album de Phoenix est toujours un évènement en France tant ce groupe jouit d’une notoriété française et internationale (justifiée ou pas) depuis ses premiers albums, notamment aux Etats-Unis. Pour moi, Phoenix est un bon groupe de pop français, à la discographie sympathique.

Le disque va cartonner, on la sait déjà, bien avant de l’avoir écouté en entier. Par principe, un album de Phoenix se vend. La première écoute est efficace, Phoenix ayant le don de retenir notre attention très vite des les premiers sons, dès le premier titre. Reste que le piège est trop facile, une oreille attentive et plusieurs écoutes vont nous livrer peut-être une opinion un peu plus mesurée vis-à-vis de cet album. Allez, andiamo vedere ce que vaut ce disque…

Quinze jours avant l’été, les versaillais de Phoenix nous livrent donc ce nouveau disque, qui à la lecture des 10 titres qui le composent nous laisse l’impression de lire la carte d’un glacier italien, de celles que l’on trouve dans les bonnes trattoria qui fourmillent dans ce superbe pays qu’est l’Italie. Sans prendre le vaporetto, loin des gondoles aussi, on retrouve les parfums de l’Italie, son soleil et ses plages.

Alors voilà Thomas Mars et ses acolytes ont fait le choix de l’Italie pour ce septième album, enregistré et débuté dans le plus grand secret, dès 2015, au dernier étage de la Gaîté lyrique. Dans la continuité des albums précédents, Phoenix s’appuie sur des musiques déjà vues, des synthés efficaces et des refrains accrocheurs. C’est plaisant, certes, on va avoir droit à des critiques dithyrambiques dans tous les magazines spécialisés (j’entends déjà que c’est l’album de l’été) mais il n’empêche qu’il se dégage de cet album un air de déjà-vu, ou du moins de déjà entendu. Les quelques belles expérimentations du groupe n’en font pas une révolution musicale.

Charmé par Wolfgang Amadeus Phoenix, enjoué par Bankrupt !, j’avoue rester un peu de marbre (pas de carrare) à l’écoute de ce Ti Amo, loin des meilleurs opus d’Arcade Fire ou du dernier Alt-J. En prétextant se réinventer en prenant le cap de l’Italie, le groupe versaillais conserve ce qu’il fait depuis vingt ans en nous proposant néanmoins quelques petites pépites qui font que Phoenix reste un bon groupe de pop française. Ainsi, dire que l’album est dénué d’intérêt ou mauvais serait profondément malhonnête tant l’on se surprend à remonter le son sur quelques titres malicieux. Et puis de toute façon, Phoenix c’est un peu toujours la même chose mais ça fonctionne. On tend toujours l’oreille…

Il y a donc à boire et à manger dans cet album, au sens propre comme au sens figuré, du cocktail "Tutti Frutti" à la glace "Fior di latte", au demeurant chanson très sympa que l’on écoutera avec plaisir cheveux au vent dans une décapotable cet été. "Via Veneto", aussi, est parfaite pour s’évader, pour préparer les vacances.

L’ensemble sent donc bon la guimauve des années 80, bien kitsch aussi comme nous le montre le clip "J-Boy", avec pour la première fois quelques paroles chantées en français sur "Ti Amo", "Goodbye Soleil" et "Fleur de Lys" (ma chanson préférée de l’album). Volontairement disque européen, avec des textes en italien, français et espagnol, Phoenix revendique une forme de Brexit musical nous disant "qu’aujourd’hui on sent bien que l’Angleterre est en jachère sur le plan de la musique" ! Ah bon ? S’ils le disent… J’ai quand même du mal à le confirmer à l’écoute de certains disques sortis récemment…

Sans nous avoir fait sauter de partout, plutôt sautillé sur quelques titres, le dernier album de Phoenix est donc un disque agréable, un bon disque que l’on va beaucoup entendre cet été, mais pas révolutionnaire non plus. A travers une belle déclaration d’amour à l’Italie, Phoenix nous promène sans nous embarquer dans les rues de Rome, sur une vespa des années 80, sous des senteurs de Spritz et d’Americano. C’est frais et léger, comme d’habitude.

Ce disque est taillé pour l’été et les festivals qu’ils vont faire, taillé aussi pour les radios qui vont sûrement nous le faire écouter en boucle jusqu’écœurement. Ti amo n’est pas un disque pour durer, selon moi, juste un disque du moment, d’une grande éphémérité (ou effet-mérité, au choix).

Allez, je vous laisse l’écouter pour vous faire votre avis. Ti amo mérite d’être écouté.

Arrivederci…

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Phoenix
Le Soundcloud de Phoenix
Le Facebook de Phoenix


Jean-Louis Zuccolini         
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# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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