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puce Download Festival #2 (édition 2017) - vendredi
  (The Charm the Fury - Hatebreed - Blink-182 - Gojira - Linkin Park - Skinny Puppy)  vendredi 9 juin 2017

Le premier jour d'un festival est parfois sous le signe du tâtonnement... Et ce Download Festival France version 2.0 n'a, pour cela, pas échappé à la règle. Si tout vient à point à qui sait attendre, deux heures pour faire cinq petits kilomètres et accéder à l'immense site de la BA217, fut une expérience un peu rude... Pourtant, l'organisation est visiblement là. On en conclut à la ruée vers le metal (attention, jeu de mots) et au manque de baraka. Bienvenue à Bretigny-sur-Orge !

Le deuxième drame de la journée consiste à répertorier les groupes déjà ratés en raison de ces filandreux bouchons (et ça fait déjà beaucoup, et on rage quand même encore un peu). Autrement dit, ça commence plutôt mal pour nous, vu que tombent aux oubliettes Mallory Knox, The Cadillac Three, Raveneye, Kverlertak et Dagoba (ça fait mal, quand même).

Du coup, jamais deux sans trois, le nouveau drame de la journée arrive dans la foulée : Blink-182, pas de photos, Linkin Park, pas de photos. Comprendre : pas de photos pour les petits médias qui ne paraissent pas faire la pluie et le beau temps dans ce merveilleux monde de la musique. Et là, imaginez le regard interloqué de la centaine de photographes accrédités qui n'auront pas, tout comme moi, accès à la fosse pour ces deux groupes...

Comme on a appris à lâcher prise, parce que c'est à la mode, à prendre du recul, parce qu'il est paraît que c'est nécessaire dans la vie, on prend sur soi et on décide d'aller voir, sur la "spitfire stage", quatrième et plus petite scène du site, The Charm the Fury – et c'est tant mieux, parce qu'ils se défendent joliment bien. Caroline Westendorp, chanteuse au charisme indéniable, a la beauté brute d'un animal sauvage et le sourire sincère d'une jeune première : en tous les cas, la voix – claire ou saturée – suit, l'énergie scénique aussi, et c'est exactement ce que le public attendait pour oublier, d'un headbang généreux, les affres de son arrivée sur site. On découvre un parterre de connaisseurs, à l'oreille affûtée, qui scandent les paroles sans retenue de ce nu metal plutôt bien pensé. Depuis, on écoute en boucle leur dernier album, The Sick, Dumb and Happy (2017)...

Enthousiaste, on court, sur la "warbird", troisième scène du site, voir les incontournables Hatebreed – même si on change radicalement de style, on est dans le même label Nuclear Blast qui semble fournir de bonnes adresses musicales. On entre en effet dans le hardcore craché, gras, rageux, porté par un Jamey Jasta plus agressif que jamais. Au vu du public amassé sous devant les crash-barrières, on comprend que sur ces trois jours, c'est ici, sur les "petites" scènes que tout va se passer, en terme d'ambiance et de découvertes. Juste pressentiment.

Blink-182, qu'on décide quand même d'aller voir histoire de dire qu'on les a vus, c'est un peu la nostalgie qui part en vrille, le passé qui nous fait honte au présent... Parce qu'il faut bien se l'avouer, ça a quand même trèèèès mal vieilli. Matt Skiba et Mark Hoppus ont beau garder l'attirail "Blink" – pantalon rayé, grattes vertes, cheveux dressés sur la tête, etc., quelque chose est bel et bien perdu. On soupire, et on s'en va.

De fait, puisqu'on monte en puissance depuis le début, la claque de la soirée est à la fois prévisible et salvatrice : vous avez bien compris, je vous parle de Gojira. Pour résumer sans se fatiguer, nous dirons : gros groupe, grosse scène, gros son. Une explosion de colère et puissance, le tout face à la poésie paradoxale d'un coucher de soleil, et d'un public enfin clairement réceptif à la musique qu'on lui offre. Gojira sait, d'un revers de riff aussi technique qu'entêtant ou d'un film en background parfaitement intégré aux morceaux, fasciner. Vivement les Eurocks, pour profiter encore de ce "Magma Tour" sans faux pas...

On ne sait si c'est l'heure, la programmation, le temps, la configuration des planètes, mais le site paraît désert – on ne dira pas la même chose le lendemain... – et malgré tout peu motivé. Ce que nous confirme le début du concert de Linkin Park. Public immobile et bouche bée devant la pop gracile et éthérée d'un Linkin Park qui a bien, bien changé. Et là, on se rend compte d'abord que l'on a vieilli, ensuite que programmer des groupes anciens peut être à double tranchant. Il faut dire que One More Light, leur dernier album, annonçait clairement la donne commerciale et que le début du set lui est fondamentalement dédiée. Moralité : huées du public, départs vers les bars après les quelques premiers morceaux sont un terrible indicateur du "fail" de la soirée... Il paraît qu'une amélioration – lire : d'anciens titres – si firent entendre vers la fin du set. On n'a pas tenu jusque là. Le dossier de presse du festival parlait d'un son entre "rap et nu metal" : on cherche encore. Une lourde déception.

On passe, pour finir, faire un tour du côté de Skinny Puppy, histoire de goûter au plaisir du grand n'importe quoi. Au moins, on y trouve du spectacle sur scène, de l'ambiance dans le public, et un vrai son bien à soi, mélange incongru et tout à fait mythique de noise rock et d'electro-indus, le tout dans une mise en scène hypnotisante, mimant la folie avec un réalisme... bluffant.

 

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Hatebreed en concert au Festival Fury Fest 2004 (vendredi)
Hatebreed en concert au Nouveau Casino (11 octobre 2004)
Gojira en concert au Festival Garorock 2006 (samedi)
Gojira en concert au Festival Class'Rock 2006
Gojira en concert au Festival Europavox 2015 - Dimanche 24 mai
Gojira en concert au Festival des Eurockéennes 2017 - Vendredi 7 juillet
Skinny Puppy en concert au Festival de Dour 2004 (dimanche)

En savoir plus :
Le site officiel du Download Festival
Le Facebook du Download Festival

Crédits photos : Sophie Hébert (toutes les séries sur son site)


Sophie Hébert         
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# 13 août 2017 : Comme un air de Week End

Cette semaine, avec son pont du 15 août, va ressembler à un long week end qui se termine en beauté par le festival de La Route du Rock. Voici quand même quelques petites chroniques à lire à vos heures perdues, entre 2 averses ou 2 concerts, avant la plage, après la sieste...

Du côté de la musique :

"Soleil de Tokyo" de Imagho
Classique, vous avez dit classique ? autour de Igor Stravinsky et le Sacre du Printemps
"Cluster" de An Pierlé
EP de My Own Ghosts
"Un Renaud pour moi tout seul" de Monsieur Lune
et toujours :
"La vie sur les os" de Géraldine Torres
"Goodnight Rhonda Lee" de Nicole Atkins
"Oh, Sealand" de Oddfellow's Casino
"Every valley" de Public Service Broadcasting
"A Rift in Decorum : Live at the Village Vanguard" de Ambrose Akinmusire
"A new kind of freedom" de The Celtic Social Club
Youri Defrance et Jupiter & Okwess, ni vus ni connus mais à découvrir
Pondichery Bomb en session de la semaine
Interview de François Fleuret à propos de la Route Du Rock 2017
dernier petit tour du côté des Vieilles Charrues

Au théâtre :

les divertissements de l 'été :
"Les Faux British" au Théâtre Saint-Georges
"Un petit jeu sans conséquence" à la Comédie de Paris
"Le jardin d'Alphonse" au Théâtre Michel
"Mon meilleur copain" à la Comédie Caumartin
"Rupture à domicile" au Théâtre du Splendid
"Le Dindon" au Théâtre Le Lucernaire
"Oui !" au Café de la Gare
"Tout le monde peut se tromper" au Café de la Gare
"Et pendant ce temps Simone veille" à la Comédie Bastille
"Ceci n'est pas une comédie romantique" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
et à ne pas rater "L'écume des jours" au Théâtre de la Huchette

Exposition avec :

la dernière ligne droite pour "Karel Appel - L'Art est une fête !" au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris

Cinéma avec :

les films de la semaine :
"Une femme douce" de Sergei Loznitsa
"Lumières d'été" deJean-Gabriel Périot
les chroniques des sorties de juillet

Lecture avec :

"L'ordre du jour" de Eric Vuillard
"La lanterne des morts" de Janine Boissard

Froggeek's Delight :

"Great Giana Sisters" histoire d'un jeu et d'un plagiat

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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