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Bjorn Berge - Wraygunn  (Paris Plage)  23 juillet 2005

Découvert cet hiver au Nouveau Casino et par la même occasion sur disque avec ST Slide, son premier album réellement distribué en France, Bjorn Berge nous revient à l'occasion de la 2ème édition du festival d'été Festival Fnac Indétendances qui se déroule sur les quais dans le cadre de l'opération Paris Plage.

Au programme, gratuit pour le public de passage sur Paris Plage de la musique live et particulièrement des groupes issus de labels indépendants.

Ce samedi soir proposait donc une double affiche dans deux registres totalement différents, le grand norvégien placide Bjorn Berge et les petits portugais agités de Wraygunn. C'est ça aussi la diversité culturelle.

Solidement ancré sur son tabouret, Bjorn Berge, seul en scène avec ses guitares et son couvercle métallique comme percussion, ouvrira la soirée pour un set d'une trop courte heure.

Les doigts armés d'étranges ongles métalliques, les mains magiques du colosse au sourire d'enfant accompagnées d'une voix puissante et grave, mais qui sait aussi se faire caressante, Bjorn Berge jouera nombre de ses compositions présentes sur son dernier album.

"Trains" ou "Thirteen stories to catch the girls" déchaînent l'enthousiasme.

Il nous offrira aussi des reprises comme le fabuleux "Thursday" de Morphine mais également "Ace of Spades" de Motorhead (morceaux présents sur ST Slide) dans une version totalement débridée sur laquelle il se lâche complètement en hurlant dans un micro saturant sa voix.

Plein d'humour, il s'amuse entre les chansons, se désole de son piètre français qui ne doit pas être plus mauvais que notre norvégien, qu'il est le seul à pouvoir faire 3 choses à la fois : jouer, fumer et…reste cool ! Le public est conquis !

Bjorn Berge, le gros dur tatoué au sourire d'enfant et aux doigts d'or, fait preuve d'une virtuosité sans limite pour un blues acoustique imparable qui dès le premier morceau scotche le public qu'il tiendra sous son emprise une heure durant et qui demandera un rappel.

Ne le ratez pas s'il passe près de chez vous, vous le reconnaîtrez facilement !

Courte pose bière saucisse, on est quand même sur la "plage" et voilà que débarquent les 7 portugais de Wraygunn. Artillerie lourde donc comparée à Bjorn Berge accompagné de son seul tabouret. Ici c'est guitare, basse, batterie, percussions, Choriste, chanteuse et même DJ qui forment un melting-pot assez hétroclite.

Le rock des Wraygunn est très largement teinté et inspiré du rock garage US tant à la mode ces derniers temps.

On frôle souvent la parodie des Whites Stripes sur certains titres (et la chanteuse est d'ailleurs vêtue d'une petite robe très 60/70 rayée de blanc et … noir).

Presque aussi tatoué que Bjorn Berge, le chanteur n'a pourtant pas le même gabarit ni le même charisme et il a beau s'évertuer à courir en tout sens, gesticuler et même tenter un grand écart, ses poses semblent trop calculées, pas assez spontanées et il semble qu'il fait plus attention à ce qu'il fait qu'à ce qu'il joue.

D'ailleurs la vraie puissance de ce groupe vient bien de cette petite chanteuse à rayures dont la voix réussit tant bien que mal à s'imposer sur le son trop chargé du groupe.

La choriste quant à elle force trop la sienne dans des intonations souls (note aux webmasters de la ville de Paris : et non pas "saoul"), voir gospeliennes, ce qui gâche un peu ce qui aurait pu être une vraie trouvaille, à savoir le mix de la musique black des années 60 et de musique blanche des années 70.

Il y a pourtant des bons moments lors de ce concert et on sent que les morceaux ont un gros potentiel mais qu'ils pêchent par excès de zèle.

Concert en demie teinte mais qui a eu le mérite grâce à l'énergie du groupe de faire venir, rester et bouger le public. Ce qui n'est pas rien et que l'on voudrait voir plus souvent dans les salles lors de concerts de rock indépendant !

 

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Crédits Photos : David (Plus de photos sur Taste of Indie)

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# 19 janvier 2020 : de De Gaulle à Rocard

Cette semaine encore beaucoup de choses à découvrir. D'un portrait de de Gaulle côté livre à l'affrontement Mitterand - Rocard au théâtre en passant par de la musique pop, classique et bien plus encore. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki
et toujours :
"Nougaro" de Babx, Thomas de Pourquery et André Minvielle
"True colors" de David Bressat
"Splid" de Kvelertak
"Bach, Handel : An imaginary meeting" de Lina Tur Bonet & Dani Espasa
"My favourite things", le podcast de Listen In Bed #8
"Turn bizarre" de Livingstone
"Le musc" de Petosaure
"En voyages" de Pierre Vassiliu
"Shadow in the dark" de Tiger & the Homertons
"Caipirinha" de Tiste Cool

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Una costilla sobre la mesa" au Théâtre de la Colline avec "Padre" et "Madre"
"L'Opposition - Mitterrand vs Rocard" au Théâtre de l'Atelier
"La Sextape de Darwin" au Théâtre La Bruyère
"hélas" au Théâtre de la Tempête
"Une histoire d'amour" à La Scala
"Le K" au Théâtre Rive-Gauche
"An Iliad" au Théâtre du Rond-Point
"Elephant Man" au Théâtre Le Lucernaire
les reprises :
"Architecture" au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux
"En couple (situation provisoire)" à La Folie Théâtre
"Les vagues, les amours, c’est pareil" au Centrequatre
"La Vie est belle" au Théâtre Le Lucernaire
"Philippe Meyer - Ma radio heureuse" au Théâtre Le Lucernaire
"Opérapiécé" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereu - aaAhh BiBi" au Théâtre Tristan Bernard
"Marion Mezadorian - Pépites" au Pont Virgule
et la chronique des autres spectacles à l'affiche

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Mondrian figuratif au Musée Marmottan-Monet
"Vincenzo Gemito - Le sculpteur de l'âme vénitienne" au Petit Palais
"Toulouse-Lautrec résolument moderne"au Grand Palais

Cinéma avec :

"Le Réseau Shelburn" de Nicolas Guillou
Oldies but Goodies avec "Les Bostoniennes" de James Ivory dans le cadre de la rétrospective que la Cinémathtèque française consacre au réalisateur
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
"Lake Success" de Gary Shteyngart
"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
"Sauf que c'étaient des enfants" de Gabrielle Tuloup
"Sugar run" de Mesha Maren
"Victime 55" de James Delargy
et toujours :
"Celle qui pleurait sous l'eau" de Niko Tackian
"Je suis le fleuve" de T.E. Grau
"La prière des oiseaux" de Chigozie Obioma
"Sang chaud" de Kim Un Su
"Un millionaire à Lisbonne" de J.R. Dos Santos

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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