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Editors
The Back room  (PIAS)  aout 2005

La canicule perdure et l'auditeur a soif. De nouveautés, de surprises et d'accords impromptus, d'émotions et de douleurs chantées à l'unisson.

Aussi sur que le soleil frappe fort au mois de juillet, les groupes anglais carburant à la cold wave débarquent chaque mois avec leur lot de singles et de noms en "The", pleins de bonnes intentions.

Et de désillusions qui finissent dans les bacs à soldes. N'est pas Interpol qui veut…

Editors, quatuor anglais (Un de plus me direz-vous !) joue pourtant une partition bien différente de ses confrères d'outre Manche. Surfant sans doute sur le dark and cold revival qui en aura vu plus d'un ressortir son T-shirt "Closer "ou "Pornography", Editors publient ces jours-ci un Back room aux influences évidentes et au lifting efficace.

La voix perdue dans les octaves graves et la mélancolie des jours de pluie, Tom Smith porte son groupe sur les cimes forcément glacées d'une cold wave ressuscitée et parvient à renouveler le genre. Sombre sans le noir, lumineux sans la convivialité, Back room semble à la première écoute lorgner du coté des premiers U2, période War et Boy, pour puiser l'essence de ses compositions des célèbres guitares atmosphériques qui ont fait le succès de la bande à Bono.

Premier single imparable de l'album, "Bullets" n'en reste pas moins la partie émergée de l'iceberg. Et les mauvais glaçons semblent avoir des réserves naturelles intarissables. "Munich" et sa basse chaude, "Lights" et ses chevauchées de guitare endiablées, "Open your arms" et sa batterie syncopée….Tom Smith dans le rôle du jockey, Editors à tout l'air d'être la bonne monture pour la rentrée 2005. Souple racée, agressive et explosive.

Prêtre gothique d'une autre époque, Tom Smith enchante et recycle jusqu'à l'os le passé ("Blood"). Avec pour matière première Echo and the Bunnymen certes, mais sans clonage. Une fois les synthés cheapos et les brushings inhumés reste l'essentiel, à savoir l'envie partagée d'en découdre avec son mal-être. Délaissant ses idoles comme Ian Curtis, Editors semble faire bloc contre le reste du monde. Et accessoirement contre la majorité des groupes anglais au son mal dégrossi.

La pochette de Editors ne trompe pas. Arcanes sombres et perspectives obscures dépassées, la lumière est sans doute au bout du tunnel….

 

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# 28 juin 2009 : Drôles de drames

Notre enfance à été bercée par ses passages télé, mais cette semaine elle s'est éteinte dans l'indifférence générale, sans pouvoir lutter, même dans la mort avec le plus grand chanteur de variété de tous les temps. Farah Fawcett est morte, il nous restera quelques mémorables épisodes de "Drôles de dames" en souvenir, à regarder entre deux hommages à Bambi, le chanteur blanc qui voulait faire de la musique noire ... ou l'inverse, je ne sais plus bien...

Mais trève d'hommage, voici le programme de cette première semaine estivale

Côté musique :

"Love gone bad" de Bad Mama Dog,
"I'm OK" de Gablé,
"God help the girl" de God Help the Girl,
"Lord Cut-Glass" de Lord Cut-Glass,
"The Atlantic Ocean" de Richard Swift,
"Oh my god, Charlie Darwin" de The Low Anthem,
"Evenfall" de Sébastien Schuller qui nous en parle en interview,
un petit Ni vus Ni connus avec les compilations War Child Heroes et Dark was the night
Berline 0.33 et Enablers à la Malterie de Lille,

Côté théâtre :

"Erase-e(X) au Théâtre des Abbesses
"Kvetch" au Théâtre Le Lucernaire
"La cruche cassée" au Théâtre 13
"Répertoire" au CNSAD
"Chaos debout " au Théâtre 13
"Le malade imaginaire" au Théâtre Le Lucernaire
"Tendre et cruel, Hercule" au CNSAD
et en reprise tout l'été "Gustave Parking - De mieux en mieux pareil" au Théâtre Trévise

Expositions avec :

"Le jardin de Monet : l'invention d'un paysage" au Musée des Impressionnismes à Giverny
le Festival International des Jardins à Chaumont-sur-Loire
L'art carcéral à la Biennale d'Art contemporain de Venise avec la France et la Suisse

Lecture avec :

"Le chant du bourreau" de Norman Mailer
le catalogue du Festival international des jardins 2009
"Vive La Peinture" par VLP
"Je suis noir et je n'aime pas le manioc" de Gaston Kelman,
"Farouche à quatre feuilles" de André Breton, Lise Deharme, Julien Gracq et Jean Tardieu,
"Laura" de Laurent Herrou,
Une interview de Erik Rémès

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

 

           
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