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Michel Franco  août 2017

Réalisé par Michel Franco. Mexique. Drame. 1h43 (Sortie le 2 août 2017). Avec Emma Suárez, Ana Valeria Becerril, Enrique Arrizon, Joanna Larequi, Hernán Mendoza et Ivan Cortes.

On suit Michel Franco depuis "Despues de Lucia" (2012) et l'on avait beaucoup aimé "Chronic" (2015), son précédent film, qui donnait à Tim Roth l'un de ses plus beaux rôles.

Avec "Les Filles d'Avril", le revoilà au Mexique, pour ce qu'on pourrait définir comme une comédie de mœurs, cherchant à tracer le portrait d'une mère "moderne", libre, presque libertaire, voire fantasque, dans ses relations avec ses deux filles, qu'elle a eu très jeune et sans doute plus par hasard que par volonté.

Bien sûr, on est dans un milieu hautement privilégié, et Emma Suarez est une mère espagnole, c'est-à-dire une pièce rapportée qui détonne dans le conformisme mexicain.

Vivant ensembles, Valeria, 17 ans, jeune et jolie, et Clara, plus âgée, au physique ingrat et ayant tendance à être en surpoids, se débrouillent tant bien que mal sans leur mère, absente, qui continue en quadragénaire rayonnante à mener une existence bohème et sans contrainte. Quand elle revient, elle constate les dégâts occasionnés par son attitude dilettante : Valeria est enceinte et Clara mal dans sa peau.

"Les filles d'Avril" de Michel Franco vaut d'abord pour la présence d'Emma Suarez, l'égérie des premiers films de Julio Medem et qui n'a obtenu la renommée mondiale qu'elle méritait qu'en entrant, tardivement, dans la famille almodovarienne, avec "Julieta".

Cette mère doublement, voire triplement, "indigne" - on découvrira pourquoi dans le film - est un personnage de femme comme on n'en a pas souvent vu dans le cinéma contemporain. Et cela sans qu'elle paraisse vraiment odieuse. Au contraire...

Si elle accepte la décision de sa fille d'accoucher de l'enfant qu'elle attend, elle constate que Valeria et son petit ami Mateo, sont trop "immatures" pour s'en occuper, d'autant que les parents de Mateo ne veulent pas les aider, et organise l'adoption du bébé. Donc, rien de vraiment choquant.

Comme à son habitude, Michel Franco sait faire comprendre bien des choses sans avoir besoin de longs discours. Les rebondissements narratifs qui ponctuent son récit surprendront mais ils ne paraîtront pas tirés par les cheveux. L'ultime pirouette finale, avec son côté "bébé de Rosemary", est même assez bienvenue.

On se dira, une fois de plus, que les chats ne font pas des chiens et que pour se débarrasser d'une mère aussi "diabolique", la jeune Valeria va devoir marcher sur ses traces "machiavéliques", et, en passant, donner un petit coup de pied bien placé la où ça fait mal au machisme mexicain.

"Les Filles d'Avril" de Michel Franco confirme les qualités de celui-ci comme scénariste et comme réalisateur. On lui saura gré d'avoir choisi le Mexique comme cadre de son film, qu'il aurait très bien pu situer aux États-Uns.

Ainsi, grâce à lui, on découvre une autre face du Mexique, loin des problématiques habituelles (pauvreté, violence, immigration). Sans doute, ce Mexique "riche", bien dans sa peau à l'ère numérique, cache-t-il d'autres travers que le film illustre à merveille.

 

Philippe Person         
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Du côté de la musique :

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et toujours :
"Onda" de Jambinai
"Fire" de Part Time Friends
"Simon Chouf & le Hardcordes trio" de Simon Chouf
"EP n°1" de The Reed Conservation Society

Au théâtre :

une nouveauté :
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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