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Cécile Coulon  (Éditions Viviane Hamy)  janvier 2017

Avertissement : la chronique que vous allez lire a été réalisée sans aucune formation de critique littéraire, sans aucun trucage, ni aide extérieur. Il se peut que les termes employés ne soient pas techniquement bons. Je vous encourage toutefois à faire la même chose chez vous : lire et écrire.

J’aime lire, écrire, mais je dois te dire que quand je dois faire la chronique d’un livre, j’ai toujours une pression supplémentaire, car j’ai à faire à quelqu’un qui manie les mots quotidiennement. Ne m’en veuillez donc pas si ma prose n’égale en rien le talent de l’auteure de ce superbe livre. Voilà, les choses sont claires entre nous, lecteur.

Figure-toi que cela fait un petit moment que le roman de Cécile Coulon dormait dans ma liseuse. Alors oui je sais, les livres électroniques, ce ne sont pas des vrais livres et tout ça mais quand comme moi, tu es capable d’en lire entre deux et trois par semaine et que ton appartement n’est pas extensible et bien c’est vachement pratique, en plus tu réveilles personne en cas d’insomnie et tu peux aller partout avec un nombre de livres assez conséquent, mais je ne suis surtout pas là pour faire l’éloge de la liseuse, pas plus que le procès des livres papier et inversement proportionnel.

Donc disais-je avant de m’interrompre, cela faisait un moment que ce roman dormait, et va savoir pourquoi, la semaine dernière je l’ai ouvert et si j’ai mis un chapitre à rentrer dans l’histoire ensuite cela a été terrible, parce que je ne voulais pas m’arrêter.

Trois saisons d’orage se situent dans le village des Fontaines, aux Trois Gueules, un village inventé ? Je me suis posé la question et je l’ai posé à Cécile Coulon, et figure-toi que si tu lis cette chronique jusqu’au bout, tu auras droit à une petite surprise ! L’auteure y raconte le destin d’une famille. Du grand-père à la petite fille. Il y a de l’amour, du sexe, des morts et de l’histoire. Tous les ingrédients d’une bonne histoire en sorte. Et tu vas être servi.

Cécile Coulon aime les descriptions fouillées, jamais éreintantes à lire mais complètes et bien écrites. On est au cœur d’une saga familiale et villageoise, à des milliards d’années-lumière de la littérature fleur bleue, mais bel et bien chez une amoureuse de la langue française et de la littérature avec un grand L. Elle sait susciter envie d’aller plus loin, toujours avancer et ne plus s’arrêter avant le dernier mot.

C’est l’histoire d’un village, de son évolution à travers une courte période de son histoire (trois générations d’une famille au destin hors normes), rural devenant petit à petit ouvert au monde avec la carrière. On découvre tout cela à travers l’histoire d’un jeune médecin qui s’y installe, y vit, voit sa famille s’agrandir et finir de façon "détonante". Cela donne une certaine nostalgie de cette époque où tout semblait plus facile, même si les conditions de vie étaient plus dures que maintenant.

Je ne connaissais pas Cécile Coulon, je l’ai découverte à travers des amis sur les réseaux sociaux et son écriture est celle d’une jeune fille (oui pour moi c’est une jeune fille) bien ancrée dans son époque mais qui sait nous ramener à cette écriture que j’affectionne tant, un peu à la Pagnol ou Giono. Si tu la suis sur Facebook, tu verras qu’elle est drôle et y propose de très jolis textes, mais aussi des tranches de rire et c’est ce que j’aime particulièrement. Son écriture, comme je l’ai déjà écrit, fouillée, détaillée est aussi belle que l’auteure, physiquement certes mais aussi à l’intérieur et c’est tellement agréable.

Comme je te l’ai dit, cette chronique n’est pas une critique littéraire, parce que je n’en suis pas un, mais juste mon ressenti, écrit avec mon amour de la littérature et il faut admettre que le prix des Libraires 2017 qu’a reçu ce livre est tout à fait mérité pour cette jeune auteure qui a pourtant déjà publié 7 romans. Crois-moi que je vais m’empresser de me les procurer et de les dévorer. Quoique tu fasses pour ces vacances, ce livre te dépaysera, te feras rêver, sourire, pleurer mais ce qui est sûr, il ne te laissera absolument pas indifférent.

Comme je te l’ai dit au début de cette chronique, je me posais quelques questions au sujet de ce roman et de Cécile Coulon, du coup ni une ni deux, magie d’internet, je le lui ai posé et elle m’a très sympathiquement répondu. Voici donc cette très interview.

Est-ce que le village des Fontaines existe vraiment ? L’avez-vous inventé ou adapté d’un village existant ? Personnellement, cela m’évoque un endroit entre la Loire et le Puy de Dôme…

Cécile Coulon : Le village des Fontaines est, en partie (en très, très petite partie !) inspiré d’un village de la Drôme, Eyzahut. Enfin, c’est surtout la carrière de pierre d’Eyzahut qui a fait naître l’idée du livre, pas le village en lui-même. C’est ce lieu improbable, ce trou dans la falaise qui m’a marquée. Après, j’ai rajouté des éléments, des détails de mon imagination pour donner à ce village la texture rurale et en même temps étrange, presque fantastique, nécessaire.

Comment vous vient votre inspiration ? De faits plus ou moins réels ou n’est-ce que pure invention ? Vous faites des recherches dans les archives par exemple ?

Cécile Coulon : Je ne fais aucune recherche documentaire, je fais confiance de manière absolue et aveugle à mon imagination, aux images, aux paroles qui me nourrissent. Je suis une éponge ; tout ce que je vois, tout ce que j’entends, si cela est chargé d’émotions, je le retiens. Pour ce qui est des faits réels, je m’inspire plus souvent des mythes littéraires que des faits divers par exemple. Je suis mal à l’aise avec la réalité.

Vous avez 27 ans et déjà 5 romans à votre actif et des nouvelles, vous préparez une thèse sur le sport et la littérature, vous faites du sport également. Vous arrivez à tout concilier ?

Cécile Coulon : Non ! Je fais des choix ! Disons que je fais ce que je veux, ce qui me secoue, ce qui demande à être fait en premier, c’est-à-dire les romans et le sport ! C’est difficile de tout concilier, et en même temps, j’adore les nouveaux projets, les nouvelles formes d’écritures, les défis.

Que pensez-vous des livres électroniques ?

Cécile Coulon : Pas grand chose, dans le sens où je pense que livres papier et livres électroniques peuvent très bien cohabiter, comme la radio et la télé. Personnellement, je n’arrive pas à en lire parce que j’aime avoir un livre entre les mains, mais je ne les diabolise pas du tout.

Je vous suis sur Facebook où vous alternez textes très sérieux (et très bons) et des textes plus légers voire des blagues de potaches. Comment appréhendez-vous les réseaux sociaux ?

Cécile Coulon : Comme un espace d’expérimentations. Littéraires, humoristiques, photographiques, ça me plaît de ne pas avoir à "ranger" mes textes, à pouvoir les mettre en ligne comme ça, sans que ça soit gênant cette alternance. C’est une chance.

Vous faites des lectures publiques de votre œuvre, est-ce pour vous un moyen de faire connaître votre œuvre et faire découvrir la littérature, un moment privilégié avec vos lecteurs ?

Cécile Coulon : J’adore les lectures publiques, vraiment. Si je pouvais ne faire que ce genre de rencontre, je le ferais. C’est un moment très fort, superbe, tellement chargé. C’est une autre façon pour les lecteurs de rentrer dans un texte, c’est une autre façon pour moi de le raconter, de le rythmer, ça me permet presque de le réécrire. Pour moi, un texte, c’est fait pour la voix, pour les voix. Il faut lire à haute voix, pour soi et pour les autres.

Est-ce que vous serez présente pour la Fête du Livre de Saint-Etienne ou dans les alentours ? Et si non où les lecteurs pourront-ils vous rencontrer dans les mois qui viennent ?

Cécile Coulon : Dans les mois qui viennent, je serai aux festivals suivants (ndlr : comme je suis sympa lecteur, je te mets les dates et les liens internet) :
- les 29, 30 septembre et 1er octobre 2017 : Festival International de Géographie de Saint-Dié-des-Vosges,
- du 13 au 25 novembre 2017 : Festival Les Petites Fugues en Franche-Comté,
- du 23 au 26 novembre 2017 : Festival Livres à Vous à Voiron.

 

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# 20 août 2017 : Et au loin, la rentrée

C'est encore un peu les vacances, les festivals continuent et pendant ce temps nous vous proposons comme chaque semaine notre petite sélection hebdomadaire.

Du côté de la musique :

"Gold in the ashes" de Elias Dris
Gris Lagon, Belvédère, Sorg, Naya dans une sélection de EP
"Out of time" de Hugo Kant
"Visuals" de Mew
et toujours :
"Soleil de Tokyo" de Imagho
Classique, vous avez dit classique ? autour de Igor Stravinsky et le Sacre du Printemps
"Cluster" de An Pierlé
EP de My Own Ghosts
"Un Renaud pour moi tout seul" de Monsieur Lune

Au théâtre :

les divertissements de l 'été :
"Les Faux British" au Théâtre Saint-Georges
"Un petit jeu sans conséquence" à la Comédie de Paris
"Le jardin d'Alphonse" au Théâtre Michel
"Mon meilleur copain" à la Comédie Caumartin
"Rupture à domicile" au Théâtre du Splendid
"Le Dindon" au Théâtre Le Lucernaire
"Oui !" au Café de la Gare
"Tout le monde peut se tromper" au Café de la Gare
"Et pendant ce temps Simone veille" à la Comédie Bastille
"Ceci n'est pas une comédie romantique" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
et à ne pas rater "L'écume des jours" au Théâtre de la Huchette

Exposition avec :

la dernière ligne droite pour "Olga Picasso" au Musée national Picasso

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Lecture avec :

"L'histoire de mes dents" de Valeria Luiselli
"La disparition de Josef Mengele" de Olivier Guez
"Le jour d'avant" de Sorj Chalandon
et toujours :
"L'ordre du jour" de Eric Vuillard
"La lanterne des morts" de Janine Boissard

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"Great Giana Sisters" histoire d'un jeu et d'un plagiat

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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