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Light in your mind  (Tough Love Records / Differ-Ant)  août 2017

Le groupe anglais Cymbals revient à sa formation initiale d'un duo, le noyau dur de ces troubadours des temps modernes, Jack Cleverly (voix / guitare) et Dan Simons (claviers, cordes...). Ce nouvel opus est plus ramassé et homogène, 11 compositions dont 2 courts instrumentaux. Il part des cendres de The Age of Fracture, qui était un condensé d'électro-pop mélancolique, saupoudré d'une nostalgie 80's. Le reproche que nous pouvions faire sur cet album est qu'il se faisait un peu trop long. Ici nous avons la quintessence du savoir-faire de Cymbals et de ses chefs d'orchestre Jack Cleverly et Dan Simons qui incarnent à eux deux le renouveau d'une scène qui a traversé les années tout en se réinventant.

Les ingrédients et le style qui m'ont fait aimer ce groupe sont toujours là mais mieux controlés, le surperflu n'a pas sa place. La voix de Jack Cleverly est toujours d'une douce mélancolie, suave et charnelle, les mélodies de Dan Simons toujours accrocheuses et donnent envie de se bouger tranquillement un verre à la main au milieu d'une soirée où les rencontres se feraient au hasard de la nuit.

L'album s'ouvre sur "Decay", le ton est donné, ça ne va pas forcément respirer la joie de vivre, on peut traduire ce titre par "déclin" ou "déchéance", quelques notes électro en boucle, la voix se pose, l'univers de Cymbals s'installe : une rythmique house, dans le fond une voix féminine résonne en boucle elle aussi, quelques notes de violon d'une tristesse absolue pourrait faire basculer cette composition de l'autre côté du bon goût mais ici tout est mesuré. On est transporté par le phrasé de ce chanteur à la voix singulière, on se laisse promener dans nos souvenirs passés, on sourit, on est bien.

On enchaine ensuite sur "Car Crash", on s'imagine encore bien danser dans son coin, nonchalamment. C'est ici la thématique de la vie qui recommence, une fois qu'on a bien foncé dans le mur. Nouveau départ, nouvelle vie donc. Jack est francophile, il aime glisser des paroles en français dans ces textes, il a grandi à Paris. La chanson se termine doucement, d'une folle tristesse.

Sur "Talk to me", on est dans un terrain connu, cette chanson est sortie il y a presque deux ans sur un 45 tours isolé, période de transition pour le groupe, trop de tout. Pour Light in your mind, la chanson a été mixée différemment et sa voix est plus posée aussi. On est encore dans le rapport humain et dans le refrain catchy, on peut facilement fredonner cette chanson. J'aime bien cette manière qu'il a à chanter les mots qu'il a écrits.

La nostalgie de "I thought I knew you" nous prend à la gorge, qui n'a parfois jamais été déçu par son entourage en pensant bien le connaître, les histoires parfois se terminent sur des malentendus, sur des efforts que l'on ne souhaite plus faire. C'est dur de tirer un trait sur sa vie.

Premier interlude de l'album, un instrumental en guise de transition, c'est un peu comme si on retournait un vinyle. Je vois ici un moment de méditation, Jack Cleverly en est adepte depuis quelques années, ça l'aide à vaincre ses démons. Je pense que tout le monde devrait un jour en arriver là pour éviter de se perdre mais se perdre c'est parfois tentant aussi - encore faut-il savoir retrouver son chemin.

L'album repart sur "Where nothing can be defined", rythmique chaloupée, on se laisse aller. Jack nous emmène dans une histoire de rédemption. Je ne veux pas mourir déclame-t-il, dans les bras de l'être aimé. C'est probablement l'une des plus belles chansons écrite par Cymbals. Intense, elle transporte loin, un beau voyage dans le temps.

Sur "Splitting", ce sont deux voix masculines qui se mélangent et se répondent. Très beau, très planant.

Deuxième interlude, deuxième transition pour amener l'auditeur vers la troisième partie de Light in your mind, chapitre final.

On commence avec "Asmr", un texte parlé en anglais et en français, une rythmique vient perturber positivement l'ensemble, la composition change, le chant se pose. Cette chanson me fait penser aux univers d'Unkle ou DJ Shadow.

On enchaine avec "Fully Automated Luxury" écrite, composée et chantée par Dan Simons, sample d'instruments à corde, rythmique discrète. Superbe chanson, qui ouvre des portes au groupe pour la suite des aventures musicales.

On termine Light in your mind, sur un spleen idéal, "Lifetime Achievement Award". Des notes de piano en introduction dans les graves, des silences, des raisonnances et cette voix d'une tristesse palpable qui chante de ne surtout pas être triste mais d'être fier de ce que tu as accompli. C'est doux, c'est poignant, réconfortant.

Avec Light in your mind, les anglais de Cymbals proposent un album à l'univers bien défini, d'une écriture quasi parfaite, on l'écoute avec plaisir en boucle. Cymbals a su dompter son savoir-faire pour le rendre unique et proposer une électrop-pop moderne sans baigner dans une nostalgie révolue. Je ne pourrai que vous dire du bien de ce groupe qui avance à grands pas vers les lumières d'une reconnaissance plus grande - je l'espère sincèrement.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Why there are mountains de Cymbals eat guitars
La chronique de l'album The Age of Fracture de Cymbals
Cymbals en concert au Nouveau Casino (mardi 24 novembre 2009)
L'interview de Cymbals - Jack Cleverly (lundi 3 juillet 2017)

En savoir plus :
Le site officiel de Cymbals
Le Bandcamp de Cymbals
Le Soundcloud de Cymbals
Le Facebook de Cymbals


Cédric Duchamp         
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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