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puce Robert Mallet-Stevens
Centre Pompidou  (Paris)  Du 27 avril au 29 août 2005

Architecte, décorateur de cinéma (" L'inhumaine" et "Le vertige de Marcel L'Herbier"), fondateur de l'Union des Artistes Modernes en 1929 pour une vision moderne et revalorisée des arts décoratifs , directeur de l'Ecole des Beaux Arts de Lille, contemporain de Le Corbusier, Robert Mallet Stevens, qui entretînt des rapports privilégiés avec les artistes de son temps, prônait un contrôle total de l'habitat qui ne se limiterait pas à l'acte architectural.

Fortement influencé par les architectures nippone et viennoise, considérant que l'architecture est "un art essentiellement géométrique", il structure ses bâtiments par des volumes inspirés des principes cubistes.

Quant à l'agencement intérieur, de l'équipement à la décoration, il doit satisfaire aux impératifs de l'art décoratif et aux exigences du confort moderne, notion relativement récente à une époque où primaient l'hygiène et l'utile. Vitraux, sculptures, éclairage, serrurerie, meubles doivent être pensés en fonction du lieu pour concourir à la mise en oeuvre d'une véritable scénographie intérieure.

Quelle que soit la perception subjective de son travail, il y a lieu de constater son extraordinaire modernité. Ses immeubles, sorte d'immenses paquebots qui partent à l'assaut du ciel et du temps, semblent aujourd'hui encore, alors que 70 années se sont écoulées, presque avant-gardistes.

L'exposition rétrospective du Centre Pompidou, la première qui lui est consacrée, permet d'aborder son travail de manière chronologique mais sans statisme ni austérité.

En effet, structurée de manière judicieuse et polymorphe, la scénographie colorée combine dessins originaux, plans, photographies, films, maquettes, meubles, ce qui suscite l'intérêt même du néophyte.

Ainsi, en introduction, les dessins et plans, notamment ceux de "La cité moderne" datant de 1922 exécutés au trait, permettent de situer son travail de création "futuriste".

 

 

Une architecture dépouillée, qui devient essentiellement urbaine et dépourvue de décor qui se place résolument sous le signe de la modernité féconde de l'époque.

Parmi son oeuvre foisonnante, l'exposition a choisi de privilégier cinq réalisations architecturales majeures qui sont largement et diversement abordées..

Robert Mallet-Stevens s'est vu confié la réalisation de villas prestigieuses par des grands noms de la vie mondaine des fameuses années folles qui ont connu, parfois du temps même de leur édification, quelques viccissitudes pour éviter l'abandon et la destruction.

Avec la Villa Noailles, construite dans le Var pour les époux de Noailles, mécènes de renom, une petite villa qui, par agrandissements successifs, occupera 2 000m² il pourra pour la première fois concrétiser sa vision radicale et deviendra le sujet du film surréaliste de Man Ray, "Les Mystères du château du Dé".

Si la Villa Poiret, dans les Yvelines, ne fut pas achevée de son vivant, la Villa Cavrois construite pour un industriel du Nord lui permit de s'inscrire dans l'avant-garde européenne.

Mallet Stevens concevait également des batiments publics ou industriels comme la Maison-atelier du maître-verrier Barillet batiment industriel.

Mallet Stevens s'est également vu confier la réalisation de plusieurs hôtels particuliers contigus dans une rue du 16 ème arrondissement parisien, rue qui porte désormais son nom, dont l'Hôtel Martel dont l'inauguration en 1927 revêtira l'ampleur d'une manifestation d'art architectural moderne.

Les maquettes permettent de visualiser l'ensemble du bâtiment et en dégager les points communs : l'organisation des volumes en différents niveaux horizontaux autour d'un axe qui allège la masse des volumes en l'étirant vers le ciel, l'interpénétration des terrasses multiples, l'absence de toits au sens traditionnel du terme et l'ampleur des fenêtres.

En dix ans, l'essentiel de l'oeuvre de Mallet Stevens était créée qu'elle soit ou non restée dans les cartons.

Du garage Alfa Roméo au Casino de Saint Jean de Luz en passant par la Caserne de Pompiers de la rue Mesnil jusqu'au Pavillon de l'Electricité et de la lumière à l'Exposition des Arts et Techniques de Paris en 1937, l'exposition nous entraîne dans le sillage d'un des achitectes les plus créatifs de son temps.

Création qui s'étendait au mobilier, un mobilier épuré et d'une rare modernité, recréé pour l'exposition et présenté de façon singulièrement réussie.

 

Une très belle exposition réalisée dans l'esprit de Mallet Stevens qui peut être complétée par des promenades urbaines pour voir les constructions existantes.

 

 

Crédits photos : Thomy Keat (son site officiel) avec l'aimable autorisation du CNAC.


MM         
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# 14 juillet 2019 : Les pieds dans l'eau

C'est l'été, les vacances pour certains, mais cela n'empêche pas de découvrir quelques petites perles musicales, littéraires, théâtrales, cinématographiques... Alors ne perdons pas de temps et découvrons le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Reward" de Cate Le Bon
"Walk on a mirror" de Beautiful Badness
"You're here now what ?" de Matmatah
"Verdée" de Verdée
"Circo circo" de Who's the Cuban
Tom Mascaro et The Daggys au M'art in the street de St Symphorien s/ Coise
Beauregard #11 :
Jeudi avec MNNQNS, Gossip, Fatboy Slim entre autres
Vendredi avec Balthazar, Lavilliers, NTM, Etienne de Crécy...
Les Eurockéennes de Belfort #31 : Interpol, Fontaines DC, Idles, Mass Hysteria...
et toujours :
"Lung bread for daddy" de Du Blonde
"Orgue" de Guero
Hellfest #14 avec No one is innocent, Gojira, Kiss, Cannibal Corpse, Sister of Mercy et pas mal d'autres
"L'envoutante" de L'Envoûtante
"Uncovered Queens of the Stone Age, The lost EP" de Olivier Libaux
"Praeludio" de Patrick Langot
"Carnet de voyage, livre 1 : Beethoven Cras" de Quatuor Midi Minuit
"The twin souls" de The Twins Souls

Au théâtre :

"Glissement de terrain" au Théâtre de la Reine Blanche
"Philippe Chevallier et Bernard Mabille - Chacun son tour" au Théâtre L'Archipel
"De Judas à Manuel Valls" à la Comédie Saint-Michel
"Philippe Fertray - En mode projet" au Théâtre de la Contrescarpe
"Florian Lex - Pas de pitié !" au Théâtre du Marais
des reprises :
"Nature morte dans un fossé" au Petit Gymnase
"Muriel Lemarquand - Trop forte !" au Théo Théâtre
la chronique des spectacles à l'affiche parisienne en juillet
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Expositions avec :

"Back Side/Dos à la mode" au Musée Bourdelle
et dernière ligne droite pour :
"L'Orient des peintres, du rêve à la lumière" au Musée Marmottan-Monet
"Hammershoi - Le Maître de la peinture danoise" au Musée Jacquemart-André
"La Lune - Du voyage réel aux voyages imaginaires" au Grand Palais
"La Collection Emil Bürhle" au Musée Maillol

Cinéma :

"Le Voyage de Marta" de Neus Ballus
et la chronique des sorties de juillet

Lecture avec :

"L'enfer du commissaire Ricciardi" de Maurizio de Giovanni
"Hitler et la mer" de François-Emmanuel Brézet
"La villa de verre" de Cynthia Swanson
"Le fossé" de Herman Koch
"Les apprentis de l'Elysée" de Jérémy Marot & Pauline Théveniaud
et toujours :
"Entrer dans l'arène en même temps que l'orage" de Danny Denton
"Et tout sera silence" de Michel Moatti
"Je te donne" de Baptiste Beaulieu, Agnèes Ledig, Laurent Seksik, Martin Winckler
"Le dernier thriller norvégien" de Luc Chomarat
"Néron" de Catherine Salles

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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