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Mariana Otero  octobre 2017

Réalisé par Mariana Otero. France. Documentaire. 1h40 (Sortie le 18 octobre 2017).

"L'Assemblée" de Mariana Otero raconte, jour après jour, ce que le mouvement "Nuit Debout" qui occupa à partir du 31 mars 2016 la Place de la République à Paris. Comptant les journées en "mars", le mouvement s'éteindra en juillet aux alentours du "144 mars".

Premier constat visible dans le documentaire : que d'eau, que de pluie ! Un des participants en fera le constat amer : "La météo est de droite".

Mais qu'en est-il, qu'en était-il de "Nuit Debout" ? Filmant à la "Wiseman", sans interroger, sans chercher à savoir qui est qui dans ce magma apparemment hétérogène, ni résoudre le pourquoi de leur présence, la cinéaste ne répond à aucun question qu'on se posait à "l'époque". Car, il faut le dire, à peine plus d'une année après - on pourrait presque écrire qu'elle donne à voir un documentaire à chaud - tout cela paraît désuet, hors de propos.

D'après les images de Mariana Otero, on pourrait affirmer sans caricaturer que c'était un mouvement de "petits blancs" étudiants ou post-étudiants appartenant par naissance ou par fonction aux catégories socio-professionnelles supérieures, les fameuses CSP+ des sondages.

Procéduriers, croyant en la "démocratie", sympathiques, beaux parleurs et quand même un peu imbus de leur savoir et de leur savoir-faire, voilà ce qu'on se dit en les voyant en "action" dans "L'Assemblée" de Mariana Otero.

Zazie, celle de Queneau, aurait ajouté : "ça cause, ça cause, c'est tout ce que ça sait faire". Et la référence à l'impertinente gamine explique pourquoi pas le mouvement s'est si vite étiolé : il manquait visiblement du sens de l'humour et de celui de la transgression.

Dans ses films précédents de la réalisatrice, "Entre nos mains" et "À ciel ouvert", Mariana Otero donnait le sentiment d'être plus en phase, plus en osmose avec les ouvrières et les enfants filmés. Inconsciemment, sans doute, on la sent moins empathique, plus témoin neutre.

C''est tout l'intérêt de son documentaire de montrer, peut-être même à son cœur défendant, que le mouvement "Nuit debout" est moins un phénomène politique qu'un constat bizarre : celui qu'il y avait l'année dernière à Paris, des gens assez nombreux qui voulaient tout reprendre à zéro, au point d'oublier que l'expérience des aînés (pas vraiment convoqués sur la Place), leur connaissance de la société et ce qu'ils en ont dit ou écrit, leur auraient fait gagner énormément de jours de ce mars éternel.

"L'Assemblée" de Mariana Otero est donc un témoignage inestimable qui faudra voir et revoir pour saisir si "Nuit debout" aura un devenir et une descendance, ou s'il n'aura été qu'un instant sans suite.

Curieusement, on a l'impression - sans faire aucun procès d'intention - que "Nuit debout" annonçait "En marche". Les politologues et les sociologues diront un jour s'il y a eu une intersection commune aux deux ensembles.

En tout cas, comme d'habitude, le travail documentaire de Mariano Otero est impeccable. La partie où elle filme l'essouflement du mouvement semble paradoxalement l'avoir plus motivée. A ce moment critique, ses personnages qui paraissaient sans faille et très sûrs d'eux-mêmes retrouvent leurs vrais visages.

Finie la "langue de bois" de "Nuit debout", place à la déception et au temps des remises en cause, tout cela est forcément plus émouvant et cinématographique que le filmage des "commissions" chargées de refaire le monde...

 

Philippe Person         
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