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Espace des Arts  (Chalon-sur-Saône)  octobre 2017

Texte de de Valère Novarina, mise en scène de Mathilde Delahaye, avec Pierre-Félix Gravière, Frédéric Leidgens, Romain Pageard, Juliette Plumecocq-Mech, Maud Pougeoise, Blanche Ripoche, Kaspar Tainturier-Fink.

Pas facile de donner vie à un texte de Valère Novarina comme "L'Espace furieux", l'un des plus incarnés dans les mots et qui a pour canevas-guide l’expression "Je suis", même pas partie prenante avec le "je pense donc..." de Descartes.

C'est pourtant la tâche que s'est fixée Mathilde Delahaye pour l'une de ses premières créations comme artiste associée à l'Espace des Arts de Chalon-sur-Saône. A voir comment le public était scotché par la troupe brillante qu'elle avait constituée pour l'occasion, il est indéniable que le pari est réussi.

"L'Espace furieux" , bouillonnement de mots, bruit de vie et de mort. C'est un hymne au langage qui se suffit à lui-même... Mais le théâtre s'en empare par la voix des comédiens et, dès lors, il y a choc, il y a violence, il y a tumulte.

Seule pièce de Novarina jouée à la Comédie-française, "L'Espace furieux" n'en porte aucun stigmate. Elle est une danse de liberté qui prévient que Dieu n'est qu'un syllabe et qui s'achève sur un coup de théâtre proféré à dessein par l'enfant d'outrebref, celui qui n'a pas vécu : "La mort n'est pas vraie".

A la différence d'autres textes novariniens, "L'Espace furieux" ne rassemble que six paroles, ce qui permet à chacun des comédiens de ne pas démultiplier, d'être "un" et un seul.

Dès lors, il y a véritablement appropriation par l'acteur d'une parole nette et différenciée. On osera dire qu'il y a donc interprétation, même si l'acteur ne doit pas oublier qu'il n'est pas dans le "jeu" mais dans le "je" du "je suis".

Tour à tour, Pierre-Félix Gravière, Frédéric Leidgens, Roman Pageard, Juliette Plumenecq-Mech, Maud Pougeoise, Blanche Ripoche et Kaspar Tainturier-Fink, portent le flambeau pour entretenir le mouvement qui actionne cette grand parade imaginaire de mots, qui alimente le halo de lumière de ce cabaret virtuel dédié au langage revisité.

On les sent heureux dans ce dédale bric-à-brac, dans ce fracas d'où surgissent de belles envolées lyriques et des aphorismes stupéfiants dont le souffle caustique pénètre les esprits.

Mathilde Delahaye se refuse à l'ésotérisme gratuit et dirige ses comédiens vers l'évidence plutôt que l'obscurité. Si tout n'est heureusement pas saisissable dans la poésie novarinienne, on est loin d'assister à une succession de tirades incompréhensibles. Personne, hormis les mal-intentionnés, ne pourra prétendre que la langue de Valère Novarina est un charabia abscons.

En jouant avec une telle matière et en s'en tirant aussi bien, Mathilde Delahaye démontre sans ostentation qu'elle a l'avenir devant elle et que dans cet avenir, qu'on lui prédit prometteur, elle recroisera immanquablement un auteur qu'elle sert si bien ici.

 

Philippe Person         
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On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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